Sujets abordés dans ce résumé :
1. accès maitreinconnu
De : lygbert
Message
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1. accès maitreinconnu
Envoyé par : "lygbert" lygbert@gmail.com mcyvard
Date : Mardi, 28. Octobre 2008 20:00
Bonjour à tous,
Pour ceux, non inscrits et qui seraient intéressés, je donne ici le lien
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Pour mémoire, ce forum, axe en ce moment son travail de la manière
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- Mardi : Autour du Martinisme en général, son histoire, ses manifestations
- Mercredi : Autour de quelques hommes de désir
- Jeudi : Autour du matériel Elu Cohen
- Vendredi : Autour de Jean-Baptiste Willermoz, son œuvre, ses archives
- Samedi : Autour du Traité de la Réintégration, de Martines de Pasqually
le groupe MI est réservé aux seuls martinistes, passés ou présents, de
quelque ordre ou structure que ce soit. L'entrée, comme la sortie y sont
entièrement libre. Seule condition d'accès : attester (diplôme, etc.) sa
qualité de martiniste, produire un travail (type " planche, exposé ") à
caractère martiniste.
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Sujets abordés dans ce résumé :
1.1. (no subject)
De : Pierre LENGYEL
1.2. Re:
De : mcyvard
2. dossier de la semaine
De : mcyvard
3.1. A propos de la Duchesse de Bourbon.
De : Antoine FAIVRE
3.2. Re: A propos de la Duchesse de Bourbon.
De : mcyvard
4. Re: Symbolisme du corps humain, mythes et astrologie
De : mcyvard
Messages
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1.1. (no subject)
Envoyé par : "Pierre LENGYEL" lengyel.pierre@wanadoo.fr
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 7:38
cosmologie
COSMOGONIE D´AILLEURS 2
La naissance du Monde suivant le Tibet
Malgré une situation géographique peu favorable à la circulation des
idées, le Tibet a forgé ses concepts religieux grâce aux apports, de
l´Inde, de la Chine, de l´Iran et de l´Asie centrale. Pour ma part je
pense que le confinement montagneux a servi au Tibet ancien, d´athanor
alchimique débouchant sur le Tibet que nous autres occidentaux
appréhendons le mieux, le Bouddhisme tantrique. Je rajoute que j´ai
sélectionné les morceaux les plus compréhensibles pour moi, car il
faut dire qu´il y a des passages avec des mots tibétains
incompréhensibles pour moi, dans le langage comme dans la Pensée.
Pour les tibétains le monde se divise verticalement en trois étages.
Ces étages sont peuplés par les divinités ou les démons. Ils sont plus
souvent l´un et l´autre. En haut, dans le ciel résident les Lha, les
dieux blancs ; en bas, dans le monde souterrain les Klu, serpents bleu
noir ; au milieu sur la Terre bariolée vivent les GNYAN, génies rouges
des montagnes, les Bisan jaunes des rochers et les hommes.
Il n´y a pas de couleur pour identifier l´Homme !
Ces trois étages du monde communiquent par différents moyens, l´arbre
cosmique, ou comme nous allons le voir, la montagne. Cet axe vertical
coupe en son centre, un plan qu´occupe, sous forme de carrés et de
cercles concentriques, la maison, le temple, la capitale, le pays et
la terre entière.
En fait la mandala, représente d´une manière géométrique et symbolique
cette représentation du Monde.
L´histoire du premier ancêtre de la famille, comme celle du premier
roi ou du héros se rattache à l´étage supérieur, comme fils du ciel,
étant venu de chez les dieux du ciel comme roi des hommes
On descend d´un plan vers le médian et quelque fois vers l´inférieur !
La seconde légende fait remonter l´origine des Tibétains à l´union
d´un singe et d´une démone des rochers
La troisième version, tirée de la légende des cent mille serpents,
fait intervenir le plan souterrain. Les serpents génies, jouent le
rôle d´organisateurs du Monde, ils sont ici assez puissants pour
porter atteinte au pouvoir d´un créateur qui a commis la faute
d´empiéter sur leur domaine
Si j´ai bien lu, Chacun doit rester, dans la Cosmogonie tibétaine à sa place !
LE PREMIER ANCËTRE
Le livre fait état de plusieurs légendes pour expliquer la présence de
l´Homme au Tibet, je vais m´attarder sur la plus « secrète »
D´après la doctrine secrète des Th´eu rang, le premier roi est un dieu
tombé du ciel, et suivant les interprétations, soit des neuf étages du
ciel ou des treize étages du même ciel, d´autres disent qu´il est
tombé sur la montagne des dieux relié à la corde sacrée. Tout comme on
dit que sa demeure est au cinquième étage du ciel ; ensuite on parle
d´un huitième roi tué « par l´épée et la souillure », alors qu´avant
les rois tibétains pouvaient à leur gré se rendre au ciel où ils
remontaient à leur mort sous forme d´arc en ciel au moyen de la corde
lumineuse qui part de la tête et s´élève au ciel, ce huitième roi
aurait coupé lui-même cette fameuse corde.
Cela me fait penser à la chute biblique ! Chose aussi normal, on
constate qu´il y a un lien très fort entre le premier roi, le ciel et
la montagne, compte tenu de la géographie locale.
Concernant les hommes du peuple, la légende parle des cinq éléments
primordiaux, sans en donner la composition, et surtout d´un oeuf
primordial, et aussi de six nains ancêtres du Tibet. Autre légende
tibétaine : où il est dit que les six clans venant des six nains,
seraient issus de l´union d´un singe et d´une démone. La notion de
singe venant de la tradition védique de l´Inde.
La notion d´oeuf primordial se retrouve dans la cosmogonie chinoise !
Mais j´observe que la tradition tibétaine fait une distinction très
claire pour moi entre le premier roi et les hommes du peuple, le
premier étant d´essence divine donc royal, et les seconds d´extraction
vulgaire dù à l´accouplement d´un animale et d´une démone. Si j´osais
je parlerais de péché et de chute originelle.
J´ai trouvé un paragraphe intéressant, et je vous livre :
« Donc le Tibet était peuplé de singes, suite à l´union d´un singe et
d´une démone, alors le noble roi Avalokitecvara fit jaillir un rayon
de lumière de la paume de sa main droite et ce rayon se transforma en
un petit garçon qui possédait les signes de beauté et les marques du
Grand Homme. Comme il avançait dans la foule des singes, ils lui
dirent : « d´où viens que tu sois si beau ? » Le petit garçon répondit
: « cela vient de ce que je rejette les dix péchés et les fautes que
l´on commet avec le corps, la parole et l´esprit, et que je pratique
les dix vertus. ». « Ils dirent enseigne cela à nous aussi ! » Ce
petit garçon leur dit : « si vous pratiquez les dix péchés, et les
fautes que l´on commet avec le corps, la parole et l´esprit, vous
tomberez en enfer, il vaut donc mieux les éviter. Par contre si vous
pratiquez les dix vertus et si vous vous comportez bien pour ce qui
est du corps, de la parole et de l´esprit votre destin sera pareil à
celui des hommes et vous irez au Paradis ! »
J´estime que si nous n´étions pas au Tibet, on pourrait interpréter
cette parabole comme issue de la Bible et des dix commandements. Mais
au fil de ma lecture, je constate qu´il n´y a pas un seul texte
fondateur, mais plusieurs, voici un autre extrait d´un autre texte
fondateur !
« La création n´était pas crée. C´est cette création qu´on appelait
Existence, on l´appelait ainsi et pourtant il n´y avait pas d´espace
intermédiaire entre el ciel et la terre. Il n´y avait rien de
tangible, il n´y avait ni réalité, ni signe. Comme ce monde ne
possédait ni caractère d´existence, ni caractère de non existence, on
l´appela, le monde en puissance et tout ce qui existe, tout ce qui est
visible en est sorti. Un homme doué d´une capacité de métamorphose
prodigieuse fut créé, en premier. Il se décerna un nom à lui-même. Il
prit le nom de « Maître du monde en puissance, Vainqueur pur ! »
Alors, comme le Maître du monde en puissance, avait pouvoir sur tout
ce qui existait, il éprouva une joie immense.
Contrairement, aux religions du Livre qui partent d´un Créateur, il me
semble, car je ne peux pas tirer de conclusion hâtive, que la
cosmogonie du Tibet repose sur l´Homme, à cela j´ajoute mon
explication, face aux montagnes de la chaîne himalayenne ainsi qu´aux
conditions climatiques , le Tibet a pris l´homme comme mesure de toute
chose sur cette terre, il faut le dire inhospitalière, il a donc
développé le chamanisme et la magie dans le but , non seulement de se
concilier les forces naturelles hostiles, mais surtout de les utiliser
pour le bénéfice et la survie de l´Homme.
A l´époque, les quatre saisons ne se distinguaient pas, le soleil, la
lune, les planètes, les constellations évoluaient peu : et même le
tonnerre, la foudre, les éclairs, la pluie, le gel et la grêle
n´apparaissaient pas suivant les saisons. Les malheureux n´avaient pas
de maîtres ; touts les forêts et tous les végétaux ont poussés
d´eux-mêmes : le monde n´avait aucun pouvoir sur cela.
Suit une longue tirade qui concerne le monde minéral et le monde
animal, j´ai eu l´impression d´un monde virtuel mais immobile, en
attente d´une vie active. J´ose faire un rapprochement avec la
doctrine martinisme qui parle d´incréé et d´émanations. Autre extrait
qui pour moi explique les malheurs de notre vie terrestre.
« Puis est apparu un homme noir et grand, il était le maître de la non
existence , de l´instable, du meurtre, de la destruction , on lui
donna le nom d´enfer noir. Il a fait mourir le soleil et il a fait
mourir la lune, il a assigné des démons aux planètes et il a fait
mourir les étoiles. Après avoir opéré la division entre le jour et la
nuit ... suit une tirade entièrement négatif qui résonne comme la
contre épreuve de la Création Pour terminer et non conclure cette
investigation, j´observe que dans cette cosmogonie, il y a absence de
Déluge et d´un Dieu unique et Créateur. Maintenant à chacun de se
faire une idée de ce monde bien loin de notre cosmogonie occidentale.
Référence : Sources Orientales, par un collectif d´auteur Edition du
Seuil 1959
Pierre LENGYEL mardi 31 octobre 2006
pierre LENGYEL
LA VIE EST BELLE!
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]
Toute la discussion (2)
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1.2. Re:
Envoyé par : "mcyvard" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 12:58
cher pierre, merci pour ce texte
des explications concernant 'l'état de l'homme" sont toujours intéressantes
elles m'énervent toujours suffisamment pour me faire sourire et c'est
alors que je me permets de penser que
"nous, les hommes, nous sommes aptes à la multiplicité, nous voudrions
tendre à l'unité
c'est ainsi qu'il faut bien composer avec nous-mêmes, en premier
il n'est d'ailleurs pas impossible que nos décalages entre ce que nous
sommes et ce que nous voudrions être soit un leurre
vivre sur Terre est difficile sans être impossible, et ce qui nous
compose pourrait bien nous permettre de vivre avec nous et avec les autres
pour exemple
comment faire preuve de compassion à autrui quand nous ne ressentons
même pas ce que nous vivons?
la vie est belle, cher pierre, elle exige de nous toute notre attention
pour en profiter sans passer trop de temps à gémissons, gémissons,
gémissons, et beaucoup plus à espérons
amitiés pierre
merci de tes travaux
Pierre LENGYEL a écrit :
>
> cosmologie
>
> COSMOGONIE D´AILLEURS 2
>
Toute la discussion (2)
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2. dossier de la semaine
Envoyé par : "mcyvard" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 9:09
la duchesse de bourbon amie de lcsm
vous trouverez ci dessous les éléments d'un dossier qui permettent des
recherches à partir de ce qui vous est disponible à tous, ou presque,
selon capacités...
cette première recherche est faite à partir d'un moteur de recherche de
l'internet: google
les liens sont suivis, les textes extraits, pour préciser des
personnages, des lieux, et trouver une source fiable qui concerne le
martinisme ou les activités de lcsm et des maçons ou des coens ou autres
on entre les mots clés dans le moteur de recherche et on obtient des
résultats
certains intéressants, directement utilisables
d'autres sujets à caution, de simples "discussions"
valides ou pas, ils peuvent dans une "tenpête du cerveau"
"brainstorming" créer l'idée qui génère "le lien efficace"
cette recherche, ce type de recherche, nous avons, tous, selon nos
capacités, la possibilité de la conduire
nous n'avons pas les ressources des universités, ni la possibilité de
nous déplacer pour fouiller dans les archives
ni les ressources financières à consacrer à des achats de documents mais
au moins
nous pouvons oeuvrer au martinisme en utilisant les ressources dont nous
disposons
la duchesse constitue une des clés de la vie de lcsm ; une clé peu
étudiée, vaut elle quelque chose
nous ne pouvons le savoir que si nous faisons l'effort de nous y intéresser
bonne lecture, et "très éventuelles" bonnes pioches
le dossier
Bathilde d'Orléans est une princesse française née le 9 juillet 1750 à
Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et décédée le 10 janvier 1822 à Paris.
Soeur de Philippe Égalité, elle épousa le dernier prince de Condé, qui
l'abandonna peu après leur mariage. Elle fut la mère du duc d'Enghien,
fusillé par Napoléon et finit comme tante de Louis-Philippe, le roi
bourgeois. Pourtant, elle lutta toute sa vie pour sauvegarder sa
liberté. Elle possédait une personnalité originale et des opinions
généreuses, ses seules armes face à un destin de princesse royale qui
semblait tracé d'avance.
Fille du duc d'Orléans, Bathilde descend de Louis XIII par les hommes et
de Louis XIV par les femmes, une naissance illustre qui gâchera toute sa
vie. Orpheline de mère, elle n'a que son père qui, accaparé par une
maîtresse jalouse, la fait élever chez les religieuses.
À vingt ans (1770), on lui fait épouser le jeune duc de Bourbon, futur
prince de Condé, son cousin, âgé de quatorze ans, qui l'enlève du
couvent. Il se lasse d'elle au bout de six mois. Leurs rapprochements
épisodiques permettent tout juste à Bathilde de donner naissance à un
fils, le futur duc d'Enghien.
Le scandale de l'adultère de son mari éclate au grand jour (1778) et
retombe entièrement sur elle. En tant qu'épouse séparée, elle n'est
guère reçue à la Cour et doit réorganiser sa vie dans la solitude dorée
du château de Chantilly. Elle donne discrètement le jour à une fille,
née d'une liaison avec un officier de marine, et fait passer cette
enfant pour celle de son secrétaire, afin de la garder auprès d'elle.
En 1787, elle achète à Louis XVI le palais de l'Élysée, où elle fait
construire des hameaux, comme Marie-Antoinette au Trianon. Elle
s'éloigne du christianisme pour s'adonner aux sciences occultes, au
mysticisme des chiromanciennes, astrologues, interprètes de songes et
magnétiseurs type Mesmer. Elle peint et idolâtre son fils unique. Son
salon est connu dans toute l'Europe pour sa liberté de pensée et les
esprits brillants qu'on y rencontre.
À la Révolution, Bathilde se découvre démocrate dans l'âme, comme son
frère, Philippe Égalité. Elle se fâche avec son mari et avec son fils,
qui choisissent l'émigration. Quand les choses se gâtent pour ces
aristocrates avec lesquels elle ne sent plus rien de commun, elle prend
le nom de « citoyenne Vérité ». Menacée, elle offre ses biens à la
République avant de se les voir confisquer.
La malédiction familiale continue de la poursuivre. En avril 1793, son
neveu Louis-Philippe d'Orléans passe en Autriche. Par mesure de
rétorsion, la Convention décrète l'emprisonnement à Marseille de tous
les Bourbons restés en France. Mal récompensée de sa fidélité à la
France, elle survit un an et demi dans une cellule sinistre. En novembre
de la même année, son frère est guillotiné.
Miraculeusement réchappée de la Terreur, Bathilde est libérée après
Thermidor et retourne s'installer à l'Elysée. Elle se voit forcée d'en
louer la majeure partie, qui devient un bal public à vingt sous l'entrée.
En 1797, le Directoire décide d'exiler les derniers Bourbons. On la fait
monter dans un vieux carrosse où l'on entasse ses derniers biens, et on
l'envoie en Espagne avec sa fille adultérine. A quarante-sept ans,
durant le mois que dure ce voyage, elle noue une intrigue amoureuse avec
un beau gendarme de vingt-sept ans chargé de la surveiller. Ils
entretiendront une correspondance jusqu'à son retour en France.
Reléguée près de Barcelone, Bathilde fonde, malgré ses petits moyens,
une pharmacie et un dispensaire à l'usage des nécessiteux, dont sa
maison devient le rendez-vous, et qu'elle soigne elle-même. Elle devient
alors tout à fait républicaine, ce qui ne met pas fin pour autant à son
exil.
En 1804, elle apprend que Napoléon, qu'elle admirait, vient d'enlever et
de fusiller son fils unique dans les fossés du château de Vincennes.
Pendant dix ans, l'Empereur, refusera que la mère de sa plus célèbre
victime remette le pied en France.
Bathilde reçoit sa revanche en 1814, quand le peuple, voyant en elle la
mère du « fusillé de Vincennes », l'acclame tout au long du trajet qui
la ramène à Paris.
Louis XVIII lui permet de s'installer à l'hôtel de Matignon. Sa famille,
dans l'ordre moral qui caractérise la Restauration, voudrait la voir
reprendre avec son mari une vie commune interrompue depuis quarante ans,
ce qu'elle refuse. Elle retrouve en revanche son beau gendarme de 1797 :
c'est pour le voir mourir de maladie trois ans plus tard.
En 1822, alors qu'elle prend part à une procession en marche vers le
Panthéon, elle perd connaissance et pousse le dernier soupir sur le
canapé d'un professeur de droit de la Sorbonne. Louis-Philippe fait
brûler le manuscrit de ses mémoires, ainsi que le dossier du jeune
gendarme aux archives de la Guerre, pour tenter de donner un air de
respectabilité bourgeoise à celle dont la vie fut un combat entre ses
aspirations et le poids insoutenable de sa naissance.
o Château de Petit-Bourg - Wikipédia
... allée Louise Bathilde de Bourbon, qui était alors l'allée d'honneur.
... Au moment de la Révolution, le château était la propriété de la
duchesse de ...
fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Petit-Bourg - 42k -
Château de Petit-Bourg
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Château de Petit-Bourg
détruit
Illustration du château de Petit-Bourg.
Latitude
Longitude
48° 38´ 22´´ Nord
2° 26´ 28´´ Est / 48.6395271, 2.441057
Commune
Évry
Région historique Hurepoix
Département
Essonne
Région
Île-de-France
Pays
France
Période ou style Renaissance
Type Palais
Architecte Pierre Cailleteau dit Lassurance
Début construction 1716
Fin construction 1756
Propriétaire initial André Courtin
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel
Destination actuelle
Classement
Site internet
Château - Château par pays | v o d o m
Le château de Petit-Bourg était un château d'habitation français situé à
Évry-sur-Seine en pays Hurepoix, sur la rive gauche de la Seine, dans
l'actuel département de l'Essonne et l'actuelle région Île-de-France.
Sommaire
[masquer]
o 1 Emplacement
o 2 Histoire
o 3 Architecture
o 4 Galerie
o 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens externes
o 5.3 Bibliographie
o 5.4 Notes et références
Emplacement [modifier]
Le château de Petit-Bourg était situé dans la commune d'Évry-sur-Seine
dans la région d'Île-de-France. Il était construit en sur la rive gauche
de la Seine à la hauteur de l'actuelle écluse à l'emplacement de
l'actuelle parking de la résidence du petit-bourg, face à l'actuelle
allée Louise Bathilde de Bourbon, qui était alors l'allée d'honneur.
Histoire [modifier]
Le premier château connu sur le site de Petit-Bourg, dominant la Seine,
en vue de la forêt de Sénart, fut commencé au début du XVIIe siècle pour
André Courtin, chanoine de Notre-Dame de Paris et achevé vers 1635 pour
Jean Galland. Vers 1650, Mgr Louis Barbier de La Rivière (+1670), évêque
de Langres, le fit agrémenter de jardins dessinés par François Mansart.
Jules Hardouin-Mansart y aurait travaillé vers 1662.
Vers 1695, Madame de Montespan acquit le château de Petit-Bourg. Elle y
fit réaliser d'importants travaux d'aménagement et aurait chargé André
Le Nôtre de dessiner les jardins à la françaises, étagés en terrasses.
Elle s'y réfugia après sa disgrâce.
A sa mort en 1707, son fils le duc d'Antin, hérita le château et fit
refaire les jardins. Entre 1716 et 1722, il entreprit de le faire
entièrement reconstruire par l'architecte Pierre Cailleteau dit
Lassurance. Le nouveau château de Petit-Bourg fut une résidence
véritablement princière, chef d'oeuvre de Lassurance. Les meilleurs
décorateurs du temps y avaient travaillé. On remarquait particulièrement
le cabinet en galerie de l'appartement du roi (angle du pavillon du
midi, à l'étage) et le grand salon, décoré par Louis-Claude Vassé de
portraits royaux et d'emblèmes ducaux.
Avant la reconstruction du château, le duc d'Antin reçut à Petit-Bourg
Louis XIV et, en 1717, le tsar Pierre le Grand. Après sa reconstruction,
Louis XV et la reine Marie Leszczy´nska y firent de fréquents séjours.
Mme de Pompadour l'apercevait de sa terre d'Étiolles avant d'être élevée
par la faveur royale, et rêvait sur cette magnifique demeure.
Après la mort du duc d'Antin, le château subsista, démeublé, pendant
plusieurs années. Acquis par Marie Jacomel, veuve de Louis Chauvelin,
président à mortier au parlement de Paris, il fut entièrement démoli en
1750 et remplacé par un nouveau château construit à partir de 1756 dans
le goût néo-classique, oeuvre de l'architecte Jean-Michel Chevotet.
Au moment de la Révolution, le château était la propriété de la duchesse
de Bourbon, née Bathilde d'Orléans. Apres être passé entre plusieurs
mains, il fut acquis en 1827 par le banquier Alexandre Aguado, marquis
de Las Marismas, qui y accueillit son ami, le compositeur Gioacchino
Rossini et se fit élire maire d'Evry-sur-Seine en 1831. La création du
chemin de fer de Paris à Corbeil vint malheureusement couper le parc en
deux et le séparer de la Seine. Alexandre Aguado vendit sa propriété le
7 avril 1840 à des spéculateurs qui entreprirent de diviser le domaine.
Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale,
et l'incendièrent en 1944, lors de leur départ d'Évry. Les ruines furent
rasées. À l'emplacement du château a été construite la résidence du «
Parc de Petit-Bourg ». L'allée bordée de marronniers et de tilleuls
longeant les pavillons de la résidence était l'allée d'honneur du château.
Architecture [modifier]
Le château connut trois architectures successives. La première
construction datait du début du XVIIe siècle. Vers 1650, il fut
agrémenter de jardins dessinés par François Mansart puis en 1662, Jules
Hardouin-Mansart en modifia l'architecture. Vers 1695 André Le Nôtre y
dessina des jardins à la française en terrasse.
Entre 1716 et 1722, il fut entièrement reconstruit selon les plans de
Pierre Cailleteau et en partie décoré par Louis-Claude Vassé.
Il fut à nouveau détruit en 1750 et reconstruit à partir de 1756 par
Jean-Michel Chevotet dans un style néoclassique.
Occupé par les Allemands durant la seconde Guerre mondiale, il fut
incendié en 1944 et rasé.
o editeur, edition livre a compte d auteur, publications de romans ...
... les prestigieuses présences de madame de Montespan et de son fils le
duc d´ Antin, de la duchesse Bathilde de Bourbon, des rois Louis XIV et
Louis XV, ...
www.compagnie-litteraire.com/ebooks-name-Downloads-d_op-MostPopular.html
- 81k -
Histoire d'Evry village
Description:
Pour beaucoup, Évry - que l´on a confondu parfois avec la ville
d´Ivry-sur-Seine - semble être née avec la ville nouvelle, et on est
bien souvent surpris de découvrir qu´un village très ancien en est à
l´origine. Mais il faut savoir qu´un riche passé historique honore notre
cité avec, parmi de nombreux hôtes, les prestigieuses présences de
madame de Montespan et de son fils le duc d´Antin, de la duchesse
Bathilde de Bourbon, des rois Louis XIV et Louis XV, ainsi que de la
Pompadour épouse du seigneur d´Étiolles...
Nombre d´archives, par chance, ont conservé ce trésor sans prix qu´est
la mémoire de notre patrimoine.
Cette compilation de témoignages anciens, de procès-verbaux et d´images
permet ainsi avec bonheur une meilleure compréhension des lieux qui nous
sont familiers.
Edité sans bénéfice ni droit d'auteur, seulement avec participation des
lecteurs aux frais d'impression
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Catégorie: Historique/Historique
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o Forum Histoire - Passion Histoire o Afficher le sujet - Louise ...
Louise Bathilde de Bourbon Orleans, Duchesse de Bourbon ... Oui, il
existe quelques références bibliographiques sur la duchesse de Bourbon, ...
www.passion-histoire.net/phpBB3/viewtopic.php?f=60&t=9414&start=0&st=0&sk=t&sd=a
- 43k -
« Bourbon (S. A. S. madame la duchesse de), grande maîtresse de l'ordre
des franc-maçonnes d'adoption en France, présida en 1777, à la tête de
toute la noblesse de la cour, frères et soeurs, la loge d'adoption de la
Candeur, où fut initiée la comtesse de Rochechouart. Dans la loge
d'adoption de l'année 1779, il fut question d'admettre au grade de
maçonne parfaite une soeur qui en avait été jugée digne par ses hautes
vertus et son zèle remarquable pour l'art royal. La sérénissime grande
maîtresse ne possédait pas ce grade, et la loge entière voulait le lui
conférer sans retard et sans déplacement. L'illustre grande maîtresse
refusa cette faveur. « Je me crois obligée, dit S. A. S., de donner aux
maçons et maçonnes l'exemple de la régularité, et de ne prendre
connaissance du grade de maçonne parfaite qu'après en avoir moi-même
subi les épreuves comme une simple maîtresse . » En effet, S. A. S.,
accompagnée de la soeur comtesse de Polignac, subit toutes les épreuves
du grade. Tous les mystères de ce grade lui ayant été dévoilés, elle
déposa son obligation dans les mains du vénérable, et reçut l' anneau
qui resserrait le lien qui existait déjà entre l'auguste soeur et l'ordre
maçonnique, et qui mettait le comble à la gloire de la loge de la
Candeur. Dans cette célèbre séance, madame la duchesse de Bourbon prêta
une nouvelle obligation en qualité de grande maîtresse inamovible de la
loge de la Candeur, à laquelle elle fit don de son portrait. Des
circonstances politiques firent cesser ces grandes et solennelles
réunions dès l'année 17980.»
Besuchet, Jean-Claude, Précis historique de l'ordre de la
franc-maçonnerie depuis
son introduction en France jusqu'en 1829, Paris, Rapilly Lib., 1829,
vol. II, p. 41-42.
...
Dans ce magnifique château aujourd'hui détruit, Bathilde organisait des
soirées délicieuses à en croire les mémoires de la baronne d'Oberkirch...
...
Dans sa biographie de la Duchesse d'Orléans, Michel de Decker décrit
Bathilde comme étant effectivement excentrique et mère d'un enfant naturel.
...
Une biographie lui a été consacrée en 1900 par le Comte Ducos :
"La mère du duc d'Enghien".
...
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Elle fut, a en croire les Mémoires de la Baronne d'Oberkich, amie proche
de Louise Bathilde de Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon, responsable
au sein de ...
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Mémoires de la Baronne d'Oberkich, amie proche de Louise Bathilde de
Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon, responsable au sein de la famille
du Prince de Condé, de quelques mésententes.
En effet, tout le monde connaît la brouille qui sépara le Duc et la
Duchesse de Bourbon. Alors que cette union avait très bien commencé, le
Duc pris pour maîtresse une dame de sa femme, une nommée Madame de
Canilhac, auparavant maîtresse du Comte d'Artois.
La Duchesse de Bourbon, doublement trahie fit plusieurs scènes à son époux.
Au lieu de tout faire pour arranger les choses, la Princesse de Monaco
engagea le Duc de Bourbon a écrire a sa femme qu'elle lui ferait
plaisir, ainsi qu'au prince de Condé, en n'assistant plus aux courses de
Chantilly, quand ceux-ci s'y trouvaient.
...
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Louise Bathilde de Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon o Alexandrine de
Bourbon Conde, Mademoiselle de Sens o Henriette de Bourbon Conde,
Mademoiselle de ...
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Bathilde de Bourbon, la «citoyenne Vérité », Jacques Longuet, 17 ... le
prince de Condé et la « citoyenne Vérité », duchesse de Bourbon. ...
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SOMMAIRE du N° 12: HOMMES ET COMMUNES EN REVOLUTION
EDITORIAL de Serge Bianchi, 2
INTELLECTUELS ET SCIENTIFIQUES
Geoffroy Saint-Hilaire, un naturaliste au grand cceur, Michel Martin, 4
Nicolas Appert ou la révolution des pratiques alimentaires, Serge Bianchi, 8
Bernardin de Saint-Pierre, un utopiste en quête de paradis terreste,
Paulette Cavailler, 11
DES ARISTOCRATES AUX DESTINS CONTRASTES
Un émigré, le prince de Condé, Gérard Bécu, 14
Bathilde de Bourbon, la «citoyenne Vérité », Jacques Longuet, 17
Madame de la Briche, une « femme heureuse », Michelle Pluquet, 19
Madame de Laborde face aux tragédies, Raymonde Autier, 21
Un couple victime de la Terreur : les Noailles, Madeleine Thibierge, 25
Fidèle jusqu'à la mort, le régisseur l'Escoffier, Groupe rissois
d'histoire locale, 28
UN PERSONNEL POLITIQUE RENOUVELE
Louis Jacques Venteclef : de la commune au département, Philippe Curtat, 31
Un notable montgeronnais : Denis Reymond, Michel Chancelier, 34
Des sans-culottes ruraux, Jacques Brochot, Raymonde Autier, Serge
Bianchi, 37
DES CARRIERES DANS LE SENS DE L'HISTOIRE
Le général Canclaux au service de la République, Ballancourt au fil du
temps, 43
Oberkampf entre paternalisme et opportunisme, Gérard Bécu, 46
Tronchet, un Palaisien... très parisien, Annick Mellina, 50
< Lambert, bourgeois dourdannais et maître de poste, d'après Émile
Auvray, 52
FEMMES DU PEUPLE
Marie Catherine Diard, une marchande de Dourdan, Marianne Chardine, 55
Une bonne femme d'Étampes témoigne, Sophie Di Folco, 60
EN GUISE DE BILAN
Communes en Révolution : la cartographie à l'essai, Serge Bianchi, 62
RUBRIQUES
Les arts: le Temple de la Gloire, le parc de Méréville, Denys Klein,
Jacqueline Sabattier, 68
La chanson révolutionnaire : contre les « aristocrates », 71
Curiosité : le patineur Billiaut, d'après Dage et Garriot, 72
Les abonnés de 89 en Essonne, 73
EDITORIAL
Pour esquisser un bilan provisoire de la Révolution en Essonne, nous
avons tenté de retracer des destinées individuelles. La Révolution peut
en effet être perçue comme une époque de tension permanente entre de
multiples intérêts particuliers et une ample aspiration collective -
l´intérêt général. Elle n´est pas toujours ressentie comme une rupture
dans la carrière de ceux qui la vivent. Pour les intellectuels et les
savants, elle peut représenter un tremplin vers la notabilité sans que
cessent les activités créatrices. Nicolas Appert, l´inventeur de l´art
de conserver les aliments, s´avère citoyen des plus actifs dans sa
section des Lombards. Un scientifique universel comme Geoffroy
Saint-Hilaire enseigne en l´an II dans une institution à sa mesure avec
le Muséum d´histoire naturelle.
A l´inverse, la Révolution peut paraître cruelle aux anciens ordres
privilégiés conçus désormais comme des obstacles à la régénération (n°
4/5 pour le clergé). Mais si l´ensemble de la noblesse est lourdement
frappé par la disparition de la féodalité, de ses privilèges et
prérogatives, les aristocrates ont réagi de façon contrastée, selon
leurs personnalités et leur environnement. Ce milieu, homogène par la
culture, les liens familiaux et relationnels, éclate à partir de 1789.
Les uns subissent les épreuves douloureuses de la terreur, de
l´émigration. D´autres rêvent de réformes ou tentent de survivre. Ainsi
divergent les routes de deux parents francs-maçons, le prince de Condé
et la « citoyenne Vérité », duchesse de Bourbon.
Un nouveau personnel politique profite de l´abaissement des Grands pour
prendre la relève. Venteclef mène une carrière infaillible et «
tranquille » du service des Montmartel aux responsabilités
départementales, de Brunoy à Versailles. D´autres prennent « simplement
» la tête de leur commune. Le mouvement sans-culotte peut les propulser
sur le devant de la scène en l´an II avant l´épuration de l´an III. Le
maire de Méréville conserve de bons rapports avec le ci-devant seigneur
quand celui de Ris le combat jusqu´au bout, et que le sans-culotte rural
lutte pour les subsistances et la régénération.
Des individus peuvent concilier l´air du temps et leurs compétences
professionnelles. Tronchet a défendu le roi mais échappe à la suspicion.
L´industriel Oberkampf sauve ses entreprises. Le premier maître des
postes de Dourdan concilie ses intérêts avec ceux de sa bonne ville. Et
Canclaux, noble et général, doit à ses qualités humaines d´échapper au
piège vendéen et au jugement de l´Histoire.
Si la présence des femmes se fait plus discrète qu´à Paris, elle
s´affirme néanmoins par le biais des subsistances, du divorce, voire de
la politique. La bouillante Anne Antoinette Mien défraie la chronique
parisienne par ses écarts de conduite.
A la diversité de ces comportements, souvent exemplaires, répond la
diversité des réactions de nos communes face à la Révolution. Certes un
nord, plus réceptif, patriote et sans-culotte, s´oppose à un sud
beauceron, plus réticent et conservateur. Mais que d´exceptions ! Des
localités passives sur les plans politiques et religieux s´avèrent
parfois intraitables pour le droit aux subsistances et la défense des
communaux. Aux communes « révolutionnaires » comme Ris et Montgeron, en
pointe dans la plupart des mouvements, s´opposent des villages «
immobiles », qui, autour de Maisse et de Saclas, n´ont connu que «
l´écume » des journées révolutionnaires. D´autres bourgs ont été
simplement « révolutionnés » comme Crosne et Epinay-sur-Orge, sans
régénération ni résistances spectaculaires.
En définitive, cette richesse des expériences et des sources historiques
a surpris et conquis les rédacteurs de 89 en Essonne. Pendant deux
années et demie passées au service de notre revue, une véritable équipe
de chercheurs bénévoles s´est affirmée et soudée, partageant les
découvertes, les déceptions, les affres de l´écriture, de la relecture
et de l´échéance bimestrielle. Malgré les difficultés, le cap a été
maintenu. 89 en Essonne se voulait dès les débuts une revue pluraliste,
apte à jeter un pont, même modeste, entre les abonnés, lecteurs de 1989,
et la génération qui a vécu la décennie révolutionnaire. Sans aucune
publicité ni sponsor, avec le soutien d´un public fidèle, de
collectivités chaleureuses et de notre imprimeur, notre revue est
parvenue au terme de ces 12 numéros, qui constituent déjà un acquis et
une référence inestimables.
Mais cette aventure ne peut s´interrompre aussi brutalement. Le Comité
du bicentenaire en Essonne poursuivra son activité jusqu´en 1999 par des
recherches et des publications sur des thèmes inédits. Plutôt que d´un
adieu à nos lecteurs, il s´agit d´un Salut et Fraternité à tous ceux qui
ont partagé la passion commune de redécouvrir nos racines et préserver
la mémoire collective du passé de l´Essonne en Révolution.
Serge Bianch
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... de l'Élysée à Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur
Louis-Philippe. ... Après le vote de la loi d'exil contre la maison
d'Orléans, la duchesse de ...
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Hôtel Matignon
L'hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre du
gouvernement français, située 57 rue de Varenne, dans le 7e
arrondissement de Paris.
Il a été bâti sur l'ordre de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg,
prince de Tingry, qui en passa commande à l'architecte Jean Courtonne,
en 1722 sur un terrain qu'il avait acheté en 1719. Les travaux s'étant
révélés plus coûteux que prévu, le prince de Tringry dut vendre l'hôtel
en voie d'achèvement à Jacques Goyon de Matignon, comte de Thorigny, dès
le 23 juillet 1723.
Au moment de l'acquisition, le nouveau propriétaire retira à Courtonne,
soupçonné d'indélicatesse, le marché de travaux mais lui conserva la
fonction d'architecte jusque dans les premiers mois de 1724. Lorsque
Courtonne fut en définitive supplanté comme architecte par Antoine
Mazin, le gros oeuvre et la décoration extérieure étaient achevés et la
décoration intérieure était en cours. Mazin se borna à réaliser le
portail, dont Courtonne se plaignit d'ailleurs au motif que son
couronnement était trop semblable à celui de l'hôtel.
[...]
En 1808, il fut vendu à Talleyrand, qui dut le revendre peu après à
Napoléon Ier. Au début de la Restauration, Louis XVIII l'échangea contre
le palais de l'Élysée à Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur
Louis-Philippe. Celle-ci le fit occuper par une communauté de
religieuses, puis le loua.
Sous le Second Empire, l'hôtel fut acquis par Raffaele de Ferrari, duc
de Galliera. Après le vote de la loi d'exil contre la maison d'Orléans,
la duchesse de Galliera offre son hôtel gracieusement à l'empereur
d'Autriche-Hongrie, pour en faire son ambassade après le décès de la
duchesse.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'hôtel fut mis sous séquestre
comme bien ennemi. En 1922, la France finit par l'acheter. Après avoir
songé à en faire un musée, puis des maisons d'habitation, Gaston
Doumergue en fit la résidence du président du Conseil en 1935.
À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le Général de Gaulle s'y installa.
Page 1
Destination Culture :
Les grands monuments de Paris
MAUDUIT CHRISTOPHE, SAINT ANDRE GAYLORD, ERNST LOGAN, BARBIER LAETITIA
GAINVILLE
ALISON, PETIT CLOTILDE, TOCQUEVILLE PULCHERIE, SANDRA VASON
________________________________________
Page 2
2
L'histoire de Paris
La Seine est à l'origine de l'agglomération Parisienne et c'est sur ses
îles, île de la
Cité et île St Louis, faciles à défendre que naquit la cité, capitale de
la gaulle
celtique. Paris n'est, à l'origine, qu'un petit village situé sur l'île
de la Cité. Conquis
en 52 av. JC par les romains, dont on peut encore aujourd'hui découvrir les
vestiges qui témoignent de leur présence, ce petit village va rapidement
s'étendre
de part et d'autre de la Seine. Les Francs vainqueurs des Romains lui
donnent son
nom actuel: Paris qui va devenir le centre de leur royaume. Le Moyen Age
voit la
construction d'édifices magnifiques témoins de la foi chrétienne, telle
que la
cathédrale Notre-Dame.
Le rayonnement de Paris à l'époque du siècle des Lumières va franchir les
frontières pour en faire une véritable capitale européenne. Les
événements de la
révolution française et son aspiration universelle feront de la France
la patrie des
Droits de l'Homme. L 'histoire bouleversée de la France après la révolution
n'enlèvera pas à Paris son rang de capitale, qui continuera à attirer
jusqu'au début
du XX
è
siècle les artistes et intellectuels du monde entier.
Lieu de brassage, Paris compte aujourd´hui près de 2,2 millions
d´habitants intra-
muros, d´origines socioculturelles et ethniques les plus diverses. Une
mixité
cependant à géométrie variable d´un quartier à l´autre.
L´origine du mot paris
La légende d'Ys, Fluctuat .....et Mergitur
C'est dans la baie de Douarnenez que se trouvait la ville légendaire
d'Ys. C'était
une cité merveilleuse et d'une très grande beauté. Pour se protéger des
caprices
de la mer et surtout des ses marées, la habitants de la ville avaient
construit un
puits immense pour accueillir le trop plein d'eau. A l'intérieur de ce
puits, il y avait
une porte secrète que seul roi connaissait. A cette époque là, le roi de la
Cornouaille armoricaine s'appelait Grallon le Grand.
La fille du roi, Dahut, après avoir offert un banquet en honneur à son
amant,
décida de dérober la clef de la porte secrète pour la lui montrer . Ils
choisirent de
se rendre au puits, d'y ouvrir l'écluse grâce à la clef et les
malheureux furent
emportés par les flots. Rien ne put empêcher la montée des eaux et la
ville d'Ys fut
engloutie à tout jamais. Personne n'a retrouvé de traces à ce jour de
cette cité
enchanteresse que les Dieux avaient chatié.
Les habitants de Lutèce estimaient profondément la ville d'Ys. Afin de
lui rendre un
hommage éternel, ils s'attachaient à construire une ville qui lui
ressemblerait.
Lutèce s'inspirera du mot latin "Par" signifiant : "égale à" pour
devenir ParYs, la ville
égale à Ys.
Cette légende n'est pas la seule à nous conter l'origine du mot Paris.
________________________________________
Page 3
3
Une autre raconte que les parisiens étaient les Parrhasia, cité
d'Arcadie, et
compagnons d'Hercule. Paris était fondée par le héros grec, et il y a
laissé ses
compagnons lors de sa conquête du royaume des Hespérides.
En 1532, Gilles Corrozet prétend que le temple égyptien d'Isis est à
l'origine du mot
Paris (Par Isis).
Pour être plus historique, signalons qu'à Lutèce, les parisii, appelés
ainsi par César,
sont un peuple de marchands jouant un rôle de premier plan dans le commerce
fluvial du bassin parisien. Leur puissance économique a fait tourner la
page de
l'histoire de Lutèce et donné un nouvel essor à la ville, à travers le
nouveau nom
de Paris.
Place du Panthéon
Le projet de Soufflot visait à l'origine, et selon ses propres termes, à
"réunir la
légèreté de l'architecture gothique avec la magnificence de l'architecture
grecque." L'architecte s'inspirera Panthéon de Rome, dans la conception du
dôme, des trente deux colonnes et du fronton triangulaire, le premier du
genre à
Paris.
Le monument actuel est assez éloigné du projet d'origine. Les tours ont
été rasées,
les frontons refaits, les fenêtres, qui à l'origine allégeaient la
grande surface des
murs, seront obstruées par la Constituante. La mode post-révolutionnaire
donnera
au monument un aspect patriotique qui n'était pas dans l'esprit de son
concepteur. David d'Angers est l'auteur du bas-relief du fronton : la
Patrie, entre la
Liberté et l'Histoire, distribue des couronnes aux grands hommes.
L'inscription en
lettres d'or "Aux grands hommes la Patrie reconnaissante" date de 1837. Des
sculptures de marbre figurant le Baptême de Clovis, Attila et sainte
Geneviève
encadrent la porte centrale. Le Panthéon avait été conçu primitivement en
fonction du tombeau de sainte Geneviève, situé au centre du monument,
sous la
grande coupole. Celle-ci repose sur des colonnes et comporte deux calottes,
dont la première fut décorée par le peintre Gros, sur commande de
Napoléon en
1811. Le célèbre pendule de Foucault, une boule de laiton de 28 kg, est
suspendu
sous la seconde calotte par un câble d'acier de 67 mètres. Cet
instrument prouve
la rotation de la terre et sa sphéricité.
En supprimant les fenêtres, la Révolution renforcera l'aspect austère de
l'édifice et
perturbera sa ventilation. La montée du degré d'humidité sera, deux
siècles plus
tard, à l'origine d'importantes fissures provoquées par l'érosion des
structures
métalliques. Les nouveaux espaces, livrés aux artistes du XIXème siècle
(parmi
lesquels Puvis de Chavannes, Cabanel, Delaunay, Paul-Joseph Blanc,
Lenepveu...)
donneront naissance à l'un des plus grands ensembles décoratifs de la
capitale.
Les sculptures commémoratives, postérieures à 1920, ne sont pas d'un intérêt
artistique majeur.
________________________________________
Page 4
4
A droite, le tombeau de Rousseau, dont une gravure évoque l'influence de sa
pensée après sa mort, fait face à celui de Voltaire. Les deux phares de
la pensée
française du XVIIIème siècle, ennemis de leur vivant, sont ainsi
réconciliés dans la
mort. Dans les galeries suivantes, on verra notamment les tombes de Jean
Moulin,
Victor Hugo, Emile Zola, Louis Braille, Victor Schoelcher (à qui on doit
l'abolition de
l'esclavage dans les colonies françaises en 1848), René Cassin, auteur de la
Déclaration universelle des droits de l'homme, Jean Monnet.
Le Panthéon surplombe la montagne Sainte-Geneviève, au coeur du cinquième
arrondissement de Paris. Cette "montagne" tient son nom de l'héroïne
légendaire
qui sauvera Paris des invasions barbares du Vème siècle, et qui y sera
inhumée en
500. Une abbaye sera construite en 508, sous le règne de Clovis, qui
renfermera la
dépouille de la sainte, avant de recevoir celle de Clovis lui-même. Tout
d'abord
dédiée à saint Pierre et à saint Paul, cette abbaye prendra le nom de sainte
Geneviève
au
XIIème
siècle.
L'histoire du Panthéon se rapproche de celle de la Madeleine. Tous deux
seront
commandés par Louis XV. La Madeleine, conçue sans croix à l'origine, est
devenue propriété de l'église, alors que le Panthéon, sensé perpétuer le
nom de
sainte Geneviève, construit sur le modèle d'une croix grecque et pourvu d'un
dôme
d'apparence
chrétienne,
est
devenu
un
temple
laïque.
Atteint d'une grave maladie à Metz, en 1744, Louis XV fera le voeu, s'il
guérit,
d'ériger une immense église en lieu et place de l'abbaye
Sainte-Geneviève, alors
en ruine. La guérison venue, il tiendra parole et assignera à
l'architecte Soufflot la
tâche de dessiner les plans du monument. Grand admirateur de l'architecture
gréco-romaine, celui-ci imaginera un gigantesque édifice, bâti sur un
plan de
croix grecque de 110 mètres de long, 84 mètres de large et 83 mètres de
haut. A
l'époque, le projet paraît tellement insensé que beaucoup, à la cour et
dans les
salons de la capitale, mettront en doute les capacités de Soufflot et
prédiront
l'effondrement du monument. Louis XV confirmera sa confiance en
l'architecte et
posera la première pierre en 1764, au cours d'une grande cérémonie.
Les travaux seront ralentis du fait de difficultés financières. Pour
trouver les fonds
nécessaires, le gouvernement aura recours à plusieurs loteries. Des
mouvements
de terrain, qui provoqueront des crevasses et des lézardes dans les
fondations
durant les travaux, alimenteront le flot de sarcasmes des ennemis de
Soufflot.
L'architecte décédera en 1780. Son plus brillant élève, Rondelet,
achèvera les
travaux
en
1789.
En avril 1791, la Constituante ordonnera la fermeture de l'église et
chargera
Antoine Quatremère de Quincy de modifier la structure de l'édifice, à peine
achevé, pour en faire un temple destiné à recevoir «les cendres des grands
hommes de l'époque de la liberté française.» L'église deviendra ainsi le
Panthéon,
demeure des dieux dans la mythologie grecque. Les dépouilles de Mirabeau,
Voltaire, Le Peletier de Saint-Fargeau, Joseph Bara, Rousseau et Marat
seront les
premières
admises.
________________________________________
Page 5
5
En 1806, le Panthéon, comme toutes les églises de France fermées sous la
révolution, sera rendu au culte retrouvera son nom d'origine d'église
Sainte-
Geneviève. Rebaptisé Panthéon en 1830, l'édifice retrouvera sa vocation de
temple laïque et patriotique. Quartier général aux insurgés de la Commune en
1871, au cours de laquelle Millière sera fusillé sur les marches,
l'édifice sera
définitivement transformé en monument républicain en 1885, lors des
funérailles de
Victor Hugo
Pont Alexandre III
Dates : 1897-1900
Dimensions : une arche de 107,50 m encadrée de deux viaducs de 22,50 m
chacun
Secteur géographique : Invalides
Architectes : Joseph Cassien Bernard et Gaston Cousin
Historique Trois événements de nature différente constituèrent le cadre dans
lequel s'effectua la construction du pont Alexandre III. Il s'agit de
l'opération
d'urbanisme lancée dans ce quartier, de l'exposition universelle de 1900
et de
l'Alliance franco-russe du début des années 1890. C'est en effet Nicolas
II, fils
d'Alexandre III, qui posa la première pierre du pont, en compagnie du
Président
Félix Faure lors d'une visite officielle, en octobre 1896.
L'opération d'urbanisme consista à percer un nouvel axe entre les
Invalides et les
Champs-Élysées, quartier qui s'était déjà beaucoup transformé pour
devenir un
lieu de plaisirs, avec notamment l'apparition de cafés-concerts à ciel
ouvert à
partir des années 1830.
La création d'une avenue dans l'axe du pont faisait partie du projet
d'embellissement, lié à l'Exposition universelle.
Architecture
Inauguré en avril 1900, le pont Alexandre III représente un exploit
technique par sa
voûte en acier surbaissée. La question du décor, quant à elle, suscita des
appréciations diverses, longtemps encore après sa construction. Elles
portaient
essentiellement sur l'aspect des pylônes qui comptent nombre de lampadaires,
balustrades, parements, guirlandes...
Hôtel Matignon
L'hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre du
gouvernement
français, située 57 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris.
Histoire
Il a été bâti sur l'ordre de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg,
prince de
Tingry, qui en passa commande à l'architecte Jean Courtonne, en 1722 sur un
terrain qu'il avait acheté en 1719. Les travaux s'étant révélés plus
coûteux que
prévu, le prince de Tringry dut vendre l'hôtel en voie d'achèvement à
Jacques
Goyon de Matignon, comte de Thorigny, dès le 23 juillet 1723.
Au moment de l'acquisition, le nouveau propriétaire retira à Courtonne,
soupçonné d'indélicatesse, le marché de travaux mais lui conserva la
fonction
d'architecte jusque dans les premiers mois de 1724. Lorsque Courtonne fut en
définitive supplanté comme architecte par Jean Mazin, le gros oeuvre et la
décoration extérieure étaient achevés et la décoration intérieure était
en cours.
Jean Mazin se borna à réaliser le portail, dont Courtonne se plaignit
d'ailleurs au
motif que son couronnement était trop semblable à celui de l'hôtel.
Jacques de Matignon mourut le 14 janvier 1725. Par l'intermédiaire de sa
bru,
Louise Hippolyte Grimaldi, héritière du trône de Monaco, l'édifice passa par
mariage aux princes de Monaco. Il appartint ensuite à la danseuse Anne
Éléonore
Franchi et à son amant le riche banquier Quentin Crawford.
En 1808, il fut vendu à Talleyrand, qui dut le revendre peu après à
Napoléon Ier.
Au début de la Restauration, Louis XVIII l'échangea contre le palais de
l'Élysée à
Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur Louis-Philippe. Celle-ci le
fit occuper par
une communauté de religieuses, puis le loua.
L'Antiversailles ou Le palais-royal de Philippe Égalité: ou, Le
Palais-Royal ... - Page 294
de René Héron de Villefosse - 1974 - 355 pages
Conti et Louise-Bathilde de Bourbon sont à La Force. Le 8 avril, un vote
de la
Convention désigne un fort de Marseille pour abriter toute la famille. ...
Affichage d'extraits - À propos de ce livre - Ajouter à ma bibliothèque
- Plus d´éditions
Le prince rouge, Philippe-Égalité: d'après des documents inédits - Page 326
de André Castelot - 1961 - 341 pages
Le duc d'Orléans, le comte et la comtesse de la Marche sont à
l'Isle-Adam chez
le prince de Conti, tandis que la duchesse Louise-Bathilde de Bourbon
est à ...
Affichage d'extraits - À propos de ce livre - Ajouter à ma bibliothèque
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Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France -
Page 149
de Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France (France) - 1981
Le plan des Archives nationales est très probablement contemporain de
Louise
Bathilde de Bourbon ; pour être plus précis on peut le situer entre 1787
et ...
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Vie de Napoléon, par A.V. Arnault [and others]. - Page 208
de Antoine Vincent Arnault - 1825
... la duchesse de Bourbon 1:1o,ooo. M. le duc de Bourbon avait
inutilement tenté
... venait mieux que Marie-Louise qu'elle était du sang de
Marie-Thérèse. ...
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Procès de Louis XVI, roi de France ... - Page 433
1814
... vers les quatre heures et demie du soir, la ci-devant duchesse
d'Orléans, le
ci-devant prince de Conty, la ci -de vaut duchesse de Bourbon ...
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Biographie nouvelle des Contemporains - Page 525
1824
M" la duchesse d'Orléans . mère du prince , et M" la duchesse de Bourbon
sa tante,
... mieux que Marie- Louise qu'elle était du sang de Marie-Thérèse. ...
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Biographie nouvelle des contemporains: ou Dictionnaire historique et ...
- Page 525
de Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Etienne de Jouy, Jacques
Marquet de Norvins - 1824
... et M"' la duchesse de Bourbon sa tante, n'avaient point suivi la
famille ...
se souvenait mieux que Marie-Louise qu'elle était du sang de
Marie-Thérèse. ...
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Biographie des hommes vivants: ou, Histoire par orde alphabétique de la
vie ... - Page 443
de Louis Gabriel Michaud - 1816
En 1798, la duchesse de Bourbon fut détenue a Marseille par suite des
décrets de
la Convention nationale. Le 17 octobre de la même année, c.ette
princesse ...
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Annuaire historique universel - Page 728
de Charles-Louis Lesur - 1823
Aujourd'hui, à une heure, madame la duchesse de Bourbon s'est rendue à
l'église
de Sainte-Geneviève, à la cérémonie de la consécration de ce fameux
édifice ...
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Galerie historique des contemporaines - Page 363
de Pierre Louis Pascal de Jullian - 1822
En 1793 , a duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des
décrets
... en l'an 6 , sous le titre de Mémoires de ht princesse Stéphanie-
Louise ...
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Mémoire du Marquis de Bouillé (Cte. Louis), Lieutenant-général, sur le
... - Page 31
de Louis Joseph Amour Bouillé, duc de Claude-Antoine Gabriel Choiseul,
Claude-Antoine-Gabriel Choiseul-Stainville - 1824 - 336 pages
Sa présence à la cour plénière, sa motion dans l'assemblée des (*)
Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, née en
i760. ...
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Mémoires - Page 43
de Louis Antoine Philippe d'Orléans de Montpensier, Anne-Marie-Louise
d'Orléans Montpensier, Cléry, Jean-François Barrière - 1824 - 288 pages
Des officiers de gendarmerie, des commis- (1) Ma tante , la duchesse de
Bourbon ,
soeur de mon père. (*) (2) Le prince de Conti s'était montré contraire
aux ...
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Galerie historique des contemporains - Page 363
1827
... la duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des décrets
dela ...
en l'an 6 , sous le titre da Mémoires de la princesse Stéphanie- Louise
de ...
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Biographie nouvelle des contemporains [1787-1820]. - Page 525
de Antoine-Vincent Arnault - 1827
... mère du prince, et ftl°" la duchesse de Bourbon sa tante, n'avaient
point suiv
i la famille royale. ... se souvenait mieux que Marie-Louise ...
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Mémoires sur la cour de Louis XVI et la société française: avant 1789 -
Page 59
de Baronne d' Oberkirch, Henriette Louise von Waldner Oberkirch, Léonce
de Montbrison - 1834
Me"- la duchesse de Bourbon avait une très-bonne musique qu'on entendait
...
Mme la duchesse de Bourbon fil illuminer une salle de verdure et nous
donna un ...
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produite ... - Page 187
de Jean-Gabriel Peltier - 1795 - 539 pages
... vis-à-vis le jardin de Madame la duchesse de Bourbon. Cependant
comme le ciel
ne permet . oint que le crime reste sans une vengeance plus ou moins ...
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Biographie nouvelle des contemporains: ou Dictionnaire historique et ...
- Page 525
de Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Etienne de Jouy, Jacques
Marquet de Norvins - 1824
... et M"' la duchesse de Bourbon sa tante, n'avaient point suivi la
famille ...
se souvenait mieux que Marie-Louise qu'elle était du sang de
Marie-Thérèse. ...
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Biographie des hommes vivants: ou, Histoire par orde alphabétique de la
vie ... - Page 443
de Louis Gabriel Michaud - 1816
En 1798, la duchesse de Bourbon fut détenue a Marseille par suite des
décrets de
la Convention nationale. Le 17 octobre de la même année, c.ette
princesse ...
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Annuaire historique universel - Page 728
de Charles-Louis Lesur - 1823
Aujourd'hui, à une heure, madame la duchesse de Bourbon s'est rendue à
l'église
de Sainte-Geneviève, à la cérémonie de la consécration de ce fameux
édifice ...
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Galerie historique des contemporaines - Page 363
de Pierre Louis Pascal de Jullian - 1822
En 1793 , a duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des
décrets
... en l'an 6 , sous le titre de Mémoires de ht princesse Stéphanie-
Louise ...
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Mémoire du Marquis de Bouillé (Cte. Louis), Lieutenant-général, sur le
... - Page 31
de Louis Joseph Amour Bouillé, duc de Claude-Antoine Gabriel Choiseul,
Claude-Antoine-Gabriel Choiseul-Stainville - 1824 - 336 pages
Sa présence à la cour plénière, sa motion dans l'assemblée des (*)
Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, née en
i760. ...
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Mémoires - Page 43
de Louis Antoine Philippe d'Orléans de Montpensier, Anne-Marie-Louise
d'Orléans Montpensier, Cléry, Jean-François Barrière - 1824 - 288 pages
Des officiers de gendarmerie, des commis- (1) Ma tante , la duchesse de
Bourbon ,
soeur de mon père. (*) (2) Le prince de Conti s'était montré contraire
aux ...
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1827
... la duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des décrets
dela ...
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de ...
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Biographie nouvelle des contemporains [1787-1820]. - Page 525
de Antoine-Vincent Arnault - 1827
... mère du prince, et ftl°" la duchesse de Bourbon sa tante, n'avaient
point suiv
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comme le ciel
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Toute la discussion (1)
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3.1. A propos de la Duchesse de Bourbon.
Envoyé par : "Antoine FAIVRE" A.Faivre@wanadoo.fr antoinefaivre
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 11:56
Voilà, en vérité, un bon dossier sur Bathilde d'Orléans...
Cela dit, sur ce point comme sur d'autres il ne faudrait pas négliger
pour autant les références accessibles en d'autres langues que le
français.
Ainsi, dans le Dictionary of Gnosis and Western Esotericism (Leyde:
Brill: 2007), il y a un long, très documenté et remarquable article
consacré à la dite dame, par Karen Claire Voss. C'est la meilleure
présentation donnée jusqu'à présent, à ma connaissance !
Antoine Faivre
----- Original Message -----
From: mcyvard
To: maitrespasses@yahoogroupes.fr
Sent: Monday, October 27, 2008 9:09 AM
Subject: [maitrespasses] dossier de la semaine
la duchesse de bourbon amie de lcsm
vous trouverez ci dessous les éléments d'un dossier qui permettent des
recherches à partir de ce qui vous est disponible à tous, ou presque,
selon capacités...
cette première recherche est faite à partir d'un moteur de recherche de
l'internet: google
les liens sont suivis, les textes extraits, pour préciser des
personnages, des lieux, et trouver une source fiable qui concerne le
martinisme ou les activités de lcsm et des maçons ou des coens ou autres
on entre les mots clés dans le moteur de recherche et on obtient des
résultats
certains intéressants, directement utilisables
d'autres sujets à caution, de simples "discussions"
valides ou pas, ils peuvent dans une "tenpête du cerveau"
"brainstorming" créer l'idée qui génère "le lien efficace"
cette recherche, ce type de recherche, nous avons, tous, selon nos
capacités, la possibilité de la conduire
nous n'avons pas les ressources des universités, ni la possibilité de
nous déplacer pour fouiller dans les archives
ni les ressources financières à consacrer à des achats de documents mais
au moins
nous pouvons oeuvrer au martinisme en utilisant les ressources dont nous
disposons
la duchesse constitue une des clés de la vie de lcsm ; une clé peu
étudiée, vaut elle quelque chose
nous ne pouvons le savoir que si nous faisons l'effort de nous y intéresser
bonne lecture, et "très éventuelles" bonnes pioches
le dossier
Bathilde d'Orléans est une princesse française née le 9 juillet 1750 à
Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et décédée le 10 janvier 1822 à Paris.
Soeur de Philippe Égalité, elle épousa le dernier prince de Condé, qui
l'abandonna peu après leur mariage. Elle fut la mère du duc d'Enghien,
fusillé par Napoléon et finit comme tante de Louis-Philippe, le roi
bourgeois. Pourtant, elle lutta toute sa vie pour sauvegarder sa
liberté. Elle possédait une personnalité originale et des opinions
généreuses, ses seules armes face à un destin de princesse royale qui
semblait tracé d'avance.
Fille du duc d'Orléans, Bathilde descend de Louis XIII par les hommes et
de Louis XIV par les femmes, une naissance illustre qui gâchera toute sa
vie. Orpheline de mère, elle n'a que son père qui, accaparé par une
maîtresse jalouse, la fait élever chez les religieuses.
À vingt ans (1770), on lui fait épouser le jeune duc de Bourbon, futur
prince de Condé, son cousin, âgé de quatorze ans, qui l'enlève du
couvent. Il se lasse d'elle au bout de six mois. Leurs rapprochements
épisodiques permettent tout juste à Bathilde de donner naissance à un
fils, le futur duc d'Enghien.
Le scandale de l'adultère de son mari éclate au grand jour (1778) et
retombe entièrement sur elle. En tant qu'épouse séparée, elle n'est
guère reçue à la Cour et doit réorganiser sa vie dans la solitude dorée
du château de Chantilly. Elle donne discrètement le jour à une fille,
née d'une liaison avec un officier de marine, et fait passer cette
enfant pour celle de son secrétaire, afin de la garder auprès d'elle.
En 1787, elle achète à Louis XVI le palais de l'Élysée, où elle fait
construire des hameaux, comme Marie-Antoinette au Trianon. Elle
s'éloigne du christianisme pour s'adonner aux sciences occultes, au
mysticisme des chiromanciennes, astrologues, interprètes de songes et
magnétiseurs type Mesmer. Elle peint et idolâtre son fils unique. Son
salon est connu dans toute l'Europe pour sa liberté de pensée et les
esprits brillants qu'on y rencontre.
À la Révolution, Bathilde se découvre démocrate dans l'âme, comme son
frère, Philippe Égalité. Elle se fâche avec son mari et avec son fils,
qui choisissent l'émigration. Quand les choses se gâtent pour ces
aristocrates avec lesquels elle ne sent plus rien de commun, elle prend
le nom de « citoyenne Vérité ». Menacée, elle offre ses biens à la
République avant de se les voir confisquer.
La malédiction familiale continue de la poursuivre. En avril 1793, son
neveu Louis-Philippe d'Orléans passe en Autriche. Par mesure de
rétorsion, la Convention décrète l'emprisonnement à Marseille de tous
les Bourbons restés en France. Mal récompensée de sa fidélité à la
France, elle survit un an et demi dans une cellule sinistre. En novembre
de la même année, son frère est guillotiné.
Miraculeusement réchappée de la Terreur, Bathilde est libérée après
Thermidor et retourne s'installer à l'Elysée. Elle se voit forcée d'en
louer la majeure partie, qui devient un bal public à vingt sous l'entrée.
En 1797, le Directoire décide d'exiler les derniers Bourbons. On la fait
monter dans un vieux carrosse où l'on entasse ses derniers biens, et on
l'envoie en Espagne avec sa fille adultérine. A quarante-sept ans,
durant le mois que dure ce voyage, elle noue une intrigue amoureuse avec
un beau gendarme de vingt-sept ans chargé de la surveiller. Ils
entretiendront une correspondance jusqu'à son retour en France.
Reléguée près de Barcelone, Bathilde fonde, malgré ses petits moyens,
une pharmacie et un dispensaire à l'usage des nécessiteux, dont sa
maison devient le rendez-vous, et qu'elle soigne elle-même. Elle devient
alors tout à fait républicaine, ce qui ne met pas fin pour autant à son
exil.
En 1804, elle apprend que Napoléon, qu'elle admirait, vient d'enlever et
de fusiller son fils unique dans les fossés du château de Vincennes.
Pendant dix ans, l'Empereur, refusera que la mère de sa plus célèbre
victime remette le pied en France.
Bathilde reçoit sa revanche en 1814, quand le peuple, voyant en elle la
mère du « fusillé de Vincennes », l'acclame tout au long du trajet qui
la ramène à Paris.
Louis XVIII lui permet de s'installer à l'hôtel de Matignon. Sa famille,
dans l'ordre moral qui caractérise la Restauration, voudrait la voir
reprendre avec son mari une vie commune interrompue depuis quarante ans,
ce qu'elle refuse. Elle retrouve en revanche son beau gendarme de 1797 :
c'est pour le voir mourir de maladie trois ans plus tard.
En 1822, alors qu'elle prend part à une procession en marche vers le
Panthéon, elle perd connaissance et pousse le dernier soupir sur le
canapé d'un professeur de droit de la Sorbonne. Louis-Philippe fait
brûler le manuscrit de ses mémoires, ainsi que le dossier du jeune
gendarme aux archives de la Guerre, pour tenter de donner un air de
respectabilité bourgeoise à celle dont la vie fut un combat entre ses
aspirations et le poids insoutenable de sa naissance.
o Château de Petit-Bourg - Wikipédia
... allée Louise Bathilde de Bourbon, qui était alors l'allée d'honneur.
... Au moment de la Révolution, le château était la propriété de la
duchesse de ...
fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Petit-Bourg - 42k -
Château de Petit-Bourg
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Château de Petit-Bourg
détruit
Illustration du château de Petit-Bourg.
Latitude
Longitude
48° 38´ 22´´ Nord
2° 26´ 28´´ Est / 48.6395271, 2.441057
Commune
Évry
Région historique Hurepoix
Département
Essonne
Région
Île-de-France
Pays
France
Période ou style Renaissance
Type Palais
Architecte Pierre Cailleteau dit Lassurance
Début construction 1716
Fin construction 1756
Propriétaire initial André Courtin
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel
Destination actuelle
Classement
Site internet
Château - Château par pays | v o d o m
Le château de Petit-Bourg était un château d'habitation français situé à
Évry-sur-Seine en pays Hurepoix, sur la rive gauche de la Seine, dans
l'actuel département de l'Essonne et l'actuelle région Île-de-France.
Sommaire
[masquer]
o 1 Emplacement
o 2 Histoire
o 3 Architecture
o 4 Galerie
o 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens externes
o 5.3 Bibliographie
o 5.4 Notes et références
Emplacement [modifier]
Le château de Petit-Bourg était situé dans la commune d'Évry-sur-Seine
dans la région d'Île-de-France. Il était construit en sur la rive gauche
de la Seine à la hauteur de l'actuelle écluse à l'emplacement de
l'actuelle parking de la résidence du petit-bourg, face à l'actuelle
allée Louise Bathilde de Bourbon, qui était alors l'allée d'honneur.
Histoire [modifier]
Le premier château connu sur le site de Petit-Bourg, dominant la Seine,
en vue de la forêt de Sénart, fut commencé au début du XVIIe siècle pour
André Courtin, chanoine de Notre-Dame de Paris et achevé vers 1635 pour
Jean Galland. Vers 1650, Mgr Louis Barbier de La Rivière (+1670), évêque
de Langres, le fit agrémenter de jardins dessinés par François Mansart.
Jules Hardouin-Mansart y aurait travaillé vers 1662.
Vers 1695, Madame de Montespan acquit le château de Petit-Bourg. Elle y
fit réaliser d'importants travaux d'aménagement et aurait chargé André
Le Nôtre de dessiner les jardins à la françaises, étagés en terrasses.
Elle s'y réfugia après sa disgrâce.
A sa mort en 1707, son fils le duc d'Antin, hérita le château et fit
refaire les jardins. Entre 1716 et 1722, il entreprit de le faire
entièrement reconstruire par l'architecte Pierre Cailleteau dit
Lassurance. Le nouveau château de Petit-Bourg fut une résidence
véritablement princière, chef d'oeuvre de Lassurance. Les meilleurs
décorateurs du temps y avaient travaillé. On remarquait particulièrement
le cabinet en galerie de l'appartement du roi (angle du pavillon du
midi, à l'étage) et le grand salon, décoré par Louis-Claude Vassé de
portraits royaux et d'emblèmes ducaux.
Avant la reconstruction du château, le duc d'Antin reçut à Petit-Bourg
Louis XIV et, en 1717, le tsar Pierre le Grand. Après sa reconstruction,
Louis XV et la reine Marie Leszczy´nska y firent de fréquents séjours.
Mme de Pompadour l'apercevait de sa terre d'Étiolles avant d'être élevée
par la faveur royale, et rêvait sur cette magnifique demeure.
Après la mort du duc d'Antin, le château subsista, démeublé, pendant
plusieurs années. Acquis par Marie Jacomel, veuve de Louis Chauvelin,
président à mortier au parlement de Paris, il fut entièrement démoli en
1750 et remplacé par un nouveau château construit à partir de 1756 dans
le goût néo-classique, oeuvre de l'architecte Jean-Michel Chevotet.
Au moment de la Révolution, le château était la propriété de la duchesse
de Bourbon, née Bathilde d'Orléans. Apres être passé entre plusieurs
mains, il fut acquis en 1827 par le banquier Alexandre Aguado, marquis
de Las Marismas, qui y accueillit son ami, le compositeur Gioacchino
Rossini et se fit élire maire d'Evry-sur-Seine en 1831. La création du
chemin de fer de Paris à Corbeil vint malheureusement couper le parc en
deux et le séparer de la Seine. Alexandre Aguado vendit sa propriété le
7 avril 1840 à des spéculateurs qui entreprirent de diviser le domaine.
Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale,
et l'incendièrent en 1944, lors de leur départ d'Évry. Les ruines furent
rasées. À l'emplacement du château a été construite la résidence du «
Parc de Petit-Bourg ». L'allée bordée de marronniers et de tilleuls
longeant les pavillons de la résidence était l'allée d'honneur du château.
Architecture [modifier]
Le château connut trois architectures successives. La première
construction datait du début du XVIIe siècle. Vers 1650, il fut
agrémenter de jardins dessinés par François Mansart puis en 1662, Jules
Hardouin-Mansart en modifia l'architecture. Vers 1695 André Le Nôtre y
dessina des jardins à la française en terrasse.
Entre 1716 et 1722, il fut entièrement reconstruit selon les plans de
Pierre Cailleteau et en partie décoré par Louis-Claude Vassé.
Il fut à nouveau détruit en 1750 et reconstruit à partir de 1756 par
Jean-Michel Chevotet dans un style néoclassique.
Occupé par les Allemands durant la seconde Guerre mondiale, il fut
incendié en 1944 et rasé.
o editeur, edition livre a compte d auteur, publications de romans ...
... les prestigieuses présences de madame de Montespan et de son fils le
duc d´ Antin, de la duchesse Bathilde de Bourbon, des rois Louis XIV et
Louis XV, ...
www.compagnie-litteraire.com/ebooks-name-Downloads-d_op-MostPopular.html
- 81k -
Histoire d'Evry village
Description:
Pour beaucoup, Évry - que l´on a confondu parfois avec la ville
d´Ivry-sur-Seine - semble être née avec la ville nouvelle, et on est
bien souvent surpris de découvrir qu´un village très ancien en est à
l´origine. Mais il faut savoir qu´un riche passé historique honore notre
cité avec, parmi de nombreux hôtes, les prestigieuses présences de
madame de Montespan et de son fils le duc d´Antin, de la duchesse
Bathilde de Bourbon, des rois Louis XIV et Louis XV, ainsi que de la
Pompadour épouse du seigneur d´Étiolles...
Nombre d´archives, par chance, ont conservé ce trésor sans prix qu´est
la mémoire de notre patrimoine.
Cette compilation de témoignages anciens, de procès-verbaux et d´images
permet ainsi avec bonheur une meilleure compréhension des lieux qui nous
sont familiers.
Edité sans bénéfice ni droit d'auteur, seulement avec participation des
lecteurs aux frais d'impression
Version: 0 Taille: 0 bytes
Ajouté le: 27-Aug-2007 Téléchargements: 400
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Catégorie: Historique/Historique
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Louise Bathilde de Bourbon Orleans, Duchesse de Bourbon ... Oui, il
existe quelques références bibliographiques sur la duchesse de Bourbon, ...
www.passion-histoire.net/phpBB3/viewtopic.php?f=60&t=9414&start=0&st=0&sk=t&sd=a
- 43k -
« Bourbon (S. A. S. madame la duchesse de), grande maîtresse de l'ordre
des franc-maçonnes d'adoption en France, présida en 1777, à la tête de
toute la noblesse de la cour, frères et soeurs, la loge d'adoption de la
Candeur, où fut initiée la comtesse de Rochechouart. Dans la loge
d'adoption de l'année 1779, il fut question d'admettre au grade de
maçonne parfaite une soeur qui en avait été jugée digne par ses hautes
vertus et son zèle remarquable pour l'art royal. La sérénissime grande
maîtresse ne possédait pas ce grade, et la loge entière voulait le lui
conférer sans retard et sans déplacement. L'illustre grande maîtresse
refusa cette faveur. « Je me crois obligée, dit S. A. S., de donner aux
maçons et maçonnes l'exemple de la régularité, et de ne prendre
connaissance du grade de maçonne parfaite qu'après en avoir moi-même
subi les épreuves comme une simple maîtresse . » En effet, S. A. S.,
accompagnée de la soeur comtesse de Polignac, subit toutes les épreuves
du grade. Tous les mystères de ce grade lui ayant été dévoilés, elle
déposa son obligation dans les mains du vénérable, et reçut l' anneau
qui resserrait le lien qui existait déjà entre l'auguste soeur et l'ordre
maçonnique, et qui mettait le comble à la gloire de la loge de la
Candeur. Dans cette célèbre séance, madame la duchesse de Bourbon prêta
une nouvelle obligation en qualité de grande maîtresse inamovible de la
loge de la Candeur, à laquelle elle fit don de son portrait. Des
circonstances politiques firent cesser ces grandes et solennelles
réunions dès l'année 17980.»
Besuchet, Jean-Claude, Précis historique de l'ordre de la
franc-maçonnerie depuis
son introduction en France jusqu'en 1829, Paris, Rapilly Lib., 1829,
vol. II, p. 41-42.
...
Dans ce magnifique château aujourd'hui détruit, Bathilde organisait des
soirées délicieuses à en croire les mémoires de la baronne d'Oberkirch...
...
Dans sa biographie de la Duchesse d'Orléans, Michel de Decker décrit
Bathilde comme étant effectivement excentrique et mère d'un enfant naturel.
...
Une biographie lui a été consacrée en 1900 par le Comte Ducos :
"La mère du duc d'Enghien".
...
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o Forum Histoire - Passion Histoire o Afficher le sujet - Marie ...
Elle fut, a en croire les Mémoires de la Baronne d'Oberkich, amie proche
de Louise Bathilde de Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon, responsable
au sein de ...
www.passion-histoire.net/phpBB3/viewtopic.php?f=60&t=11485&p=157129 - 37k -
Mémoires de la Baronne d'Oberkich, amie proche de Louise Bathilde de
Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon, responsable au sein de la famille
du Prince de Condé, de quelques mésententes.
En effet, tout le monde connaît la brouille qui sépara le Duc et la
Duchesse de Bourbon. Alors que cette union avait très bien commencé, le
Duc pris pour maîtresse une dame de sa femme, une nommée Madame de
Canilhac, auparavant maîtresse du Comte d'Artois.
La Duchesse de Bourbon, doublement trahie fit plusieurs scènes à son époux.
Au lieu de tout faire pour arranger les choses, la Princesse de Monaco
engagea le Duc de Bourbon a écrire a sa femme qu'elle lui ferait
plaisir, ainsi qu'au prince de Condé, en n'assistant plus aux courses de
Chantilly, quand ceux-ci s'y trouvaient.
...
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Louise Bathilde de Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon o Alexandrine de
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Mademoiselle de ...
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Bathilde de Bourbon, la «citoyenne Vérité », Jacques Longuet, 17 ... le
prince de Condé et la « citoyenne Vérité », duchesse de Bourbon. ...
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SOMMAIRE du N° 12: HOMMES ET COMMUNES EN REVOLUTION
EDITORIAL de Serge Bianchi, 2
INTELLECTUELS ET SCIENTIFIQUES
Geoffroy Saint-Hilaire, un naturaliste au grand cceur, Michel Martin, 4
Nicolas Appert ou la révolution des pratiques alimentaires, Serge Bianchi, 8
Bernardin de Saint-Pierre, un utopiste en quête de paradis terreste,
Paulette Cavailler, 11
DES ARISTOCRATES AUX DESTINS CONTRASTES
Un émigré, le prince de Condé, Gérard Bécu, 14
Bathilde de Bourbon, la «citoyenne Vérité », Jacques Longuet, 17
Madame de la Briche, une « femme heureuse », Michelle Pluquet, 19
Madame de Laborde face aux tragédies, Raymonde Autier, 21
Un couple victime de la Terreur : les Noailles, Madeleine Thibierge, 25
Fidèle jusqu'à la mort, le régisseur l'Escoffier, Groupe rissois
d'histoire locale, 28
UN PERSONNEL POLITIQUE RENOUVELE
Louis Jacques Venteclef : de la commune au département, Philippe Curtat, 31
Un notable montgeronnais : Denis Reymond, Michel Chancelier, 34
Des sans-culottes ruraux, Jacques Brochot, Raymonde Autier, Serge
Bianchi, 37
DES CARRIERES DANS LE SENS DE L'HISTOIRE
Le général Canclaux au service de la République, Ballancourt au fil du
temps, 43
Oberkampf entre paternalisme et opportunisme, Gérard Bécu, 46
Tronchet, un Palaisien... très parisien, Annick Mellina, 50
< Lambert, bourgeois dourdannais et maître de poste, d'après Émile
Auvray, 52
FEMMES DU PEUPLE
Marie Catherine Diard, une marchande de Dourdan, Marianne Chardine, 55
Une bonne femme d'Étampes témoigne, Sophie Di Folco, 60
EN GUISE DE BILAN
Communes en Révolution : la cartographie à l'essai, Serge Bianchi, 62
RUBRIQUES
Les arts: le Temple de la Gloire, le parc de Méréville, Denys Klein,
Jacqueline Sabattier, 68
La chanson révolutionnaire : contre les « aristocrates », 71
Curiosité : le patineur Billiaut, d'après Dage et Garriot, 72
Les abonnés de 89 en Essonne, 73
EDITORIAL
Pour esquisser un bilan provisoire de la Révolution en Essonne, nous
avons tenté de retracer des destinées individuelles. La Révolution peut
en effet être perçue comme une époque de tension permanente entre de
multiples intérêts particuliers et une ample aspiration collective -
l´intérêt général. Elle n´est pas toujours ressentie comme une rupture
dans la carrière de ceux qui la vivent. Pour les intellectuels et les
savants, elle peut représenter un tremplin vers la notabilité sans que
cessent les activités créatrices. Nicolas Appert, l´inventeur de l´art
de conserver les aliments, s´avère citoyen des plus actifs dans sa
section des Lombards. Un scientifique universel comme Geoffroy
Saint-Hilaire enseigne en l´an II dans une institution à sa mesure avec
le Muséum d´histoire naturelle.
A l´inverse, la Révolution peut paraître cruelle aux anciens ordres
privilégiés conçus désormais comme des obstacles à la régénération (n°
4/5 pour le clergé). Mais si l´ensemble de la noblesse est lourdement
frappé par la disparition de la féodalité, de ses privilèges et
prérogatives, les aristocrates ont réagi de façon contrastée, selon
leurs personnalités et leur environnement. Ce milieu, homogène par la
culture, les liens familiaux et relationnels, éclate à partir de 1789.
Les uns subissent les épreuves douloureuses de la terreur, de
l´émigration. D´autres rêvent de réformes ou tentent de survivre. Ainsi
divergent les routes de deux parents francs-maçons, le prince de Condé
et la « citoyenne Vérité », duchesse de Bourbon.
Un nouveau personnel politique profite de l´abaissement des Grands pour
prendre la relève. Venteclef mène une carrière infaillible et «
tranquille » du service des Montmartel aux responsabilités
départementales, de Brunoy à Versailles. D´autres prennent « simplement
» la tête de leur commune. Le mouvement sans-culotte peut les propulser
sur le devant de la scène en l´an II avant l´épuration de l´an III. Le
maire de Méréville conserve de bons rapports avec le ci-devant seigneur
quand celui de Ris le combat jusqu´au bout, et que le sans-culotte rural
lutte pour les subsistances et la régénération.
Des individus peuvent concilier l´air du temps et leurs compétences
professionnelles. Tronchet a défendu le roi mais échappe à la suspicion.
L´industriel Oberkampf sauve ses entreprises. Le premier maître des
postes de Dourdan concilie ses intérêts avec ceux de sa bonne ville. Et
Canclaux, noble et général, doit à ses qualités humaines d´échapper au
piège vendéen et au jugement de l´Histoire.
Si la présence des femmes se fait plus discrète qu´à Paris, elle
s´affirme néanmoins par le biais des subsistances, du divorce, voire de
la politique. La bouillante Anne Antoinette Mien défraie la chronique
parisienne par ses écarts de conduite.
A la diversité de ces comportements, souvent exemplaires, répond la
diversité des réactions de nos communes face à la Révolution. Certes un
nord, plus réceptif, patriote et sans-culotte, s´oppose à un sud
beauceron, plus réticent et conservateur. Mais que d´exceptions ! Des
localités passives sur les plans politiques et religieux s´avèrent
parfois intraitables pour le droit aux subsistances et la défense des
communaux. Aux communes « révolutionnaires » comme Ris et Montgeron, en
pointe dans la plupart des mouvements, s´opposent des villages «
immobiles », qui, autour de Maisse et de Saclas, n´ont connu que «
l´écume » des journées révolutionnaires. D´autres bourgs ont été
simplement « révolutionnés » comme Crosne et Epinay-sur-Orge, sans
régénération ni résistances spectaculaires.
En définitive, cette richesse des expériences et des sources historiques
a surpris et conquis les rédacteurs de 89 en Essonne. Pendant deux
années et demie passées au service de notre revue, une véritable équipe
de chercheurs bénévoles s´est affirmée et soudée, partageant les
découvertes, les déceptions, les affres de l´écriture, de la relecture
et de l´échéance bimestrielle. Malgré les difficultés, le cap a été
maintenu. 89 en Essonne se voulait dès les débuts une revue pluraliste,
apte à jeter un pont, même modeste, entre les abonnés, lecteurs de 1989,
et la génération qui a vécu la décennie révolutionnaire. Sans aucune
publicité ni sponsor, avec le soutien d´un public fidèle, de
collectivités chaleureuses et de notre imprimeur, notre revue est
parvenue au terme de ces 12 numéros, qui constituent déjà un acquis et
une référence inestimables.
Mais cette aventure ne peut s´interrompre aussi brutalement. Le Comité
du bicentenaire en Essonne poursuivra son activité jusqu´en 1999 par des
recherches et des publications sur des thèmes inédits. Plutôt que d´un
adieu à nos lecteurs, il s´agit d´un Salut et Fraternité à tous ceux qui
ont partagé la passion commune de redécouvrir nos racines et préserver
la mémoire collective du passé de l´Essonne en Révolution.
Serge Bianch
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... de l'Élysée à Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur
Louis-Philippe. ... Après le vote de la loi d'exil contre la maison
d'Orléans, la duchesse de ...
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Hôtel Matignon
L'hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre du
gouvernement français, située 57 rue de Varenne, dans le 7e
arrondissement de Paris.
Il a été bâti sur l'ordre de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg,
prince de Tingry, qui en passa commande à l'architecte Jean Courtonne,
en 1722 sur un terrain qu'il avait acheté en 1719. Les travaux s'étant
révélés plus coûteux que prévu, le prince de Tringry dut vendre l'hôtel
en voie d'achèvement à Jacques Goyon de Matignon, comte de Thorigny, dès
le 23 juillet 1723.
Au moment de l'acquisition, le nouveau propriétaire retira à Courtonne,
soupçonné d'indélicatesse, le marché de travaux mais lui conserva la
fonction d'architecte jusque dans les premiers mois de 1724. Lorsque
Courtonne fut en définitive supplanté comme architecte par Antoine
Mazin, le gros oeuvre et la décoration extérieure étaient achevés et la
décoration intérieure était en cours. Mazin se borna à réaliser le
portail, dont Courtonne se plaignit d'ailleurs au motif que son
couronnement était trop semblable à celui de l'hôtel.
[...]
En 1808, il fut vendu à Talleyrand, qui dut le revendre peu après à
Napoléon Ier. Au début de la Restauration, Louis XVIII l'échangea contre
le palais de l'Élysée à Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur
Louis-Philippe. Celle-ci le fit occuper par une communauté de
religieuses, puis le loua.
Sous le Second Empire, l'hôtel fut acquis par Raffaele de Ferrari, duc
de Galliera. Après le vote de la loi d'exil contre la maison d'Orléans,
la duchesse de Galliera offre son hôtel gracieusement à l'empereur
d'Autriche-Hongrie, pour en faire son ambassade après le décès de la
duchesse.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'hôtel fut mis sous séquestre
comme bien ennemi. En 1922, la France finit par l'acheter. Après avoir
songé à en faire un musée, puis des maisons d'habitation, Gaston
Doumergue en fit la résidence du président du Conseil en 1935.
À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le Général de Gaulle s'y installa.
Page 1
Destination Culture :
Les grands monuments de Paris
MAUDUIT CHRISTOPHE, SAINT ANDRE GAYLORD, ERNST LOGAN, BARBIER LAETITIA
GAINVILLE
ALISON, PETIT CLOTILDE, TOCQUEVILLE PULCHERIE, SANDRA VASON
________________________________________
Page 2
2
L'histoire de Paris
La Seine est à l'origine de l'agglomération Parisienne et c'est sur ses
îles, île de la
Cité et île St Louis, faciles à défendre que naquit la cité, capitale de
la gaulle
celtique. Paris n'est, à l'origine, qu'un petit village situé sur l'île
de la Cité. Conquis
en 52 av. JC par les romains, dont on peut encore aujourd'hui découvrir les
vestiges qui témoignent de leur présence, ce petit village va rapidement
s'étendre
de part et d'autre de la Seine. Les Francs vainqueurs des Romains lui
donnent son
nom actuel: Paris qui va devenir le centre de leur royaume. Le Moyen Age
voit la
construction d'édifices magnifiques témoins de la foi chrétienne, telle
que la
cathédrale Notre-Dame.
Le rayonnement de Paris à l'époque du siècle des Lumières va franchir les
frontières pour en faire une véritable capitale européenne. Les
événements de la
révolution française et son aspiration universelle feront de la France
la patrie des
Droits de l'Homme. L 'histoire bouleversée de la France après la révolution
n'enlèvera pas à Paris son rang de capitale, qui continuera à attirer
jusqu'au début
du XX
è
siècle les artistes et intellectuels du monde entier.
Lieu de brassage, Paris compte aujourd´hui près de 2,2 millions
d´habitants intra-
muros, d´origines socioculturelles et ethniques les plus diverses. Une
mixité
cependant à géométrie variable d´un quartier à l´autre.
L´origine du mot paris
La légende d'Ys, Fluctuat .....et Mergitur
C'est dans la baie de Douarnenez que se trouvait la ville légendaire
d'Ys. C'était
une cité merveilleuse et d'une très grande beauté. Pour se protéger des
caprices
de la mer et surtout des ses marées, la habitants de la ville avaient
construit un
puits immense pour accueillir le trop plein d'eau. A l'intérieur de ce
puits, il y avait
une porte secrète que seul roi connaissait. A cette époque là, le roi de la
Cornouaille armoricaine s'appelait Grallon le Grand.
La fille du roi, Dahut, après avoir offert un banquet en honneur à son
amant,
décida de dérober la clef de la porte secrète pour la lui montrer . Ils
choisirent de
se rendre au puits, d'y ouvrir l'écluse grâce à la clef et les
malheureux furent
emportés par les flots. Rien ne put empêcher la montée des eaux et la
ville d'Ys fut
engloutie à tout jamais. Personne n'a retrouvé de traces à ce jour de
cette cité
enchanteresse que les Dieux avaient chatié.
Les habitants de Lutèce estimaient profondément la ville d'Ys. Afin de
lui rendre un
hommage éternel, ils s'attachaient à construire une ville qui lui
ressemblerait.
Lutèce s'inspirera du mot latin "Par" signifiant : "égale à" pour
devenir ParYs, la ville
égale à Ys.
Cette légende n'est pas la seule à nous conter l'origine du mot Paris.
________________________________________
Page 3
3
Une autre raconte que les parisiens étaient les Parrhasia, cité
d'Arcadie, et
compagnons d'Hercule. Paris était fondée par le héros grec, et il y a
laissé ses
compagnons lors de sa conquête du royaume des Hespérides.
En 1532, Gilles Corrozet prétend que le temple égyptien d'Isis est à
l'origine du mot
Paris (Par Isis).
Pour être plus historique, signalons qu'à Lutèce, les parisii, appelés
ainsi par César,
sont un peuple de marchands jouant un rôle de premier plan dans le commerce
fluvial du bassin parisien. Leur puissance économique a fait tourner la
page de
l'histoire de Lutèce et donné un nouvel essor à la ville, à travers le
nouveau nom
de Paris.
Place du Panthéon
Le projet de Soufflot visait à l'origine, et selon ses propres termes, à
"réunir la
légèreté de l'architecture gothique avec la magnificence de l'architecture
grecque." L'architecte s'inspirera Panthéon de Rome, dans la conception du
dôme, des trente deux colonnes et du fronton triangulaire, le premier du
genre à
Paris.
Le monument actuel est assez éloigné du projet d'origine. Les tours ont
été rasées,
les frontons refaits, les fenêtres, qui à l'origine allégeaient la
grande surface des
murs, seront obstruées par la Constituante. La mode post-révolutionnaire
donnera
au monument un aspect patriotique qui n'était pas dans l'esprit de son
concepteur. David d'Angers est l'auteur du bas-relief du fronton : la
Patrie, entre la
Liberté et l'Histoire, distribue des couronnes aux grands hommes.
L'inscription en
lettres d'or "Aux grands hommes la Patrie reconnaissante" date de 1837. Des
sculptures de marbre figurant le Baptême de Clovis, Attila et sainte
Geneviève
encadrent la porte centrale. Le Panthéon avait été conçu primitivement en
fonction du tombeau de sainte Geneviève, situé au centre du monument,
sous la
grande coupole. Celle-ci repose sur des colonnes et comporte deux calottes,
dont la première fut décorée par le peintre Gros, sur commande de
Napoléon en
1811. Le célèbre pendule de Foucault, une boule de laiton de 28 kg, est
suspendu
sous la seconde calotte par un câble d'acier de 67 mètres. Cet
instrument prouve
la rotation de la terre et sa sphéricité.
En supprimant les fenêtres, la Révolution renforcera l'aspect austère de
l'édifice et
perturbera sa ventilation. La montée du degré d'humidité sera, deux
siècles plus
tard, à l'origine d'importantes fissures provoquées par l'érosion des
structures
métalliques. Les nouveaux espaces, livrés aux artistes du XIXème siècle
(parmi
lesquels Puvis de Chavannes, Cabanel, Delaunay, Paul-Joseph Blanc,
Lenepveu...)
donneront naissance à l'un des plus grands ensembles décoratifs de la
capitale.
Les sculptures commémoratives, postérieures à 1920, ne sont pas d'un intérêt
artistique majeur.
________________________________________
Page 4
4
A droite, le tombeau de Rousseau, dont une gravure évoque l'influence de sa
pensée après sa mort, fait face à celui de Voltaire. Les deux phares de
la pensée
française du XVIIIème siècle, ennemis de leur vivant, sont ainsi
réconciliés dans la
mort. Dans les galeries suivantes, on verra notamment les tombes de Jean
Moulin,
Victor Hugo, Emile Zola, Louis Braille, Victor Schoelcher (à qui on doit
l'abolition de
l'esclavage dans les colonies françaises en 1848), René Cassin, auteur de la
Déclaration universelle des droits de l'homme, Jean Monnet.
Le Panthéon surplombe la montagne Sainte-Geneviève, au coeur du cinquième
arrondissement de Paris. Cette "montagne" tient son nom de l'héroïne
légendaire
qui sauvera Paris des invasions barbares du Vème siècle, et qui y sera
inhumée en
500. Une abbaye sera construite en 508, sous le règne de Clovis, qui
renfermera la
dépouille de la sainte, avant de recevoir celle de Clovis lui-même. Tout
d'abord
dédiée à saint Pierre et à saint Paul, cette abbaye prendra le nom de sainte
Geneviève
au
XIIème
siècle.
L'histoire du Panthéon se rapproche de celle de la Madeleine. Tous deux
seront
commandés par Louis XV. La Madeleine, conçue sans croix à l'origine, est
devenue propriété de l'église, alors que le Panthéon, sensé perpétuer le
nom de
sainte Geneviève, construit sur le modèle d'une croix grecque et pourvu d'un
dôme
d'apparence
chrétienne,
est
devenu
un
temple
laïque.
Atteint d'une grave maladie à Metz, en 1744, Louis XV fera le voeu, s'il
guérit,
d'ériger une immense église en lieu et place de l'abbaye
Sainte-Geneviève, alors
en ruine. La guérison venue, il tiendra parole et assignera à
l'architecte Soufflot la
tâche de dessiner les plans du monument. Grand admirateur de l'architecture
gréco-romaine, celui-ci imaginera un gigantesque édifice, bâti sur un
plan de
croix grecque de 110 mètres de long, 84 mètres de large et 83 mètres de
haut. A
l'époque, le projet paraît tellement insensé que beaucoup, à la cour et
dans les
salons de la capitale, mettront en doute les capacités de Soufflot et
prédiront
l'effondrement du monument. Louis XV confirmera sa confiance en
l'architecte et
posera la première pierre en 1764, au cours d'une grande cérémonie.
Les travaux seront ralentis du fait de difficultés financières. Pour
trouver les fonds
nécessaires, le gouvernement aura recours à plusieurs loteries. Des
mouvements
de terrain, qui provoqueront des crevasses et des lézardes dans les
fondations
durant les travaux, alimenteront le flot de sarcasmes des ennemis de
Soufflot.
L'architecte décédera en 1780. Son plus brillant élève, Rondelet,
achèvera les
travaux
en
1789.
En avril 1791, la Constituante ordonnera la fermeture de l'église et
chargera
Antoine Quatremère de Quincy de modifier la structure de l'édifice, à peine
achevé, pour en faire un temple destiné à recevoir «les cendres des grands
hommes de l'époque de la liberté française.» L'église deviendra ainsi le
Panthéon,
demeure des dieux dans la mythologie grecque. Les dépouilles de Mirabeau,
Voltaire, Le Peletier de Saint-Fargeau, Joseph Bara, Rousseau et Marat
seront les
premières
admises.
________________________________________
Page 5
5
En 1806, le Panthéon, comme toutes les églises de France fermées sous la
révolution, sera rendu au culte retrouvera son nom d'origine d'église
Sainte-
Geneviève. Rebaptisé Panthéon en 1830, l'édifice retrouvera sa vocation de
temple laïque et patriotique. Quartier général aux insurgés de la Commune en
1871, au cours de laquelle Millière sera fusillé sur les marches,
l'édifice sera
définitivement transformé en monument républicain en 1885, lors des
funérailles de
Victor Hugo
Pont Alexandre III
Dates : 1897-1900
Dimensions : une arche de 107,50 m encadrée de deux viaducs de 22,50 m
chacun
Secteur géographique : Invalides
Architectes : Joseph Cassien Bernard et Gaston Cousin
Historique Trois événements de nature différente constituèrent le cadre dans
lequel s'effectua la construction du pont Alexandre III. Il s'agit de
l'opération
d'urbanisme lancée dans ce quartier, de l'exposition universelle de 1900
et de
l'Alliance franco-russe du début des années 1890. C'est en effet Nicolas
II, fils
d'Alexandre III, qui posa la première pierre du pont, en compagnie du
Président
Félix Faure lors d'une visite officielle, en octobre 1896.
L'opération d'urbanisme consista à percer un nouvel axe entre les
Invalides et les
Champs-Élysées, quartier qui s'était déjà beaucoup transformé pour
devenir un
lieu de plaisirs, avec notamment l'apparition de cafés-concerts à ciel
ouvert à
partir des années 1830.
La création d'une avenue dans l'axe du pont faisait partie du projet
d'embellissement, lié à l'Exposition universelle.
Architecture
Inauguré en avril 1900, le pont Alexandre III représente un exploit
technique par sa
voûte en acier surbaissée. La question du décor, quant à elle, suscita des
appréciations diverses, longtemps encore après sa construction. Elles
portaient
essentiellement sur l'aspect des pylônes qui comptent nombre de lampadaires,
balustrades, parements, guirlandes...
Hôtel Matignon
L'hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre du
gouvernement
français, située 57 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris.
Histoire
Il a été bâti sur l'ordre de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg,
prince de
Tingry, qui en passa commande à l'architecte Jean Courtonne, en 1722 sur un
terrain qu'il avait acheté en 1719. Les travaux s'étant révélés plus
coûteux que
prévu, le prince de Tringry dut vendre l'hôtel en voie d'achèvement à
Jacques
Goyon de Matignon, comte de Thorigny, dès le 23 juillet 1723.
Au moment de l'acquisition, le nouveau propriétaire retira à Courtonne,
soupçonné d'indélicatesse, le marché de travaux mais lui conserva la
fonction
d'architecte jusque dans les premiers mois de 1724. Lorsque Courtonne fut en
définitive supplanté comme architecte par Jean Mazin, le gros oeuvre et la
décoration extérieure étaient achevés et la décoration intérieure était
en cours.
Jean Mazin se borna à réaliser le portail, dont Courtonne se plaignit
d'ailleurs au
motif que son couronnement était trop semblable à celui de l'hôtel.
Jacques de Matignon mourut le 14 janvier 1725. Par l'intermédiaire de sa
bru,
Louise Hippolyte Grimaldi, héritière du trône de Monaco, l'édifice passa par
mariage aux princes de Monaco. Il appartint ensuite à la danseuse Anne
Éléonore
Franchi et à son amant le riche banquier Quentin Crawford.
En 1808, il fut vendu à Talleyrand, qui dut le revendre peu après à
Napoléon Ier.
Au début de la Restauration, Louis XVIII l'échangea contre le palais de
l'Élysée à
Louise Bathilde de Bourbon, soeur du futur Louis-Philippe. Celle-ci le
fit occuper par
une communauté de religieuses, puis le loua.
L'Antiversailles ou Le palais-royal de Philippe Égalité: ou, Le
Palais-Royal ... - Page 294
de René Héron de Villefosse - 1974 - 355 pages
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de la
Convention désigne un fort de Marseille pour abriter toute la famille. ...
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Le prince rouge, Philippe-Égalité: d'après des documents inédits - Page 326
de André Castelot - 1961 - 341 pages
Le duc d'Orléans, le comte et la comtesse de la Marche sont à
l'Isle-Adam chez
le prince de Conti, tandis que la duchesse Louise-Bathilde de Bourbon
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Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France -
Page 149
de Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France (France) - 1981
Le plan des Archives nationales est très probablement contemporain de
Louise
Bathilde de Bourbon ; pour être plus précis on peut le situer entre 1787
et ...
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Procès de Louis XVI, roi de France ... - Page 433
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... vers les quatre heures et demie du soir, la ci-devant duchesse
d'Orléans, le
ci-devant prince de Conty, la ci -de vaut duchesse de Bourbon ...
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sa tante,
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de Pierre Louis Pascal de Jullian - 1822
En 1793 , a duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des
décrets
... en l'an 6 , sous le titre de Mémoires de ht princesse Stéphanie-
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1827
... la duchesse de Bourbon fut détenue à Marseille par suite des décrets
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Bourbon ,
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Biographie nouvelle des contemporains [1787-1820]. - Page 525
de Antoine-Vincent Arnault - 1827
... mère du prince, et ftl°" la duchesse de Bourbon sa tante, n'avaient
point suiv
i la famille royale. ... se souvenait mieux que Marie-Louise ...
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Mémoires sur la cour de Louis XVI et la société française: avant 1789 -
Page 59
de Baronne d' Oberkirch, Henriette Louise von Waldner Oberkirch, Léonce
de Montbrison - 1834
Me"- la duchesse de Bourbon avait une très-bonne musique qu'on entendait
...
Mme la duchesse de Bourbon fil illuminer une salle de verdure et nous
donna un ...
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Histoire de la Révolution du 10 aoust 1792. Des causes qui l'ont
produite ... - Page 187
de Jean-Gabriel Peltier - 1795 - 539 pages
... vis-à-vis le jardin de Madame la duchesse de Bourbon. Cependant
comme le ciel
ne permet . oint que le crime reste sans une vengeance plus ou moins ...
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3.2. Re: A propos de la Duchesse de Bourbon.
Envoyé par : "mcyvard" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 12:35
cher Antoine, merci
le but du jeu reste de montrer que chacun peut apporter de quoi enrichir
les travaux de maitrespasses, laquelle liste est ouverte à toute langue
nos amis anglophones sont présents, comme les italiens, les espagnols, etc.
la parole circule librement et chacun peut offrir à tous ce qu'il peut
et s'il se trompe ou a été trompé par des similitudes... l'important
sera moins de "rectifier" que d'amener les informations nécessaires à la
correction des données fournies
lesquelles, hors document, restent données subjectives
pour sortir les hommes du "torrent", il me paraît bon de leur tendre la
main, ou une perche, à eux, ensuite de se saisir de l'opportunité présentée
en attente de cette donnée en langue anglaise, si l'un de nos colistiers
accepte de nous fournir l'information.
amitiés à tous, et particulièrement à notre Ami Antoine Faivre, dont la
présence, avec d'autres est précieuse
Antoine FAIVRE a écrit :
>
> Voilà, en vérité, un bon dossier sur Bathilde d'Orléans...
>
> Cela dit, sur ce point comme sur d'autres il ne faudrait pas
> négliger pour autant les références accessibles en d'autres langues
> que le français.
>
> Ainsi, dans le Dictionary of Gnosis and Western Esotericism (Leyde:
> Brill: 2007), il y a un long, très documenté et remarquable article
> consacré à la dite dame, par Karen Claire Voss. C'est la meilleure
> présentation donnée jusqu'à présent, à ma connaissance !
>
> Antoine Faivre
>
>
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4. Re: Symbolisme du corps humain, mythes et astrologie
Envoyé par : "mcyvard" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 27. Octobre 2008 13:43
BAGLIS TV a écrit :
> Madame MOnsieur
>
> nous avons le plaisir de vous informer de la mise à disposition de
> deux nouvels exposés:
>
>
> Le symbolisme du corps humain, les mythes et l'astrologie 1/2
>
> ( Écrit par Agier Franck )
> 17-10-2008
>
> Par : Luc Bigé Si la biologie et la médecine expliquent
> précisément le "comment" de notre corps, elles sont en revanche
> impuissantes à nous renseigner sur le "pourquoi" de celui-ci.
>
>
> Suite...:
> http://www.baglis.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=289&Itemid=80
>
>
>
> Le symbolisme du corps humain, les mythes et l'astrologie 2/2
>
> ( Écrit par Agier Franck )
> 17-10-2008
>
> Par : Luc Bigé Si la biologie et la médecine expliquent
> précisément le "comment" de notre corps, Suite...:
> http://www.baglis.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=291&Itemid=80
>
>
> Avec nos sentiments les meilleurs,
>
>
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. (no subject)
De : Pierre LENGYEL
2. (no subject)
De : Pierre LENGYEL
3. (no subject)
De : Pierre LENGYEL
Messages
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1. (no subject)
Envoyé par : "Pierre LENGYEL" lengyel.pierre@wanadoo.fr
Date : Samedi, 25. Octobre 2008 7:46
un peu de métaphysique
La Haute Initiation (schéma)
Père
Saint Esprit Fils
Séraphins
Trônes Chérubins
Dominations
Puissances Vertus
Archées
Anges Archanges
Tout ceci constitue les hiérarchise créatrices
Mais aussi la limite infranchissable de leur vivant pour les Hommes du commun
C´est un peu l´échelle de Jacob
pierre LENGYEL
LA VIE EST BELLE!
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2. (no subject)
Envoyé par : "Pierre LENGYEL" lengyel.pierre@wanadoo.fr
Date : Samedi, 25. Octobre 2008 8:55
un peu de sagesse!
Réflexions du Soufisme
Sur le chemin de la connaissance, le fou ne voit pas son nez !
Va boire à la source de la Connaissance, et si on te dit que l´eau est
saumâtre, juges par toi-même !
En route, dans ta quête on voudra te lapider, mais saches que ces
pierres t´aideront à ne pas fléchir !
Ce que tu regardes, n´est pas ce que regarde ton compagnon de route,
mais tous les deux vous êtes en route.
N´écoute pas celui qui crie le plus fort, il est comme le tambour,
creux à l´intérieur !
Autre chose
La moralité de la pièce d´Ibsen : l´ennemi du Peuple, est que la
majorité peut avoir raison dans l´erreur.
pierre LENGYEL
LA VIE EST BELLE!
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3. (no subject)
Envoyé par : "Pierre LENGYEL" lengyel.pierre@wanadoo.fr
Date : Samedi, 25. Octobre 2008 9:57
un peu de m'étaphysique
La Haute Initiation (schéma n° 2)
Plans
Atmique Dieu (brama, ouranos, zeus, kheter, allah)
Buddhi le Christ, Vichnou, Osiris, Dyonisos
Causal le saint esprit, le moi spirituel, Kali, Isis, Rhéa, Cybèle, Aphrodite
L´atmique, le Buddhi et le causal, constitue le moi divin, dont le
taux vibratoire est le plus élevé de l´Univers seuil interdit à
l´homme physique
-------------------------------------------------------------------------------------------------
Mental l´intelligence Humaine, l´intellect
Astral c´est le corps de nos désirs
Ethérique ou Vital c´est ce qui donne la vie au corps physique
Physique c´est l´outil de l´esprit le soma de St Paul
Ces trois états constituent la trinité mortelle de l´homme
Avec un taux vibratoire très en deçà du plan divin, l´initiation rend
possible d´atteindre le seuil du Divin mais pas au delà, sauf par la
mort physique de l´homme, mais pas de son Ame et si l´homme a été de
son vivant un grand initié, il peut devenir dans le plan divin un Ange
pierre LENGYEL
LA VIE EST BELLE!
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Sujets abordés dans ce résumé :
1.1. Re: ambelain marcion
De : mcyvard@free.fr
2.1. Re : Recherche de loge
De : pascalmartinez78
3. TR: Deux nouveautés maçonniques : le compagnon de Ward et des
De : SEGUY MICHEL
Messages
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1.1. Re: ambelain marcion
Envoyé par : "mcyvard@free.fr" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Vendredi, 24. Octobre 2008 8:23
bonjour,
d'une part les déviances, dites hérésies, ont contraint l'église de Pierre et
Paul à préciser des points à les transformer en "doctrine"...
d'autre part, l'église était devenur un lieu de pouvoir récupéré par les
"princes romains" contre ceux qui s'emparaient du pouvoir par fait
"militaire" à
la suite des nombreuses invasions dites barbares
la christianisation de "l'europe" est aussi une donnée historique qui répond à
des données précises:
rappelons, nous sommes au 18e siècle et Voltaire reçoit un prêtre à
l'instant de
sa mort pour éviter que son corps ne subisse le sort d'une de ses amies
comédiennes, dont le corps avait été jeté aux ordures
qu'il fut toute une époque où seuls les chrétiens héritaient de leurs ancêtres
etc.
Pierre, toi, comme moi, avons connu l'heureuse époque où le suicidé se voyait
refuser l'entrée à l'église
où les filles "mères" étaient montrées du doigt
dans quelles conditions un catholique peut-il, pouvait-il pratiquer l'acte
sexuel
etc.
le pouvoir entre les mains d'une seule forme de pensée qui veut
s'imposer à tous
est dangereux, que cette pensée soit de religion, d'athéisme, d'agnostisme, de
laicité ou autre
quand une pensée domine elle exige rapidement de devenir pensée unique
à nous, d'utiliser les données offertes, sans nous laisser dominer
toutefois, les "enfants" désireux de merveilleux sont plusnombreux que les
adultes qui veulent bâtir une véritable réflexion
amitiés
Toute la discussion (3)
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2.1. Re : Recherche de loge
Envoyé par : "pascalmartinez78" pascalmartinez78@yahoo.fr pascalmartinez78
Date : Vendredi, 24. Octobre 2008 8:25
Merci Patrick,
A Saint Germain, tu te réunis en loge dans quelle obédience ?
GO, GL ?
Je n'ais pas trouvé ton adresse mail, donc je te répondd sur le
groupe.
Pascal
--- Dans maitrespasses@yahoogroupes.fr, "Patrick " <2508p@...> a
écrit :
>
> Bonjour ,
> Je peux répondre à tes questions , connaissant bien les Loges de
St Germain que je fréquente depuis longtemps ; tu peux me joindre
sur mon mail perso au : 2508p@...
> Cordialement
> Patrick Desmarty
> ----- Original Message ----- From: pascalpartinez To:
> maitrespasses@yahoogroupes.fr Sent: Wednesday, October 22, 2008
> 3:28 PM
> Subject: [maitrespasses] Recherche de loge
>
>
> Bonjour,
>
> Mon nom est PAscal,
> Je suis Maître depuis 2 ans, et je suis à la recherche de loges
sur St
> Germain, et d'un maitre pour m'accompagner (pour me présenter).
>
> Si vous avez des inforations, je suis preneur.
>
> Frédéric
>
>
>
> -------------------------------------------------------------------
-----------
>
>
>
> No virus found in this incoming message.
> Checked by AVG - http://www.avg.com Version: 8.0.175 / Virus
> Database: 270.8.2/1738 - Release Date:
21/10/2008 14:10
>
>
> [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte
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>
Toute la discussion (3)
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3. TR: Deux nouveautés maçonniques : le compagnon de Ward et des
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Vendredi, 24. Octobre 2008 15:51
Ces rituels valent le détour.....
En vente dans toute bonne Librairie (Gibert, La Fnac, etc...)
ET chez l'éditeur :
http://www.editionsdelahutte.com/
qu'on se le dise !
Bonjour des Editions de La Hutte <http://www.editionsdelahutte.com> .
Après l'apprenti, nos amis d'Emulation vont bénéficier du Livret du
compagnon de John S.M. Ward <http://www.editionsdelahutte.com/FM.html>
:
<http://www.editionsdelahutte.com/FM.html>
Exceptionnel : enfin des textes importants en français sur la plus
méconnue des anciennes francs-maçonneries !
Fifield d'Assigny : cinq documents maçonniques irlandais. 1741-1744
<http://www.editionsdelahutte.com/FM.html#fifield>
<http://www.editionsdelahutte.com/FM.html#fifield>
Et toujours au firmament des polémiques : Les 15 sujets qui fâchent
les francs-maçons <http://www.editionsdelahutte.com/ESSAIS.html> , par
Bruno Etienne et Jean Solis...
<http://www.editionsdelahutte.com/ESSAIS.html>
Bonne lecture !
Les Editions de La Hutte <http://www.editionsdelahutte.com/ESSAIS.html>
Si vous ne souhaitez pas continuer à recevoir des informations de
notre site, merci de nous envoyer une réponse vide à ce courriel.
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. venu du siècle précédent
De : mcyvard@free.fr
2. planche Martiniste... SIGNE acclamation
De : SEGUY MICHEL
3.1. Recherche de loge
De : pascalpartinez
3.2. Re: Recherche de loge
De : Patrick
Messages
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1. venu du siècle précédent
Envoyé par : "mcyvard@free.fr" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Mercredi, 22. Octobre 2008 14:14
CONTACTS
TRAVAIL EN AMITIES
Roc m'a servi de guide; il sut mener quelques expériences et le sentier me fut
épargné; avec lui, j'ai pu avancer sur le chemin.
Joseph veut tout connaître, tout expérimenter. Il nous a contraints à des
combats dangereux pour le sortir des mauvais pas où il a l'habitude d'errer.
Ce jour-là, il pleuvait. Roc nous a appelés.
"Siméon, Joseph, venez, la pluie va bientôt cesser, j'aimerais vous laisser
entrer en contact avec deux amis à plumes."
Nous nous dirigeons vers les arbres, à l'entrée de la maison.
La pluie fouette nos visages.
Nous tentons de nous abriter sous l'un des chênes.
"Sur cette branche, voyez les pigeons; ils se sont arrêtés, ils
laissent passer
la bourrasque. Dans quelques minutes, ils reprendront leur vol, j'aimerais que
vous entriez en contact avec eux. Orientez votre esprit."
Dans mon imaginaire, je caresse doucement le corps du pigeon. Le plumage est
animé d'un tremblement, son coeur bat vite.
J'ai une sensation de force tranquille. Le contact est superficiel. L'animal
n'est pas inquiet; il ne sait pas où il est; je reçois l'image d'un
pigeonnier;
un lieu calme, sensations de nourriture, de boisson, d'une femelle.
Je me fais accepter par une partie spirituelle de ce pigeon.
Je reçois une autorisation de contact.
Aucune prise de possession, une simple mise en relation s'effectue, un lien se
met en place.
Sur sa branche, le pigeon paraît m'observer, mon image ne me parvient pas.
Apaisement.
La pluie cesse. Je ressens un mouvement d'ailes; une animation brève; il
s'envole, je suis.
Mon corps s'appuie sur l'arbre; il laisse aller. Roc le maintient. Joseph est
toujours debout, tendu, silencieux.
Le pigeon décrit des cercles au dessus de nos têtes. Ce n'est plus un
oiseau, ce
sont deux ailes qui battent; elles s'élèvent; elles cherchent une sensation
précise.
Contact.
Pigeonnier, graines, eau, apparence animale lumineuse et colorée.
Serait-ce une pigeonne?
Le contact se précise, s'intensifie, une forme d'inquiétude disparaît;
confiance, joie.
Nous nous élançons; nous savons être dans la bonne direction; nous suivons la
sensation.
Nous passons au-dessus d'une ville; nous ressentons des perturbations très
fortes; les sensations disparaissent. Un nuage, nos ailes accélèrent, notre
respiration devient difficile. Nos ailes montent; nous retrouvons la
sensation.
L'image du refuge se précise. Nous accélérons. Voilà les repaires au
sol, image
d'un arbre, un toit de maison, très particulier, avec des ardoises de couleur,
tout à fait inhabituel dans le Nord.
Erreur, délire?
La distance se réduit, l'abri est proche.
Abri en vue. Peur.
Chats.
Marron clair, taches blanches. Rayures claires presque blanches. Siamois, il
tente d'emprisonner l'esprit du pigeon.
Cercles; apaisement.
Bruits joyeux, abri. Retour au calme.
Je remercie, je caresse le corps; adieu l'ami!
Je reviens au monde des hommes.
Je me redresse, j'ouvre les yeux; plus aucune surveillance n'est nécessaire.
Joseph:
"Je n'y suis pas arrivé."
Roc:
"Tu as été agressif dans ton désir de réussite, aucun de ces pigeons et toi,
vous ne pouviez établir de lien."
Joseph:
"Etait-ce à cause d'une mauvaise orientation de mon esprit ou tout simplement
parce que l'entente n'était pas possible?"
Roc:
"ce n'est pas parce que tu aimes ou crois aimer quelqu'un que celui-ci
t'aimera
en retour!"
Joseph:
"un amour intense peut-il ne pas être payé de retour? Si j'aime une personne
celle-ci ne me témoignera-t-elle pas au moins un peu d'amitié?
Roc:
"Pourquoi ressentirait-elle ce que tu ressens? Pourquoi, percevant tes
sentiments ne s'en jouerait-elle pas?"
Joseph:
"Aimer réellement, sincèrement, implique une réciprocité!"
Roc:
"non!"
Siméon:
"Quel était le but de cette expérience?"
Roc:
"Au départ, il vous fallait prendre contact avec une forme de vie animale.
L'heure était venue, vous en aviez l'aptitude, les pigeons étaient
disponibles."
Siméon:
"Pourquoi ai-je obtenu le contact?"
Roc:
"Il y avait un lien entre ce pigeon et toi."
Joseph:
"Qu'avons-nous appris?"
Roc:
"Tu le sauras un jour."
Siméon:
"Peut être à aimer sans espoir de retour; à désirer selon la tension qui
convient"
Joseph:
"A orienter l'esprit suivant une tension déterminée; comme le pigeon, nous
serions aptes à trouver, puis à suivre, un "courant subtil", à prendre une
"sensation" pour revenir à l'essentiel."
Siméon:
"Au moins avons-nous compris que la ville, dans sa conception
actuelle, perturbe
les fonctions naturelles plus qu'elle ne les sert."
Roc:
"Il te reste maintenant à obtenir des points de repères matériels afin de
vérifier si vous n'avez pas divagué."
Siméon et Joseph s'exclament en coeur:
"Et à ne pas oublier que même si quelques points matériels sont vérifiés il ne
faudra pas en conclure que tout est valable mais s'en servir pour progresser!"
Roc:
"puisque cela vous amuse, je vais vous conter mes premiers contacts
avec la vie
animale: Imaginez une chaude journée d'été, j'observe les papillons voletant
dans le jardin. Une marionnette se pose sur le bas d'une barrière de béton qui
reçoit le plein soleil. J'oriente mon esprit vers ce papillon.
Immédiatement, je
perçois une sensation de chaleur, de bien être. Ce chaud parcourt les
ailes, le
corps; il monte en moi par les pattes. Je suis bien, je suis chaud. La
relation
dure quelques "minutes"; mon esprit touche une zone précise du corps,
une sorte
de cerveau que je localise plutôt dans le thorax que dans la tête. Je lui
demande de voler directement vers moi et de se poser sur mon épaule.
La demande
est douce, normale, sans contrainte.
Je me demande encore si je n'ai pas exercé, avec une facilité dérisoire, une
sorte d'emprise sur le système nerveux de l'animal. Les ailes battent, elles
dirigent le papillon vers moi, en ligne droite. A un mètre de moi, il
oblique à
gauche, au moment où une porte s'ouvre. J'entends la voix de ma femme
"qu'est ce que tu as?"
Siméon:
"L'insecte ne s'est pas posé sur ton épaule!"
Joseph:
"Etait-ce une emprise ou déjà une possession?"
Roc:
"une expérimentation n'est pas une expérience! Pour formuler des hypothèses de
travail il faut parfois par des moyens discutables mais raisonnables essayer
divers bricolages."
Joseph:
"Un peu comme ceux qui disent de fixer un point particulier de la nuque d'un
individu et d'essayer de le faire agir d'une façon précise simplement
en pensant
d'une façon particulière.
Roc:
"un autre jour en allant au cirque, j'obtins une sorte de contact avec un
pécari; plus exactement le pécari me contacte.
J'essaie de préciser et je fixe son museau. J'obtiens un univers où
l'on tourne
en rond: gris, sombre, gris, clair; une cage, une sensation que je ne
connaissais pas, aux limites de l'ennui, de l'indifférence, de la résignation;
un désir de mort, contrecarré par un traitement convenable. Une sensation de
demande m'arrive, puis quand je dirigeai le contact, une sensation
d'interrogation."
Siméon:
"Qu'as-tu fait?"
Roc:
"J'avais le désir de le libérer mais je crois que c'eut été sa mort. J'aurais
aimé oser me rendre auprès du directeur de ce petit cirque pour lui
demander de
libérer un pécari, ou de me le vendre..."
Joseph:
"il ne restait que la prière!"
Roc:
"il y avait certainement une solution! J'ai prié!
Ce n'est jamais inutile. Je m'interroge encore, je pense parfois que
j'imaginais
les sensations, que j'aurais préféré la mort plutôt que de vivre dans un tel
univers!"
Toute la discussion (1)
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2. planche Martiniste... SIGNE acclamation
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Mercredi, 22. Octobre 2008 18:18
LE SIGNE ET L'ACCLAMATION
Texte de s D
Avant de vous parler du signe et de l'acclamation, il me semble
indispensable de vous remémorer mon discours du mois de Mars
concernant le debout et à l'ordre de ce même rituel, car le signe suit
directement notre position particulière. Je vous rappelle donc que
nous nous mettons debout et à l'ordre à la demande du maître
initiateur, et qu'à cet instant, nous pénétrons dans un autre temps,
un autre espace: nous sommes au temps sacré, dans un endroit sacré, et
nous pouvons alors voir la Lumière sans danger.
Le signe et l'acclamation marquent la fin du rituel d'ouverture, et
sont repris, avec la batterie qui les sépare, lors de la clôture des
travaux. Après, nous prendrons place à la place qui nous est attribuée
en fonction de notre rôle dans le temple, et les travaux proprement
dits pourront commencer.
Je vais donc commencer aujourd'hui par vous raconter l'histoire d'une
vieille légende, celle de la main de Fatma, encore appelée main de
Miriam, ou de Fatima, ou de Marie, ou de Baal chez les Cananéens. La
main de Fatma (c'est son nom le plus connu) est une amulette
représentant une main à deux pouces, que l'on porte pour se préserver
du mauvais oeil. Elle représente la main protectrice de Dieu. Les
mains représentent la concentration de tous les pouvoirs, elles sont
imposées pour bénir, et ouvertes vers les cieux pour prier. Dans
l'antiquité, lorsque le besoin magique s'en faisait sentir, pour se
protéger contre une influence maléfique présente, appelée généralement
le "mauvais oeil", les kabbalistes étendaient la main en ouvrant
brusquement les doigts écartés, tout en disant H'amsah biEïnéik'a. Le
mot H'amsah est destiné à repousser les maléfices, le "mauvais oeil".
Il a pour valeur 26, comme Ayin, l'oeil. Ce geste a été repris par la
population, puis par les civilisations suivantes, et est devenu un
bijou protecteur qu'on attribue désormais aux islamistes.
Nous voici donc plongé au plein coeur de notre sujet: le signe,
l'acclamation, représentent donc au départ une protection contre les
forces du mal qui pourraient surgir lors de nos cérémonies. Mais c'est
bien plus que cela!
LE SIGNE
Tout d'abord permettez-moi un rappel qui me paraît indispensable.
Avant de vous parler du signe, je voudrais vous entretenir des signes.
J'ai remarqué lors des dernières initiations une certaine dérive par
rapport au rituel d'origine et par rapport à ma propre initiation,
lorsque le maître initié présente les signes et attouchements de
l'associé. Je pense qu'il est indispensable que nous soyons acccordés
sur le mêmes symboles, que nous travaillons avec les mêmes outils,
sinon nous nous éloignerons de plus en plus du rituel originel et donc
de la source même de notre groupe.
- le signe de reconnaissance se pratique lorsque dans un groupe on
soupçonne une personne d'appartenir à notre ordre;
- le signe qu'on peut appeler "d'introduction" se fait à l'entrée du
temple, à la demande du frère portier, pour pénétrer dans l'enclos
sacré. A signaler qu'il peut nous être demandé, en outre, de présenter
notre carte munie du timbre de l'année en cours.
Le deuxième signe que nous pratiquons lors du rituel est le signe de
croix. Simplement pour vous dire que Si on fait le signe de la croix,
et qu'en même temps on associe des pensées sur la crucifixion, on fait
naître des sentiments religieux qui peuvent être très efficaces. Mais
si on prend conscience de ce geste en relation avec la nature
quadripolaire (vie et forme, esprit et matière) de l'homme et qu'on le
fasse en se concentrant dessus, cela devient un rituel puissant.
Tandis que la main s'abaisse et s'élève sur l'axe vertical, puis passe
sur les deux pôles de l'axe horizontal, l'effet produit équilibre les
forces dans la constitution interne. Ce rituel devrait se terminer par
une jonction des deux mains, au centre, pour maintenir l'équilibre
obtenu. L'effet de ce rituel peut être augmenté de façon considérable
en y ajoutant le contrôle de la respiration.
Signe vient du latin signum, et désigne ce qui permet de connaître ou
de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose; c'est aussi un
geste ou une mimique permettant de faire connaître une pensée ou de
manifester un désir, un ordre. Le signe se fait avec les deux doigts
de la main droite, index et majeur, posés sur les lèvres, comme pour
signifier "chut !"
Nous partons d'une position "à l'ordre", où nous avons déjà la tête
dans les étoiles, et nous faisons le signe qui nous rappelle le
premier devoir du martiniste: le silence. Autrement dit, nous devenons
le fol, la lame 0, que le petit chien rappelle à la réalité.
Mais pourquoi donc nous rappeler que nous sommes tenus au silence?
Rappelons-nous ce dialogue entre le maître initié et la soeur
oratrice: "Qu'y a-t-il entre nous? Un secret. Quel est ce secret? Le
Martinisme. Es-tu discret? Je suis Martiniste".
Le signe, c'est donc le rappel à notre règle première, la discrétion .
La discrétion envers le profane, car celui-ci n'est pas prêt à accéder
à la Connaissance. La Connaissance doit être et est effectivement
possible, offerte, proposée à tout homme. "Dieu veut que tous les
hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité "
nous dit Saint Paul, dans la première épître à Timothée _ II, 4. Mais
n'oublions pas qu'il faut que le profane frappe, et qu'alors on lui
ouvrira. Il faut qu'il soit lui même le demandeur.
La connaissance du Bien sans peine et sans risque ne réclame qu'un
effort: le retour à la simplicité. Simplicité, donc pureté. Rejet des
complications, vanités, insanités, orgueils, intérêts, lâchetés,
faussetés, conventions, méchancetés, stupidités, étroitesses...
Le langage permet mais complique les relations humaines et ne possède
ni mot ni formule pour exprimer ce qui est trop simple, trop pur.
De ce fait, qui découvre la Vérité ne la peut faire entendre. Et nul
ne peut la recevoir d'autrui en s'évitant l'effort salutaire et
obligatoire de s'y évertuer seul;
Cependant, qui accède à la connaissance du Bien se doit, dans sa
félicité et par altruisme, de soutenir et de guider la quête de celui
qui cherche encore.
La communication exige donc un subterfuge. Et c'est le symbolisme à
forme ésotérique pratiqué par les initiés, les prophètes, les
poètes..; leur parole possède un sens, non pas caché sciemment, mais
exprimé ainsi parce qu'il n'est pas possible de faire autrement. Nul,
fut-il d'essence divine, ne reçoit licence d'apporter autrement la
Vérité car nous ne sommes pas faits pour la recevoir autrement. C'est
ainsi que Saint Martin, dans le livre rouge, note que l'alphabet est
tout renversé parce que Moïse a voilé la Science. On peut se rappeler
aussi les vers de Stéfan George: "Ici le seuil: chassez qui n'a point
l'âme prête.
A qui ne comprends pas, le précepte est mortel!".
Il s'agit pour simplifier d'éviter à l'être insuffisamment évolué de
subir le choc des hautes fréquences vibratoires (ce que l'on appelle
le sacré) qu'il ne pourrait pas supporter.
Martinistes, nous recevons un enseignement symbolique où la partie
"émotion" joue un rôle important. Notre travail de Martiniste continue
en dehors du temple, où nous pouvons laisser passer notre message sous
une forme voilée, pour ne pas brusquer la sensibilité du profane qui
n'est peut-être pas prêt à entrer dans le temple. Notre travail de
Martiniste n'en sera pas pour le moins terminé le jour où il n'y aura
plus de profane, car il restera encore à entretenir la flamme. Mais
peut-être alors, dans notre prière, pourrons-nous dire "mon frère qui
est au cieux", avant de dire "mon fils" comme l'avait souhaité Saint
Martin.
En numérologie, SIGNE 19755= 27 = 9. C'est donc l'Ermite, c'est le
signe que nous acceptons un travail intérieur obscur, mais
persévérant. Avec sa lanterne, comme Diogène, l'Ermite cherche celui
qui est prêt à être initié. L'Ermite s'isole du monde pour mieux
l'entendre: solitaire, mais pas indifférent. La lanterne est voilée
car la vérité est trop dure à contempler sans préparation. L'initiable
doit trouver l'Ermite et venir à lui. On le rencontre quand on est
prêt et alors il fait jaillir la lumière des ténèbres. Le silence,
c'est l'harmonie intérieure. L'Ermite n'est ni plongé dans la
méditation ou dans l'étude, ni en train de travailler ou d'agir: Il
chemine. Il manifeste un troisième état, au-delà de la contemplation
et de l'action. Il suit la voie du coeur. L'ermite nous conduit à la
roue pour nous amener à prendre nous mêmes nos responsabilités.
Rappelons-nous ici l'évangile de Thomas, log 49: "Heureux vous les
solitaires et les élus, vous trouverez le Royaume..."
Je concluerai ce travail sur le signe par le vieux principe alchimique
que vous connaissez tous: "Savoir, pouvoir, oser, se taire".
L'ACCLAMATION
Vient du latin acclamatio: cri de joie, d'approbation, d'enthousiasme,
d'une assemblée, d'une multitude.
L'acclamation se fait en étendant le bras droit vers de flambeau des
maîtres passés, la main largement ouverte (main rayonnante), et en
prononçant tous ensemble, un nom de pouvoir particulier à notre ordre,
CARITAS. Car chaque société initiatique possède ses propres
acclamations, ses propres noms de pouvoir, ce qui m'a fait penser que
cette acclamation est en quelque sorte un signe de reconnaissance, un
mot de passe. Envers qui? Envers ceux que nous appelons de tout notre
coeur pour venir nous seconder dans nos travaux. Car après nous être
recentrés lors du "debout et à l'ordre", après avoir élevé le taux
vibratoire de notre temple, nous attirons un éggrégore dans lequel
nous allons pouvoir communier avec les énergies venues dans haut. Je
pense qu'il n'existe d'ailleurs que deux éggrégores, et en cela je
vais devenir un manichéen: un bon, un mauvais, un blanc, un noir, un
positif, un négatif, car s'il y avait vraiment un éggrégore par groupe
de prière, ou par société initiatique, ou par religion, cela
signifierai qu'il en ait un pour chacun d'entre nous, puisque que nous
vibrons chacun à un taux personnel. En fait, un groupe ne crée pas un
éggrégore, mais l'éggrégore a été créé par Dieu? pour permettre à ceux
qui en ont la volonté, la patience, la capacité, de rencontrer dans un
autre monde, une autre dimension, un lieu sacré où les énergies sont
supérieures, des êtres désincarnés, des anges, des gardiens, qu'ils ne
pourrraient pas rencontrer autrement. C'est en quelque sorte un
système tampon, un lieu de rencontre, accessible aux esprits
supérieurs et aux humains qui, par certaines pratiques (yoga,
méditation, prières, mais aussi travaux collectifs...) parviennent à
accélérer leur taux vibratoire. Cette "dimension" cachée est invisible
pour le profane, pour les hommes et femmes de chair que nous sommes,
car nos organes sensibles ont disparu lors de notre chute.
L'initiation, le travail en groupe, mais surtout la méditation et la
prière peuvent nous aider à mieux sentir, mieux appréhender ce qui se
passe à des niveaux d'énergie plus élevés. Mais, comme rien ne peut
exister sans son contraire, cet éggrégore du Bien a engendré un
éggrégore du Mal, car la Lumière ne peut être percue que par rapport à
l'obscurité. En pratiquant régulièrement un rituel précis, et selon la
finalité des travaux, on attire l'un ou l'autre, ou on s'élève vers
l'un ou vers l'autre de ces deux éggregores.
Et l'acclamation n'est plus en fait que le mot de passe, afin que
nous soyons receonnus par ceux qui peuvent venir nous rencontrer:
groupes de prières, Maçons, Rose-Croix, Martinistes, etc. Pour rendre
mon discours plus plaisant, mais tout en insistant sur le sérieux du
sujet, je vais employer une image: imaginons un gardien du seuil, ou
un ange des couches inférieures, donnez lui le nom que vous voulez; ce
gardien qui est pour nous, à notre niveau, quelqu'un de déjà trés
évolué, n'est peut-être pour nos maîtres qu'une brute épaisse chargée
de garder l'entrée de l'enclos sacré; ce gardien, dis-je, fait une
sieste paisible, il ne sait pas que nous sommes le premier jeudi du
mois, mais il "sent " dans sa substance que nous arrivons vers lui,
car nous avons élevé notre taux vibratoire. Alors il se dit, ouvrant
un oeil: "oh, oh, voila quelqu'un qui vient! Voyons qui cela peut
être! En entendant notre acclamation, il nous reconnaît, et c'est à ce
moment qu'il remplit sa tâche en appelant ceux qui vivent dans les
couches supérieures:" eh, là haut, voici venir des Martinistes, ceux
qui sont intéressés descendent!" Et c'est ainsi que nous pouvons
rencontrer nos maîtres passés, mais aussi d'autres anges ou d'autres
maîtres venus d'autres traditions, et qui viennent nous inonder de
leur lumière pendant la durée de nos travaux. Cette transmission
d'énergie, plus douce que lors d'une initiation, nous apporte une
connaissance, une sagesse que nous ne pourrons pas percevoir tout de
suite, car cela met en action différents processus de purification,
des transformations au niveau de la chimie du corps, et ce n'est
qu'après un temps plus au moins long que le travail sera achevé et que
nous pourrons en profiter pleinement. Car alors, notre façon de
penser, de voir les choses aura changé; peut-être des sens se seront
affinés, et que d'autres sens, voyance, prémonition, magnétisme,
apparaîtront. Cela fait partie d'un travail particulier sur
l'initiation, mais je terminerai en vous rappelant qu'il faut laisser
le temps au temps de faire son travail.
La numérologie de ACCLAMATION donne 13331412965 = 38 = 11 = 2.
Personnellement, je considérerai le 1 + 1, car nous entrons en
communion avec nos égaux, nos frères passés. Mais 2, c'est aussi la
Grande Prêtresse, la détentrice du savoir, symbole elle aussi des
maîtres venus nous enseigner, à qui nous pouvons tout demander.
Par l'acclamation, nous nous relions à la Source, afin de permettre au
flux de la Volonté Suprême de descendre vers nous et de nous
ré-harmoniser. N'oublions pas Jésus, notre frère et maître, qui nous
disait que "quand deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au
milieu d'eux !"
CARITAS
Je voudrais demander à quelques uns d'entre vous, si notre frère
initiateur le permet, de m'épeler CARITAS.
Ce mot de CARITAS m'a fait souffrir. Je n'arrivais pas à saisir sa
signification profonde. Charité me paraissait trop simple, et pourtant
!...J'avais une affection particulière pour le CARITAS avec un h, car
je m'étais rendu compte qu'en supprimant les deux "a", et en
mélangeant un peu, il nous restait CHRIST.
Et puis je me suis aperçus par la suite, que la somme théosophique de
CARITAS sans h faisait 26 3199211 = 26 = 8 = YHVH (charitas -christ-
= 32 = 5), le nombre divin, la somme des lettres YHVH. Et en
consultant notre bon vieux Gaffiot des familles, on apprend que
CARITAS s'écrit avec ou sans h, et signifie Amour, affection,
tendresse. Alors, tout est devenu limpide, et je terminerai ce travail
simplement par la lecture du paragraphe 13 de la première épître de
Paul aux Corinthiens, que je vous demande de méditer au fur et à mesure
"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai
pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui
retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous
les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la
foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je
ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la
nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être
brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est
point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point
d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point,
elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de
l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle
croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues
cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en
partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait
sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je
parlais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je
suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure,
mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie,
mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.
Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la
charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité."
J'ai dit
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3.1. Recherche de loge
Envoyé par : "pascalpartinez" pascalpartinez@yahoo.fr pascalpartinez
Date : Mercredi, 22. Octobre 2008 18:42
Bonjour,
Mon nom est PAscal,
Je suis Maître depuis 2 ans, et je suis à la recherche de loges sur St
Germain, et d'un maitre pour m'accompagner (pour me présenter).
Si vous avez des inforations, je suis preneur.
Frédéric
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3.2. Re: Recherche de loge
Envoyé par : "Patrick" 2508p@orange.fr raidford
Date : Mercredi, 22. Octobre 2008 19:30
Bonjour ,
Je peux répondre à tes questions , connaissant bien les Loges de St
Germain que je fréquente depuis longtemps ; tu peux me joindre sur mon
mail perso au : 2508p@orange.fr
Cordialement
Patrick Desmarty
----- Original Message -----
From: pascalpartinez
To: maitrespasses@yahoogroupes.fr
Sent: Wednesday, October 22, 2008 3:28 PM
Subject: [maitrespasses] Recherche de loge
Bonjour,
Mon nom est PAscal,
Je suis Maître depuis 2 ans, et je suis à la recherche de loges sur St
Germain, et d'un maitre pour m'accompagner (pour me présenter).
Si vous avez des inforations, je suis preneur.
Frédéric
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. Saint-Martin chez les philosophes
De : Jean-Louis BOUTIN
2. Lever héliaque de Sirius
De : SEGUY MICHEL
3. difficultés informatiques après celles de free
De : mcyvard@free.fr
4. bibliotheque en ligne
De : SEGUY MICHEL
Messages
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1. Saint-Martin chez les philosophes
Envoyé par : "Jean-Louis BOUTIN" boutin.jl@wanadoo.fr osteopathe
Date : Lundi, 20. Octobre 2008 8:55
Présence de Saint-Martin dans les livres tout au long du 19e siècle :
Présence de Saint-Martin dans les ouvrages des philosophes du 19e siècle
http://www.boutin-jl.net/index.php?view=category&id=62%3Asm-philosophes&option=com_content&Itemid=81
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2. Lever héliaque de Sirius
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Lundi, 20. Octobre 2008 12:04
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius
Lever héliaque de Sirius
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius#column-one#column-one> , Rechercher
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius#searchInput#searchInput>
Dans le ciel nocturne d'Égypte
<http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gypte> , l'étoile la plus
brillante de toutes est Sirius <http://fr.wikipedia.org/wiki/Sirius>
(ou Sothis <http://fr.wikipedia.org/wiki/Sothis> si l'on utilise la
forme hellénisée de l'égyptien). C'est une étoile double
<http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toile_binaire> représentée sous
la forme d'une petite chienne (canicula en latin
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Latin> ) appartenant à la constellation
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Constellation> du Grand Chien
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Chien> (canis en latin).
Le Soleil <http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil> se rapproche de
Sirius, jusqu'à entrer en conjonction
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjonction_(astronomie)> avec elle
début juillet. À partir de ce jour, Sirius est invisible à tout
observateur terrestre durant quelques dizaines de jours, jusqu'à ce
qu'elle effectue son lever héliaque
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Lever_h%C3%A9liaque> , c'est-à-dire sa
réapparition dans les lueurs de l'aube
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Aube_(temps)> .
Histoire [modifier
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius&action=edit§ion=1>
]
Durant la période prédynastique, ce lever héliaque coïncidait avec le
début de la crue <http://fr.wikipedia.org/wiki/Crue> du Nil
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Nil> observée à Thèbes
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8bes_(%C3%89gypte)> vers le
20-25 juin, donc au solstice d'été dans notre hémisphère. La
réapparition simultanée de l'étoile la plus brillante et de l'eau
avait une signification hautement symbolique. C'est également la
période la plus chaude de l'année, d'où le nom de canicule (dérivé de
canicula) donné par les romains, et que nous utilisons pour définir
une période de grande chaleur.
Grâce au développement des modèles atmosphériques, on sait aujourd'hui
dater avec précision l'occurrence du lever héliaque de toute étoile
visible à l'œil nu en fonction du site choisi pour l'observation.
Incidence sur le calendrier [modifier
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius&action=edit§ion=2>
]
Si le lever héliaque de l'étoile Sothis est un phénomène plus ou moins
fixe (en fait légèrement variable suivant la précession des équinoxes
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9cession_des_%C3%A9quinoxes>
avec retard de 14 jours par millénaire) au cours d'une année solaire
(année d'environ 365,25 jours), le nouvel an du calendrier égyptien
(année de 365 jours), le 1er Thôt, est mobile. Le décalage entre
l'année solaire et l'année civile était d'environ un jour tous les
quatre ans. Il fallait donc 1460 ans (365 x 4) pour qu'un événement du
calendrier égyptien coïncide de nouveau avec un événement du
calendrier solaire.
C'est ainsi que, théoriquement, tous les 1460 ans, le nouvel an du
calendrier égyptien coïncidait avec le lever héliaque de l'étoile
Sothis. Ces années, ainsi que celles où le nouvel an coïncidait avec
l'inondation, étaient considérées comme extrêmement bénéfiques et
étaient souvent immortalisées sur les bas-reliefs. Ces faits
permettent de dater assez précisément les règnes de certains pharaons.
Cette période de 1460 ans est appelée période sothiaque.
Dès lors, l'indication d'une date de lever héliaque de Sirius permet
sa datation absolue, sachant que, d'après le grammairien et
chronologiste Censorin <http://fr.wikipedia.org/wiki/Censorin> , une
telle coïncidence ayant eu lieu en 139
<http://fr.wikipedia.org/wiki/139> , on peut calculer que les
précédentes eurent lieu en -1317
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=-1317&action=edit&redlink=1> ,
-2775
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=-2775&action=edit&redlink=1> et
-4235
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=-4235&action=edit&redlink=1> . Il
suffit alors de connaître la date du lever héliaque dans le calendrier
civil égyptien pour savoir à quelle distance temporelle on se trouve
de la prochaine coïncidence.
Par exemple, un texte de la XIIe dynastie
<http://fr.wikipedia.org/wiki/XIIe_dynastie_%C3%A9gyptienne> signale
un lever héliaque, le 16 du 8e mois de l'an 7 du règne de Sésostris
III <http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9sostris_III> . L'avance à
accomplir jusqu'à la prochaine coïncidence se compose donc des 14
jours restants du 8e mois, des 120 jours des 4 derniers mois, des 5
jours épagomènes et du jour d'apokatastasis, soit 140 jours en tout. À
raison d'un jour tous les 4 ans, on trouve donc que l'an 7 du règne de
Sésostris III était à 560 années (140 x 4) de la prochaine
coïncidence, celle de -1320
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=-1320&action=edit&redlink=1> , soit
l'année -1880 <http://fr.wikipedia.org/wiki/-1880> , en parfait accord
avec les autres estimations des dates de ce règne.
De nos jours un certain nombre de critiques sont formulées contre la
datation via la période sothiaque. On n'est ainsi pas sûr que le
calendrier civil soit resté inchangé durant des siècles, on n'a pas
retrouvé de mention explicite de ce cycle dans les écrits
prédynastiques et la date de -4235
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=-4235&action=edit&redlink=1> comme
date de création du calendrier semble contredite par l'archéologie.
Aujourd'hui avec la précession des équinoxes, le lever héliaque de
Sirius a lieu en août à la latitude du Caire
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Caire> alors que la crue (sans le
barrage d'Assouan <http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_d%27Assouan> )
a toujours lieu vers le 25 juin. Le lever héliaque de Sirius a donc
six bonnes semaines de retard sur la crue du Nil, et le lien entre les
deux événements est rompu.
Liens externes [modifier
<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lever_h%C3%A9liaque_de_Sirius&action=edit§ion=3>
]
* Calcul du lever héliaque de Sirius sur le site de l'
<http://www.imcce.fr/fr/ephemerides/astronomie/sothis/sirius.pdf>
IMCCE <http://fr.wikipedia.org/wiki/IMCCE>
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3. difficultés informatiques après celles de free
Envoyé par : "mcyvard@free.fr" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 20. Octobre 2008 16:21
depuis les deux septembre, les petites difficultés se multiplient
la série continue, le cyber caféreste accueillant mais je n'y ai pas
les mpemes
possibilités
Toute la discussion (1)
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4. bibliotheque en ligne
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Lundi, 20. Octobre 2008 17:16
Marcotoune, Bailey, etc...
http://kingsgarden.org/French/Organisations.F/OM.F/OM.html
http://kingsgarden.org/French/organisations.F/OM.F/Marcotoune/Marcotoune
.html
http://kingsgarden.org/French/Organisations.F/OM.F/OM.html
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
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1. lundi[2] De : crptrad Voir tous les thèmes[3] | Créer
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MESSAGE
1.
LUNDI
ENVOYé PAR : \"CRPTRAD\" MCYVARD@FREE.FR MCYVARD
Lundi 13. Octobre 2008 10:20
Les souris atteintes de neurodégénérescences (maladie d'Aloys) sont
nos
amies.
Les chercheurs leur ont fait manger des extraits de céleri, de poivre
vert, de camomille, avec pour résultat une diminution des phénomènes
inflammatoires liés à des maladies comme la maladie d'Alzheimer (mais
si
Aloys) ou de Creutzfeldt-Jakob.
Ces plantes contiennent de la lutéoline dont les propriétés anti
inflammatoires au niveau cérébral ont été mises en évidence dans
certaines démences.
Le test de la molécule a été fait in vitro. Culture de cellule de la
microglie infectée par une bactérie, en présence de lutéoline.
Résultat, il y a inhibition d'une cytokine pro-inflammatoire.
Le test s'est poursuivi in vivo chez la souris.
L'eau de boisson a été chargée en lutéoline. Une baisse semblable a
été
constatée dans le plasma et dans l'hippocampe (riche en cellules
microgliales).
La conclusion actuelle est que la lutéoline possède une activité
anti-inflammatoire cérébrale. Elle existerait aussi, potentiellement,
chez l'humain.
Ne commencez pas à arracher vos patates pour cultiver du céleri, il
n'y
a pas de lien évident entre la consommation élevé de céleri et de
poivre
vert chez l'homme.
En revanche, si vous jetez vos bouteilles de whiskey pour vous mettre
à
la camomille, votre cerveau pourrait bien s'en trouver moins ramolli.
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[2] #1
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[11]
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[13]
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[14]
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[15]
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[16]
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[17]
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. Rejoignez-moi en vous engageant à ne pas porter de fourrure
De : SEGUY MICHEL
2. rose-croix martinisme un stmartin belge
De : crptrad
3. Feng Shui 1
De : SEGUY MICHEL
Messages
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1. Rejoignez-moi en vous engageant à ne pas porter de fourrure
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Lundi, 13. Octobre 2008 11:37
http://getactive.peta.org/campaign/france_china_fur?rk=01r8WQnqCiGZW
Cher(e) ami(e),
Les animaux dans les fermes à fourrure sont traités de manière
horrible. Avec autant d'alternatives synthétiques disponibles,
il n'y a pas de raison de porter de la fourrure véritable.
Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous et vous engager avec moi
à ne pas porter de fourrure.
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If you do not wish to receive emails sent from your peers on behalf of
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Toute la discussion (1)
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2. rose-croix martinisme un stmartin belge
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 13. Octobre 2008 11:54
3 parties dans le testimonia de cette semaine
lefranc nous offre un §6 sur les rose-croix intéressant, à mon avis
puis un § sur le martinisme sans réel intérêt, sauf que le mélange avec
la demoiselle Labrousse peut interpeller sur le fait et amener à
réflexions...
puis je vous ai mis du presque brut de décoffrage un § sur un
Saint-Martin liégeois franc-maçon le texte me parait intéressant pour
comprendre une époque, mais seriez vous intéressé
est-il de passer des heures à rendre propre et utilisable un texte si ...
bonne lecture
et toute réflexion sera bienvenue
Lcsm lefranc Le voile levé pour les curieux: ou, Histoire de la
franc-maconnerie, depuis ...
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA585&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a>
de Jacques François Lefranc - 1826 –
Page 237
*§ 6. DES FRÈRES ILLUMINÉS DE LA ROSE-CROIX.*
IL se forma, au commencement du siècle dernier, une secte d'illuminés,
dont l'origine fut longtemps un mystère. Plusieurs auteurs écrivirent
contre eux, sans nous apprendre la manière dont ils s'étaient réunis en
société, ni de qui ils avaient emprunté leurs principes. Ils firent
eux-mêmes un mystère du nom de leur fondateur, et prétendirent qu'il
s'appelait frère illuminé de la Rose-croix : qu'il avait d'abord appris
le grec et le latin dans un monastère, qu'ils ne nommaient point ; qu'il
s'était ensuite associé pendant cinq ans à des magiciens [238] ;
qu'après cela, il avait voyagé en Turquie, qu'il s'était arrêté à Damas,
ville de l'Arabie, où il avait appris, dans un monastère, à connaître la
nature. Ils ajoutaient, pour le rendre plus recommandable, que les
moines d'Arabie lui avaient dit qu'ils l'avaient longtemps attendu,
comme celui qui devait être l'auteur d'une réformation générale ans
l'univers, et lui révélèrent beaucoup de secrets ; qu'il vit à Fez les
cabalistes, dont il apprit la science de la cabale : qu'enfin, Dieu
retira à lui son esprit l'an 1484, après avoir vécu 106 ans. Ils
mettaient conséquemment sa naissance à l'an 1378. Cependant cet
illuminé, qui devait réformer le genre humain, ne fit rien de
remarquable de son vivant : son corps resta dans la grotte où il était
mort, et ne fut connu que 120 ans après ; c'est-à-dire l'an 1704 que sa
grotte fut ouverte et que les frères de la Rose-croix trouvèrent dans sa
main droite un livre qui renfermait les statuts de la congrégation qui
se forma dès-lors, par la réunion de quatre frères, auxquels se
joignirent bientôt après quatre autres frères tous vierges, qui prirent
le nom de frères illuminés de la Rose-croix, qu'avait porté leur chef.
Voilà, d'après Naudé, auteur parisien, qui a écrit sur l'histoire des
frères de la Rose-croix, ce que les illuminés disaient de leur origine.
Le père Garasse, jésuite, qui vivait dans le même temps, c'est-à-dire
l'an 1623, les appelle frères de la Croix de Roses, et dit dans sa
doctrine curieuse, liv. VIII. sect. X. qu'ils étaient de pauvres gueux ;
que cependant, selon le père Robert, autre jésuite, et Goclenius, ils
avaient des livres secrets à leur usage, semblables en cela à tous les
hérétiques, et à tous les fanatiques, qui ont toujours eu une doctrine
cachée, et des livres secrets pour la renfermer, qu'ils ne
communiquaient qu'à leurs confidents les plus intimes.
[239] M. Boucher, dans sa couronne mystique, appelle les illuminés
Rose-crucéens, ou frères de la Rose-croix ; c'est aussi le nom que leur
donne Naudé, qui était un homme très-instruit, et qui devait les
connaître, quoiqu'ils eussent pris naissance en Allemagne, et que leur
chef fût un allemand ; nous leur conserverons cette dénomination.
Les premiers ouvrages par lesquels ils se sont fait connaître, sont de
l'année 1615, chez Jean Bringern à Francfort, et sont intitulés :
Manifeste et confession de foi des frères de la Rose-croix. Mais les
livres les plus recommandables de leur bibliothèque, étaient au nombre
de quatre. Le premier s'appelait Fama, le second Axiomata, le troisième
Proteus, le quatrième Rotae, et les docteurs dont ils adoptaient les
maximes, étaient Paracelse, Machiavel et Pomponace.
Quoique les frères illuminés de la Rose-croix aient fait tout ce qui
était en eux pour rendre leur origine merveilleuse, et se distinguer des
sectes qui divisaient l'Allemagne au commencement du siècle dernier ;
cependant on n'a pas de peine, en examinant leurs principes, à
reconnaître qu'ils ont tous une source commune.
Si les frères Rose-croix du grade de la franc-maçonnerie, que nous avons
examiné dans le chapitre précédent, diffèrent des frères illuminés de la
Rose-croix, ce n'est que parce que ceux-ci joignent aux principes
religieux, des moyens particuliers d'accréditer leurs maximes. Il paraît
que, dans l'origine, ils ont tous été sociniens, anabaptistes et ennemis
jurés de l'église romaine. Ils se sont tous proposé d'établir une
religion, de renouveler le gouvernement de l'univers, d'interpréter
l'Ecriture-Sainte d'une manière analogue à leurs systèmes. Le
renouvellement que projetaient les illuminés, consistait, dit l'éditeur
de la Lettre de Roger Bacon sur la nature et la puissance de l'air, en
trois choses, [240] en l'unité de religion, en l'abondance de tous les
biens, enfin dans l'union des sciences et des vertus, pour rappeler
l'homme à sa première origine, à la justice originelle.
L'unité de religion doit s'entendre de la religion universelle que les
francs-maçons veulent établir sur la terre, et qui est prêchée dans
toutes les contrées de l'Europe par les apôtres de la propagande, qui
ont été si favorisés par l'Assemblée nationale de France dans leurs
courses apostoliques. L'abondance de tous les biens que promettaient ces
nouveaux apôtres, était l'égalité, la liberté, l'exemption des impôts et
des charges publiques, l'abondance des fruits de la terre, et tous les
plaisirs que l'homme sensuel peut se procurer, car ils n'étaient pas
délicats à cet égard. L'effet, qu'ils attendaient de l'union des
sciences et des vertus, est le même que les francs-maçons espèrent de
l'établissement de leur société (voyez Origine de la franc-maçonnerie).
Ils veulent, disent-ils, unir toutes les sciences et toutes les vertus
pour régénérer le genre humain. Cette régénération produira sans doute
la justice originelle ; c'est-à-dire qu'elle rétablira l'homme, qui les
aura réunies, dans l'état de pure nature, dans l'état où, ne se
proposant rien de surnaturel, il aura acquis tout ce que la nature
pourra lui offrir. 11 n'est personne qui ne reconnaisse dans l'Assemblée
nationale de France, les mêmes vues, les mêmes projets, et un parti
décidé de ne favoriser que les sciences et les vertus naturelles,
regardant comme des fantômes, et des illusions fanatiques, tout ce qui
peut avoir rapport à un état surnaturel. La sévérité, dont on usa en
Allemagne envers quelques imposteurs qui se disaient frères Rose-croix,
força les autres à se tenir cachés pour éviter la peine de mort. La
nation française se montre aujourd'hui tout autrement indulgente envers
ceux qui [241] sont venus la tromper. Elle a accueilli avec enthousiasme
Mesmer et Cagliostro, qui professaient les principes des frères
illuminés Rose-croix, qui lui ont promis des guérisons miraculeuses, des
secrets rares recueillis dans des voyages autour du monde. On a lieu de
croire qu'il n'en fut pas de même vers 1620, lorsque les membres de
cette société vinrent à Paris pour s'y établir ; la religion chrétienne
était alors trop fidèlement observée dans cette grande ville, pour qu'on
ajoutât foi à leurs impostures.
Voici l'affiche qu'ils mirent aux carrefours de Paris, et qu'on retrouve
dans Naudé page 27.
« Nous, députés du collège principal des frères de la Rose-croix,
faisons séjour visible et invisible en cette ville, par la grâce du
très-haut, vers lequel se tourne le cœur des justes. Nous montrons et
enseignons sans livres, ni marques, à parler toutes sortes de langues
des pays où voulons être, pour tirer les hommes nos semblables d'erreur
de mort. »
Cette société se vantait d'avoir recueilli toutes les merveilles de la
nature, et de montrer dans l'homme, le chef-d'œuvre de la nature, le
microcosme dans lequel elles reluisent ; ils se vantaient encore,
d'enseigner à ressusciter des singes et des perroquets, et plusieurs
autres secrets d'une magie naturelle, dont Comus[1] <#_ftn1> a amusé le
public. En un mot, c'étaient de vrais charlatans qui promettaient, comme
Cagliostro, de l'argent tant qu'on en voudrait, et qui prétendaient n'en
jamais manquer. /Plus auri pollicemur, quam Rex Hispaniœ ex utrâque
Indiâ auferat/, page 32 de leur manifeste. Pour se faire une idée de
cette société des illuminés, frères Rose-croix, nous transcrirons ici
les principes qui en faisaient la base, tels que Naudé et les auteurs du
temps, nous les ont transmis. Leur règle n'était pas difficile à
pratiquer, elle ne [243] consistait que dans les articles suivants, dans
lesquels leur frère illuminé de la Rose-croix l'avait renfermée.
1°. Exercer la médecine charitablement et sans récompense.
2°. Se vêtir suivant la mode du pays où ils se trouvent.
3°. Se trouver tous les ans, une fois à la congrégation.
4°. Choisir au besoin, un successeur capable de les remplacer.
5°. Porter le caractère de Rose-croix, pour marque et symbole de leur
congrégation.
6°. Donner ordre que le lieu de leur sépulture soit inconnu, quand il
arrivera à quelqu'un d'eux, de mourir en pays étranger.
7°. Tenir leur congrégation cachée pendant l'espace de 120 ans, et
croire fermement que cette congrégation venant à faillir, elle pouvait
être réintégrée au sépulcre ou monument de leur premier fondateur. Ce
premier fondateur est certainement Socin, qui mourut en 1604, sur le
tombeau duquel on grava les deux vers, qui annoncent sa haine contre
l'église romaine. La mort de Socin est l'époque des frères illuminés de
la Rose-croix, qui ne datent leur origine certaine, que de l'an 1604 :
car il faut regarder comme une fable, ce qu'ils disent des voyages de
leur chef et de sa science magique. Quant au renouvellement de cette
société, au tombeau de son fondateur, cela convient parfaitement à
Socin. Un fanatique zélateur de ses projets peut, en effet, rallumer sa
haine à son tombeau, en lisant ce qu'il a fait pour détruire la religion
chrétienne, et y substituer ses conceptions impies.
Voici de quelles espérances ces frères illuminés flattaient ceux qui
pratiquaient leur règle. Leur fidélité à l'observer leur méritait des
grâces si inestimables [244] que Dieu n'en avait point communiqué de
semblables à aucunes de ses créatures. Les méditations de leur premier
fondateur excèdent, disaient-ils, et surpassent tout ce qui a été connu,
trouvé et entendu depuis la création du monde par étude humaine,
révélation divine, ou ministère des anges. Cet enthousiasme fanatique
venait de l'idée qu'ils s'étaient formée des talents éminents et des
lumières supérieures de Socin, qui avait été, de son vivant, le docteur
par excellence de toutes les sectes de l'Allemagne, et qui s'était donné
pour le réformateur de l'église catholique ; en un mot, pour un homme
qui possédait parfaitement la science des Saintes Ecritures, qu'il
interprétait à sa manière. Il était bien naturel qu'un tel docteur se
mît au-dessus de toute autorité et de toute intelligence qui aurait pu
gêner ses opinions, et qu'il persuadât ses partisans, de sa supériorité
en tous genres de connaissances, afin d'enflammer leur enthousiasme, et
de soutenir le délire de leur imagination. Tout concourt donc à prouver
la commune origine des francs-maçons, et des frères illuminés de la
Rose-croix. Ces derniers avaient adopté, selon Goclenius[2] <#_ftn2>, le
symbole de la Rose et de la Croix, comme caractère distinctif de leur
congrégation ; pour donner à entendre qu'ils étaient capables de se
régénérer eux-mêmes, qu'ils étaient immortels et que rien ne pourrait
étouffer la haine qu'ils portaient à la religion chrétienne. Il leur
suffisait, pour se régénérer, d'aller lire l'épitaphe du tombeau de leur
fondateur, et quoi qu'on fît pour les détruire, ils devaient toujours
avoir des successeurs. C'est dans ce sens qu'il faut prendre ce que ces
illuminés disent de leur immortalité, ou de leur régénération (Voyez le
Heautontimorumenos de Goclenius[3] <#_ftn3>]. C'est-à-dire, Ruine du
système de la médecine magnétique. [244] Des fanatiques aussi
enthousiastes étaient capables des plus grandes inepties et des
entreprises les plus folles et les plus hardies, à les en croire.
1. Ils étaient destinés à accomplir la prochaine restauration de toutes
les choses de ce monde, en un meilleur état, avant que la fin de ce
monde arrivât. En conséquence, il n'y avait rien de sacré pour eux : le
trône, la religion, le gouvernement des peuples, le maniement des
finances, la perception des impôts, l'agriculture, le commerce, les
sciences, les vertus morales, civiles, religieuses ; tout était de leur
ressort, et devait subir leur réforme.
Cherche qui voudra d'où nous sont venus nos économistes, nos projets de
finance, nos systèmes religieux, nos réformateurs, qui, en nous
promettant le sort le plus heureux, ont plongé l'état dans le désordre
et la misère. Il me semble qu'en retraçant l'histoire des frères
illuminés de la Rose-croix, d'après les monuments du dix-septième
siècle, je trouve la clé des événements présents qui désolent le plus
beau royaume de l'univers.
2°. Ils promettaient que par leur moyen, le triple diadème du pape
serait réduit en poudre.
3°. Ils condamnaient les blasphèmes de l'orient et de l'occident,
c'est-à-dire de Mahomet et du pape, n'admettaient que deux sacrements
conférés avec les cérémonies de la première église renouvelée. Depuis ce
temps-là, nos dogmatisants se sont réconciliés avec les mahométans et
n'ont plus d'autres ennemis que les catholiques attachés au pape, chef
unique de l'église. La profession de foi, que font nos illuminés, de
n'admettre que deux sacrements dans l'église, prouve qu'ils sont
originairement anabaptistes ; parce qu'ils n'admettent le baptême et ne
le confèrent qu'aux adultes, comme ils prétendent qu'on le faisait dans
la primitive église ; mais par l'église renouvelée dont ils suivent les
cérémonies, il faut entendre l'église réformée à leur ma[245]nière : ce
qui peut convenir aux églises réformées en général, ou à celle des
socinius.
4. Ils juraient au pape une haine irréconciliable, le regardant comme
l'antéchrist : on en fait bien autant aujourd'hui.
5. Ils se vantaient d'avoir trouvé un nouvel idiome pour exprimer la
nature de toutes les choses.
C'est sans doute le langage en hiéroglyphes et en figures usité dans la
franc-maçonnerie, et surtout dans le grade de Rose-croix, qui en a un
qui lui est particulier.
6°. Ils ajoutaient beaucoup de forfanteries et de choses
extraordinaires, dont se vantent aujourd'hui les illuminés qui
parcourent l'Europe, et qui font des dupes jusque dans les cours des
princes.
Par exemple :
Qu'en quelque lieu qu'ils soient, ils connaissent mieux toutes les
choses qui se passent dans le monde, que si elles leur étaient présentes.
Qu'ils connaissent, par révélation, ceux qui sont dignes d'être admis
dans leur compagnie.
Qu'ils possèdent au suprême degré la sagesse et la piété, les dons et
les grâces de la nature, et qu'ils peuvent les dispenser, comme ils le
jugent à propos.
Qu'ils ont un volume dans lequel ils peuvent apprendre tout ce qui est
dans les autres livres qui sont ou pourraient jamais être. Ce volume est
leur raison, dans laquelle ils trouvent le prototype de tout ce qui
existe, par la facilité qu'ils ont d'analyser et de faire des
abstractions ; c'est-à-dire, de former en eux une espèce de monde
intellectuel, et de créer tous les êtres possibles, /Voyez les cartes
philosophiques, théosophistes, microcosmites, etc. /
Qu'ils peuvent en tout temps, vivre comme s'ils avaient été dès le
commencement du monde, ou étaient pour y demeurer jusqu'à la fin.
Cagliostro a avancé beaucoup de choses semblables, d'après leurs principes.
[246] Qu'ils peuvent forcer à leur service les esprits et les démons les
plus puissants, et tirer à eux les perles et les pierres précieuses, par
la vertu de leur chant.
On sait quelle force avait dans les mains de Mesmer l'harmonica, et avec
quel art il savait commander à l'imagination de ceux qui s'adressaient à
lui. Je ne doute pas que ces frères illuminés n'aient la connaissance de
beaucoup de secrets naturels, dont ils se servent habilement pour
tromper les simples, et pour leur faire croire qu'ils connaissent mieux
la nature, que tous ceux dont on vante les miracles ; et qu'ils sont
capables de les surpasser et de produire des effets plus surprenants,
que tout ce que l'histoire rapporte de plus merveilleux.
On voit dans l'Essai sur les illuminés (page 48), quelle ligue puissante
ils ont formée, et combien ils sont dangereux.
« II s'est formé (dit l'auteur, M. Luchet), au sein des plus épaisses
ténèbres, une société d'êtres nouveaux qui se connaissent sans s'être
vus, qui s'entendent sans s'être expliqués, qui se servent sans amitié.
Cette société a le but de gouverner le monde, de s'approprier l'autorité
des souverains, d'usurper leur place, en ne leur laissant que le stérile
honneur de porter la couronne. Elle adopte du régime jésuitique,
l'obéissance aveugle, et les principes régicides du dix-septième siècle
: de la franc-maçonnerie, les épreuves et les cérémonies extérieures ;
des templiers, les évocations souterraines et l'incroyable audace. Elle
emploie les découvertes de la physique, pour en imposer à la multitude
peu instruite... Toute espèce d'erreur qui afflige la terre, tout essai,
toute invention servent aux illuminés. Ainsi les baquets du magnétisme,
la désorganisation des somnambules, les visions des faibles, la dévotion
outrée, le dérangement de l'esprit, les obscurités métaphysiques du
tableau de la nature et la maçonnerie [247] électrique, la stricte
observance, la mysticité du docteur de Zurich, le catholicisme accommodé
aux principes des réformés : tout sert également à leurs vues, tout
devient cause et instrument. »
II paraît que l'auteur de l'essai sur les illuminés, qui a suivi ces
sectaires dans les séances de la rue Plâtrière à Paris dans le
conventicule de Willemsbad, dans les nocturnals de Berlin, croit ces
imposteurs capables, par le fanatisme ambitieux qui les guide, de faire
la révolution la plus étonnante dans le gouvernement qui souffrira leurs
assemblées.
On ne peut douter en effet que ce ne soit à leurs menées sourdes, à
leurs intrigues secrètes, à leurs opinions systématiques, répandues avec
art, soutenues avec impudence, reproduites sous cent formes différentes,
et accommodées aux crises du gouvernement, que nous devons rapporter la
révolution qui s'est faite en France dans tous les ordres de l'état,
dans toutes les opérations publiques ou particulières, dans la croyance
des dogmes, dans l'irréligion systématique, dans l'insurrection de tout
ce que le royaume renfermait de plus vil et de plus méprisable, pour
molester les gens de bien, les âmes honnêtes, les meilleurs citoyens et
les plus zélés patriotes.
Le désordre qu'ils ont excité, ne permet presque plus de reconnaître la
trace de la route qu'ils se sont frayée pour le produire, et il est
difficile d'en assigner le remède. « Ils ont conçu le projet de régner
sur les opinions, et de conquérir, non des royaumes, non des provinces,
mais l'esprit humain dans l'univers entier. » La religion chrétienne
leur oppose seule une barrière insurmontable : eh bien ! ils réunissent
contre elle tous leurs efforts, ils insultent ses ministres, ils les
dépouillent du patrimoine qui leur appartient le plus légitimement, ils
tournent en ridicule la croyance qu'ils professent, ils les troublent
dans l'exercice [248] de leur culte, et n'omettent aucuns de moyens qui
sont en leur disposition, pour leur nuire et les chasser du sol qui les
a vu naître.
Ces hommes audacieux qui s'applaudissent de leurs succès, et qui
touchent au moment de voir réaliser leurs entreprises, comptent sans
doute sur la coalition de leurs frères et la force de leur confédération
sur le secret inviolable qu'ils se sont juré, et sur la certitude dans
laquelle ils sont que la vérité de leurs maximes doit durer jusqu'à la
dernière période du monde. Assimilés d'abord aux francs-maçons dont ils
ont imité les mystères, le langage énigmatique, les signes, les
chiffres, les initiations, les épreuves, ils s'en sont séparés, pour
former une congrégation particulière, dont les vues sont plus profondes,
plus étendues, plus impénétrables ; dont l'organisation est plus
politique, plus propre à leurs desseins.
Ils sont divisés en cercles qui ont des comités particuliers, où se
traitent les affaires qui intéressent le gouvernement de toutes les
cours de l'Europe, où se rapporte tout ce que les émissaires répandus
partout ont pu découvrir de plus secret et de plus important, où d'après
les renseignements qui leur sont parvenus, ils dirigent la marche
générale de leur confédération et les opérations de leurs associés. «
Les chefs de cette secte, sont de ces hommes dont la physionomie ne se
décompose jamais, soit qu'on leur annonce le malheur qui abat, ou le
succès qui enivre ; la contrariété qui désespère, ou la condescendance
qui lève tous les obstacles. La trempe de leur esprit, est d'observer
plutôt que de briller, de convaincre plutôt que de plaire. Leur
caractère est impénétrable, peu sensible au blâme public, ou aux
louanges de la renommée : on exige en eux une âme de glace pour les
plaisirs, de feu pour l'avancement de la [249] congrégation : un cœur
indifférent aux devoirs de l'amitié, mais non aux conseils altiers de la
vengeance. Des dehors modestes, mais non négligés ; plus de politesse
que de franchise, plus de penchant à l'économie qu'à l'ostentation : des
mœurs austères, un mépris réfléchi pour l'espèce humaine ; de l'activité
pour l'intrigue et de l'indifférence pour les sentiments les plus sacrés
de la nature : une persuasion forte qu'ils sont capables de recevoir
tous les dons du ciel, et toutes espèces de grâces invisibles. »
La cérémonie de l'initiation dans cette société, le serment qu'elle
exige du récipiendaire, les cérémonies magiques et ténébreuses qui sont
usitées en pareil cas, les maximes dans lesquelles on l'entretient et
qu'on exige qu'il mette en pratique, les épreuves par lesquelles on le
fait passer, tout tend à prouver, combien un état qui renferme des
hommes aussi dangereux est proche de sa ruine totale.
Nous rapporterons ici, sur la foi de l'historien des illuminés, la
cérémonie de l'initiation ; nous y ajouterons d'autant plus de foi,
qu'elle est tout-à-fait dans les principes des systèmes magiques adoptés
par les frères Rose-croix, et conforme aux extravagances qu'ils
débitaient sur le tombeau de leur fondateur ; voici comme Naudé en parle
(page 37) « Ils disaient que la grotte en laquelle reposait leur
fondateur, était éclairée d'un soleil qui était au fond, lequel,
recevant sa lumière du soleil du monde, donnait moyen de reconnaître les
belles raretés qui étaient en icelle. Premièrement une platine de
cuivre, posée sur un autel rond, dedans lequel était écrit : « A C R C.
Vivant je me suis réservé pour le sépulcre cet abrégé de lumière : et
quatre figures avec leurs épigraphes. La première, Jamais de vide, la
seconde, Le joug de la loi, la troisième, Liberté de L'évangile, la
dernière, Gloire, de Dieu entière. » [250]
Ce soleil enfermé dans la grotte, était sans doute un symbole qui
indiquait que ce fondateur ne reconnaissait de lumière, que celle qui
était naturelle, rejetant, comme faisait Socin, l'autorité de l'église
et le flambeau de la révélation. C est le système de nos philosophes, de
n'admettre que le soleil pour centre de toute lumière, et unique
divinité. II y avait aussi des lampes ardentes, des clochettes et
miroirs de plusieurs laçons, des livres de diverses sortes, et entre
autres, le dictionnaire des mots de Paracelse, et le petit monde que le
frère illuminé Rose-croix avait industrieusement élaboré, semblable au
grand en toutes ses parties et divers mouvements. Mais entre toutes ces
raretés, il n'y en avait point de plus remarquable que cette
inscription, laquelle ils trouvèrent sous un vieux mur, après six-vingt
ans, je serai découverte ; car elle nous dénote l'an 1604 qu'ils ont
commencé à paraître. Finalement par l'offre qu'ils font de leurs
trésors, ils invitent un chacun à se joindre à eux, et donner
favorablement réponse à ces deux petits livrets (l'un intitulé
Manifeste, et l'autre Confession, lesquels ils ont dédiés aux monarques,
états, communautés, hommes doctes de toute l'Europe. »
Leurs projets embrassaient dès lors la réforme de l'Europe, et leurs
principes tendaient à rendre volontaire la pratique de l'évangile, et à
promettre malgré cela, la jouissance entière de la gloire de Dieu. S'ils
délivraient du joug de la loi évangélique, ils y substituaient celui de
la loi naturelle, et sans doute, celui de la loi qu'ils imposaient aux
nouveaux candidats, ce qui revient, à peu près au serment qu'ils font
faire aujourd'hui après la cérémonie de la réception. Enfin, tout ce que
Naudé rapporte de leurs institutions magiques, de leur antre ténébreux,
et de leurs miroirs de Salomon, rend vraisemblable ce que l'auteur des
illuminés [251] dit de la cérémonie de réception dans cet ordre, parce
que pour exalter l'imagination du candidat, et lui persuader qu'il tient
à cette fédération par des liens invisibles, qu'il ne peut rompre sans
s'exposer à quelque événement désastreux, il était nécessaire de rendre
la cérémonie de son initiation, la plus effrayante et la plus
mystérieuse qu'il serait possible d'imaginer. Quoique nous l'ayons
donnée, à peu de chose près, dans le Voile levé, cependant nous la
répétons ici, parce que c'est sa vraie place. Lors donc qu'un candidat,
nourri d'illusions et de chimères, est jugé digne d'entrer dans l'ordre,
c'est-à-dire, de consacrer par le serment, les funestes qualités qu'on a
reconnues en lui, ou le prépare à l'initiation qui doit se l'aire dans
un antre souterrain qui rappelle la grotte du premier fondateur de
l'ordre, ou le tombeau de Socin, ou l'antre de Mithra dont les illuminés
imitent les cérémonies. « On le conduit par un sentier ténébreux dans
une salle d'une étendue proportionnée au nombre des frères qui doivent
s'y réunir la voûte, le parquet, les murs sont couverts d'un drap noir
parsemé de flammes rouges et de couleuvres menaçantes, à l'imitation de
l'antre de Mithra qui renfermait des simulacres effrayants, les noms et
les symboles des astres et des constellations. In antro Mithrae,
portentosa simulacra et nomma, symbola astrorum et planetarum erant.
Saint Jérôme, épître à Léta.
Trois lampes sépulcrales jettent de temps en temps une mourante lueur,
et laissent à peine distinguer dans cette lugubre enceinte, les débris
des morts soutenus par des crêpes funèbres ; un monceau de squelettes
forme dans le milieu une espèce d'autel : à côté s'élèvent des livres ;
les uns renferment des menaces contre les parjures, les hommes qui
violent, les lois divines et humaines [252 ] veulent qu'on observe les
engagements que l'on contracte avec eux, les autres, l'histoire funeste
des vengeances de l'esprit invisible, et des invocations infernales,
qu'on prononce longtemps en vain. » On avait coutume, dit Nonnus, de
faire passer par différents degrés de tourments ceux qui voulaient être
initiés aux mystères de Mithra. On commençait par des jeûnes rigoureux,
on continuait les jours suivants par des épreuves longues et difficiles.
Quand le candidat avait essuyé 80 expériences, on lui développait les
mystères de la religion du soleil. Cette chaîne de tourments indiquait
qu'on n'y était soumis, que parce que Mithra était éclipsé pour les
candidats, la fin de l'éclipse était celle des épreuves ; on était admis
à voir la lumière. Huit heures s'écoulent, alors des fantômes traînant
des voiles mortuaires, traversent lentement la salle et s'abîment dans
des souterrains, sans qu'on entende le bruit des trappes, ou celui de
leur chute ; on ne s'en aperçoit que par l'odeur fétide qui s'en exhale.
» Ainsi l'initié demeure vingt-quatre heures dans ce ténébreux asile, au
milieu d'un silence glaçant : un jeûne sévère a déjà affaibli sa pensée
: des liqueurs préparées ont commencé par fatiguer ses sens, et
finissent par les exténuer. A ses pieds, sont placées trois coupes d'une
boisson verdâtre : le besoin les approche de ses lèvres, et l'horreur
involontaire les en repousse aussitôt.
Enfin paraissent deux hommes, qu'on prend pour les ministres de la mort
: ils ceignent le front pâle du récipiendaire, avec un ruban aurore
teint de sang, et chargé de caractères argentés, entremêlés de la figure
de Notre-Dame de Lorette. Il reçoit un crucifix de cuivre de la longueur
de deux pouces, on suspend à son col des espèces d'amulettes revêtus
d'un drap violet » [253] (on observe toujours dans ces sortes de
cérémonies de mêler des symboles religieux avec ceux que le fanatisme ou
la superstition a inventés). « II est dépouillé de ses habits, que deux
frères servants déposent sur un bûcher élevé à une des extrémités de
l'antre ténébreux. On trace sur son corps nu, des croix avec du sang »
(qui doivent produire un grand effet magique). Un esprit vêtu en blanc
(c'est sans doute un des frères qui savent à propos se rendre
invisibles) vient lui lier les parties naturelles avec un cordon rosé et
ponceau » (pour lui communiquer la vertu des vierges, tels qu'on suppose
qu'ont été les premiers fondateurs de l'ordre). Dans cet état de
souffrance et d'humiliation, il voit s'approcher de lui à grand pas,
cinq fantômes armés d'un glaive, couverts de draps dégoûtants de sang.
Leur visage est voilé, ils étendent un tapis sur le plancher, s'y
agenouillent, y prient Dieu, et y demeurent les mains étendues en croix
sur la poitrine, et puis prosternés la face contre terre dans un profond
silence. Une heure se passe dans cette pénible attitude. Après cette
fatigante épreuve, des accents plaintifs se font entendre, le bûcher
s'allume, mais ne jette qu'une lueur pâle, les vêlements y sont consumés
(ou paraissent l'être) : une figure colossale et presque transparente,
sort du milieu du bûcher (qui n'a été, sans doute, qu'une cérémonie de
jongleur). A son aspect, les cinq hommes prosternés, entrent dans des
convulsions insupportables à voir : images trop fidèles de ces luttes
écumantes, où un mortel aux prises avec un mal subit, finit par en être
terrassé. Alors une voix tremblante perce la voûte, et articule la
formule des exécrables serments qu'il faut prononcer. Ma plume hésite,
et je me crois presque coupable de les retracer. On y voit le [254]
développement du dévouement au service de Mithra, en se consacrant à son
culte ; les candidats protestaient hautement qu'ils renonçaient à toute
autre gloire qu'à celle de ce Dieu. Pour cet effet ayant à opter entre
une couronne et un glaive, ils rejetaient la couronne et présentaient
leur tête au glaive.
Cum initiantur in spelœo in castris verè tenebraram coronam interposito
gladio sibi oblatam quasi mimum martyrii, dehinc capiti suo accomodatam,
monetur obvia manu à capit depellere, et in humerum si forte transferre,
dicens Mithram esse coronam suam.
Tert. de corona, cap. ult
« Au nom du Fils crucifié, jurez de briser les liens charnels qui vous
attachent encore à père, mère, frères, sœurs, époux, parents, amis,
maîtresses, rois, chefs, bienfaiteurs, et tout être quelconque à qui
vous aurez promis foi, obéissance, gratitude ou service. Nommez le lieu
qui vous vit naître, pour exister dans une autre sphère, où vous
n'arriverez qu'après avoir abjuré ce globe empesté, vil rebut des cieux.
De ce moment vous êtes affranchi du prétendu serment fait à la patrie et
aux lois : jurez de révéler au nouveau chef que vous reconnaissez, ce
que vous aurez vu ou fait, appris, lu ou entendu ou deviné; et même de
rechercher, épier ce qui ne s'offrait pas à vos yeux. Honorez et
respectez l'aqua tofana, comme un moyen sûr, prompt et nécessaire de
purger le globe par la mort, ou par l'hébétation de ceux qui cherchent à
avilir la vérité, ou à l'arracher de nos mains.
Fuyez l'Espagne, fuyez Naples, fuyez toute terre maudite ; fuyez enfin
la tentation de révéler ce que vous entendrez ; car le tonnerre n'est
pas plus prompt que le couteau qui vous atteindra en quelque lieu que
vous soyez. [255] Vivez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Si le patient se soumet à prononcer les mêmes paroles, on place devant
lui un candélabre garni de sept cierges noirs ; à ses pieds est un vase
plein de sang humain dans lequel on lave son corps et dont ou lui a fait
boire plein un verre, avant de prononcer les paroles fatales. Après
cette cérémonie diabolique, on lui ôte les rubans magiques qui
enveloppaient les parties les plus secrètes de son corps : une sueur
froide découle de ses joues livides ; ses jambes défaillantes peuvent à
peine le soutenir : alors les frères se prosternent, et le candidat
tremblant, déchiré de remords, attend sa destinée en frémissant
d'effroi. Dès que la cérémonie est finie, on le jette dans un bain, au
sortir duquel on lui sert un repas composé de racines.
L'auteur, d'après lequel nous venons de transcrire cette horrible
cérémonie, en atteste la vérité sur le témoignage de personnes qui ont
renoncé à cette secte abominable d'illuminés, après avoir eu la
faiblesse de s'y enrôler.
La lettre de M. Rollig, jointe aux ouvrages que le journal de Berlin a
fait connaître depuis dix à douze ans, tels que ceux de Swedenborg, de
Schroepffer et d'autres illuminés, montre tout ce que l'Europe entière a
à craindre d'hommes entêtés de chimères, qui semblent voués aux forfaits
les plus exécrables par l'apprentissage qu'ils en ont fait, qui ont
déposé tous les sentiments qui les attachaient à leur patrie et à leur
famille, qui se regardent comme transportés dans un monde invisible,
dans lequel ils doivent s'occuper de la réforme de celui qui est visible
; enfin qui sont convaincus, comme le dit Naudé (page 35), que Dieu les
a couverts d'une nuée pour les défen[256]dre de leurs ennemis, et que
personne ne peut les voir, qu'il n'ait les yeux plus perçants que ceux
d'un aigle. Sans oser nous vanter d'une vue aussi forte, nous croyons
avoir réuni assez de témoignages et de preuves, pour faire connaître la
noirceur de leurs projets, et les égarements de leurs cœurs et de leurs
esprits. Campanella, dans son Traité de la monarchie d'Espagne (L. II,
p, 48), nous apprend que de son temps (en 1623) cette confrérie de la
Rose-croix se répandait déjà de tous côtés, qu'elle promettait la
réforme générale du monde, qu'elle enseignait plusieurs sciences dont
les unes étaient incroyables, et les autres ridicules ; qu'elle avait
fait beaucoup de prosélytes parmi des hommes de toutes sortes d'états,
dont elle se vantait de deviner les noms, et de les voir dans le miroir
de Salomon.
Cette société a eu sans doute des raisons très fortes de se tenir cachée
et de garder l'incognito, jusqu'à ce que ses membres fussent assez
nombreux pour agir efficacement en différents lieux, et produire le
grand effet qu'elle a eu en vue dès son origine.
Nous ne pouvons assigner les degrés, ni les nuances de l'accroissement
de cette association mystérieuse ; mais en voyant la convulsion de la
France, les mouvements secrets qui ébranlent l'empire d'Allemagne, nous
croyons avec fondement, que cette espèce de délire, qui s'est emparé du
peuple, ce mépris trop marqué pour la religion de Jésus-Christ, ce goût
décidé pour les nouveautés, cet acharnement aveugle contre tous ceux qui
tiennent aux anciens principes de la religion et du gouvernement, cette
audace frénétique avec laquelle ou saisit toutes les occasions de les
insulter, ne prennent leur source que dans des associations secrètes, où
l'on inculque des maximes d'anarchie et de révolte, où l'on enseigne
toutes les absurdités recueillies [257] dans les grandes cartes qui sont
comme l'abrégé de la doctrine des théosophistes, des francs-maçons, des
microcosmites ; c'est-à-dire, de toutes les rêveries de la philosophie
païenne, platonicienne, éclectique ; de tous les systèmes des
astrologues, des cabalistes, des hérétiques, gnostiques, basilidiens,
valentiniens, ébionites ; des mensonges des rabbins, des folies des
alchimistes, des secrets des visionnaires, se disant sorciers magiciens,
nécromanciens. Enfin, la réforme que l'on veut mettre à la place de
l'état actuel où sont la religion et les sciences dans l'Europe, c'est
de substituer les erreurs anciennes aux lumières et aux connaissances de
la vérité.
La main des artistes ne doit être employée qu'à retracer les fables de
l'antiquité qui doivent prendre la place des symboles de la religion,
afin que nous n'ayons plus sous les yeux, que des objets opposés aux
idées qui nous flattaient et que nous aimions à nous représenter.
Je n'aurais jamais pu me persuader que cette société des illuminés, eût
autant de partisans qu'elle s'en est faite, si je ne voyais ses
principes adoptés par tous les ennemis de la religion chrétienne, par
tous ceux qui voudraient jouir de tous les plaisirs de la vie présente,
sans avoir à redouter à la mort, le jugement de leur conduite ; si je
n'avais été témoin des blasphèmes que de jeunes clubistes se permettent
contre tout ce qui appartient à la religion révélée ; si je ne voyais
les spectacles publics multipliés avec autant d'ardeur qu'on en met à
détruire les églises ; si les philosophes ne professaient pas qu'il n'y
a rien à redouter au-delà du tombeau; si je ne les voyais pas occupés
chaque jour à tourner en allégorie les faits les plus certains de la
religion chrétienne ; si des personnes du sexe, de tous les rangs,
n'avaient pas la faiblesse as prêter l'oreille à des illuminés qui les
obsèdent, [258] qui se donnent la liberté d'interpréter les mystères de
la religion chrétienne, de manière à faire disparaître ce qu'ils ont de
divin, et à effacer de leur cœur le respect sacré qu'elles ont montré
jusqu'à ce jour pour l'autorité de l'église, seule interprète
infaillible du sens des divines écritures.
Si on est curieux d'apprendre comment les illuminés, ignorés pendant
plus d'un siècle, se sont tout-à-coup reproduits sous toutes sortes de
formes, pour exécuter les projets des anciens frères illuminés
Rose-croix, on peut lire le cinquième volume de la Monarchie Prussienne
de Mirabeau, et on y verra comment la société des francs-maçons a fourni
à ces sectaires, les moyens d'accréditer leurs principes, et de les
faire adopter par une foule de jeunes gens crédules, de célibataires
oisifs, de théosophes ennemis de la révélation, de moines indisciplinés,
de prêtres inquiets, plus amateurs de leurs plaisirs, que de la sainte
sévérité des canons de l'église dont ils étaient les ministres.
Jean Rosenfeld, Musenfeld, Schewn-Kenseld, imbus des principes
sociniens, les répandirent avec facilité sous le gouvernement du grand
Frédéric II ; Bardt, Semler, Edelmann, les développèrent dans leurs
discours et leurs écrits. Eberhard, dans son apologie de Socrate, osa
bien avancer, que la moralité des actions est la même dans toutes les
religions, et enlever par ce moyen à la religion de Jésus-Christ, la
supériorité qu'elle a sur toutes les religions connues, par la pureté de
ses principes, par l'héroïsme des sacrifices qu'elle commande, par la
perfection des vues qu'elle prescrit, par l'excellence des récompenses
qu'elle promet, par l'équité des distributions qui en sera faite, eu
égard aux mérites, et sans acception des personnes.
La doctrine de ces sectaires eut de nombreux partisans, au moyen des
sociétés maçonnes, qui se multiplièrent à la cour de .Berlin et dans
plusieurs [259] villes de la Prusse et de l'Allemagne. Les illuminés
frères de la Rose-croix, s'y firent recevoir, et voulurent en être les
réformateurs. On leur demanda à quel titre ils venaient entreprendre cet
ouvrage. Ils se donnèrent bien de garde de faire connaître leur origine
et les preuves de leur mission ; mais en vertu de leurs principes, selon
lesquels ils se prétendaient réformateurs du genre humain, ils se
contentaient de dire qu'ils étaient envoyés par leurs supérieurs, qui
les avaient revêtus de pouvoirs suffisants pour réformer l'ordre de la
franc-maçonnerie.
Du nombre de ces réformateurs, fut Johnston à Weimar, qui fut enfermé à
Wartbourg, où Luther avait été mis en prison.
Le baron de Hund fut plus heureux à prêcher la réforme ; les loges qui
l'adoptèrent, furent appelées loges de la stricte observance. Il fut le
premier qui, pour donner du relief à l'ordre de la franc-maçonnerie,
avança que c'était une continuation de l'ordre des templiers, qui
n'avait jamais été totalement détruit, mais qui s'était conservé au nord
de l'Ecosse, au château de Redon. Cette nouvelle association fit grand
bruit ; on y renouvela la doctrine des templiers, on décora les frères
des armes de cet ordre, on y joignit un poignard, pour faire entendre à
ceux qui y seraient admis, qu'ils devaient être prêts à venger les
droits des templiers ; pour rentrer dans la possession des biens qui
leur avaient appartenu[4] <#_ftn4>. Pour les disposer à l'exécution de
ce projet, on donna à ceux qui étaient reçus templiers, des titres de
frères servants, de chevaliers, de commandeurs, de baillis, en attendant
que les bénéfices attachés à ces titres, pussent être conférés.
[260]
Quoique ces honneurs ne fussent qu'imaginaires, cependant ils devinrent
la source d'une infinité de haines, de jalousies, d'intrigues. Ceux qui
en étaient revêtus, affectaient de porter les rubans et les bijoux qui
en faisaient la décoration. Bientôt on ne voulut y admettre que des
gentilshommes (le nombre de ces nobles est très étendu en Russie) qui se
divisèrent même en haute et petite noblesse. Ceux qui étaient dans les
hauts grades, firent un grand mystère du régime de l'ordre ; et quoique
les réceptions fussent nombreuses et chères, que les dépenses
extraordinaires et ordinaires produisissent des sommes considérables,
cependant ils refusèrent de rendre compte de l'emploi qu'ils en avaient
fait, ce qui mécontenta fort les membres de l'ordre.
Les chefs sentirent qu'il ne suffisait pas, d'avoir réuni un grand
nombre de chevaliers, de leur avoir échauffé l'imagination et de s'être
préparé des défenseurs, qu'il fallait encore entretenir cet enthousiasme
fanatique. Pour y réussir, ils employèrent l'art des charlatans et des
jongleurs, et surtout les manœuvres des illuminés Rose-croix.
Schroepfer, cafetier à Leipzig, joua un grand rôle dans ces assemblées,
qui se terminaient toujours par de bons repas, qui ne contribuaient pas
peu à en chasser l'ennui. I1 promit de faire revivre des animaux ; de
faire de l'or, et même des diamants ; de donner le breuvage de
l'immortalité ; d'évoquer les mânes ; de commander aux esprits ; de
faire paraître à son gré les morts et les puissances invisibles, mais il
mit fin à toutes ces jongleries, en se donnant la mort.
Le sieur St.-Germain succéda à Schroepfer, et pour persuader plus
efficacement qu'il avait le secret de se rendre immortel, il ne
craignait point d'avancer qu'il avait déjà vécu des millions d'années ;
qu'il avait découvert un thé devant lequel disparaissaient toutes les
maladies, qu'il savait faire [261] des diamants, etc. Mais ces
charlataneries faisaient insensiblement oublier le but de l'association
des templiers. Zinzindorf se donna pour en avoir conservé les rites et
les mystères, et introduisit sa réforme dans quelques loges maçonnes ;
mais il fut démontré dans l'assemblée de Wilhemsbad dont M. Beyerlé a
donné le résultat sous le titre de Conventulatomorum, que l'origine et
le but de l'association des templiers, était une énigme qu'il était
impossible de découvrir, ou dangereux de faire connaître ; en
conséquence, on changea le nom d'association des templiers en chevalerie
de la bienfaisance.
Quelques-uns voulurent justifier l'association des templiers, et prouver
que leur régime, leurs mystères, s'étaient conservés chez les jésuites,
qui avaient formé un corps à part, depuis qu'ils avaient été chassés de
la franc-maçonnerie. Quoique cette assertion fût dépourvue de toute
vraisemblance, cependant elle fut soutenue dans un livre intitulé : Les
jésuites chasses de la franc-maçonnerie et leur poignard brisé par les
maçons. Bonneville[5] <#_ftn5>, dans son ouvrage sur la maçonnerie
écossaise, comparée avec les trois professions, et le secret des
templiers du quatorzième siècle, essaie aussi de prouver que les
jésuites ont profilé des troubles intestins du règne de Charles I, pour
s'emparer des symboles, des allégories et du tapis des Rose-croix
maçons, qui n'étaient que l'ancien ordre des templiers secrètement
perpétués, d'après lesquels ils ont formé leur régime. La preuve la plus
évidente de l'estime que ces sectaires en font, c'est qu'ils ont cherché
à le copier, quoiqu'ils eussent été les premiers à le décrier.
Ce fut à Munich qu'ils convinrent d'adopter les principes du régime
jésuitique, afin d'essayer s'ils pourraient, par son secours venir à
bout de renverser la religion chrétienne, que les jésuites avaient
prêchée et défendue avant tant de succès contre [262] tous les
hérétiques. C'était par les collèges que les jésuites avaient commencé à
réformer le peuple, en instruisant la jeunesse, et en formant des
associations, ou congrégations de piété, où l'on expliquait les vérités
de la religion chrétienne, et où on invitait les enfants à la pratiquer.
Les nouveaux illuminés Rose-croix ont aussi adopté pour base de leur
système, de gagner la jeunesse, de la conduire par l'instruction, la
lecture et la réflexion ; de lui procurer l'entrée des loges
franc-maçonnes, de la mettre en état d'y parler raison sur
l'amélioration de l'espèce humaine, sur la manière de corriger le
peuple, et de le rappeler aux principes des droits de l'homme, aux
connaissances utiles au bon sens et à la raison pure, d'après laquelle
on lui promet de la mettre en état de s'occuper des changements
nécessaires à faire dans les gouvernements de l'Europe, dans la
législation, dans la politique.
Ces illuminés, qui n'admettent aucun rit extérieur, aucun chef visible,
ne veulent pas dépendre des princes, ni des rois. Ils affectent même
d'en relever les faiblesses, les erreurs et toutes les fautes qu'on peut
leur imputer, afin d'affaiblir et d'anéantir leur autorité, pour y
substituer un gouvernement idéal de leur invention, selon lequel,
l'homme soumis à la seule raison, ne reconnaîtrait que sa seule autorité.
C'est pour parvenir à ce but, que le public a été inondé de caricatures
insolentes et de diatribes calomnieuses, inventées pour avilir
l'autorité dans la main des princes, et la leur arracher. Ce n'est pas
là encore où se bornent nos réformateurs : ils prêchent l'abolition de
tous les privilèges, ils veulent établir une tolérance religieuse, qui
s'étende à toutes les opinions et à toutes les erreurs, aux inventions
superstitieuses et fanatiques de tous les siècles Pour y réussir, ils
demandent la liberté du commerce, celles des arts, et de la presse, pour
[263] avoir lieu de répandre plus facilement le mensonge et l'erreur, et
d'étouffer la voix de la vérité et de la religion. Cette ressemblance de
principes entre les illuminés Rose-croix, et les francs-maçons
Rose-croix, prouve assez une commune origine, et les mêmes raisons de se
propager ; il est cependant à observer que ceux qui dominent dans les
loges allemandes, y font régner une mysticité sombre et austère, mêlée
de principes théologiques altérés par les absurdités de la cabale, et
les rêveries de quelques prétendus magiciens qui voudraient imiter les
miracles des hommes apostoliques, dont ils ne peuvent égaler les œuvres.
Il y a des francs-maçons moins rigides qui appartiennent à la
franc-maçonnerie éclectique, qui tolèrent toutes les sectes, laissent
chacun vivre à son choix, voient du même œil tous les frères maçons ;
mais n'admettent aucune espèce de hauts grades dans leurs loges, afin
d'y faire régner une plus parfaite égalité.
Ce ne sont pas les francs-maçons les plus à craindre, quoiqu'ils
semblent relâcher tous les liens de la société, et se soustraire à toute
espèce de contrainte. Mais ceux qu'on doit le plus redouter, ce sont ces
hommes qui, conservant un air mortifié, des moeurs pures et des
principes en apparence catholiques, rejettent cependant réellement toute
révélation, aimant mieux adopter toutes les rêveries des gnostiques, que
les vérités que l'église catholique nous propose à croire.
La France avait constamment rejeté de son sein tous ces orgueilleux
fanatiques qui avaient pris naissance dans l'Allemagne, et y étaient
restés concentrés ; mais elle a eu la douleur de voir dans ces derniers
temps, ses citoyens prêter l'oreille aux séductions de l'erreur,
abandonner la religion de leurs pères, pour adopter toutes les folies
qu'une imagination déréglée peut enfanter.
[264] Le flegme allemand pouvait lutter longtemps sans s'enflammer,
contre la mysticité et les visions magiques des Dubosc, des Lavater,
etc. Mais la légèreté française n'a pu résister aux préparations
magiques, aux fourberies de quelques jongleurs, aux apparences de vertu
de quelques mystiques qui se sont donnés pour des personnages
extraordinaires, qui se vantaient d'être parvenus à un degré de
perfection, par la contemplation, par des jeûnes longs, par la
communication des esprits, par des connaissances particulières sur
l'interprétation des Saintes-Ecritures.
Avides de nouveautés, les français ont tout accueilli. Plus ils ont paru
crédules, et 'plus on a cherché à en faire des dupes. Biester et
Nicolaï, à force d'écrire contre les visionnaires, les ont forcés à
quitter l'Allemagne, où ils étaient décriés, pour chercher un asile en
France.
Mesmer a été un de ceux qui se sont acquis le plus de crédit. Sa
réputation de médecin étranger, les cures qu'on lui attribuait, la
singularité de ses procédés, les effets qui en résultaient, et dont on
ne pouvait encore rendre raison, la foule de ceux qui se disaient
guéris, lui donnèrent une vogue qui lui attira beaucoup d'ennemis.
Le roi nomma, le 12 mars 1784, des commissaires, dont cinq furent pris
dans l'académie des sciences, et quatre dans la faculté de médecine,
pour examiner les procédés de Mesmer, et les guérisons qu'on attribuait
à sa méthode. M. Bailly, au nom des commissaires de l'académie, fit son
rapport le quatre septembre de la même année. Il s'expliqua ainsi (page
4) : « Il y a déjà plus de six ans que le magnétisme animal a été
annoncé à l'Europe, surtout en France et dans la capitale. Mais ce n'est
que depuis deux ans environ, qu'il a intéressé un grand nombre de
citoyens, et qu'il est devenu l'objet de l'entretien public. Jamais
[265] une question plus extraordinaire n'avait partagé les esprits dans
une nation éclairée. On proposait un moyen sûr et puissant d'agir sur
les corps animés, un remède nouveau, un agent universel, pour guérir et
prévenir les maladies. Cet art était un mystère. Les physiciens en
ignoraient les procédés, et ils n'entendaient parler que de .ses
prodiges. On citait peu de cures réelles, mais beaucoup de personnes se
disaient soulagées, et le remède plaisait assez pour soulager
l'espérance des malades. Depuis quelque temps, le secret a été
communiqué. Alors on a vu des personnes instruites, éclairées,
distinguées même par leurs talents, adopter la théorie et la pratique
nouvelle qu'on leur enseignait ; on a vu un grand nombre de médecins et
de chirurgiens, admis à l'école du magnétisme, en devenir les partisans,
en défendre la théorie, en suivre la pratique.
Les commissaires demandèrent comment on pouvait s'assurer de la présence
de ce prétendu fluide magnétique ; on ne put la leur indiquer, et il ne
leur fut pas possible de la reconnaître ; d'où ils conclurent que les
effets du prétendu magnétisme pouvaient autant appartenir à une autre
cause qu'à celle à laquelle on les attribuait.
Les expériences faites, disent-ils (page 8), sur les malades, nous ont
appris que l'enfance, qui n'est pas susceptible de prévention, n'éprouve
rien ; que l'aliénation d'esprit s'oppose à l'action du magnétisme, même
dans un état habituel de convulsions et de mobilité de nerfs, où cette
action devrait être la plus sensible. Dans un nombre de malades, les uns
ressentent des effets légers et équivoques, les autres ne sentent rien,
et nous avons dû en être surpris. Le magnétisme n'est-il pas annoncé
comme un fluide universel, comme le principe de la vie et le grand
ressort de la nature ? Qu'est-ce qu'un [266] agent qui n'agit pas
toujours dans les circonstances semblables ? L'absence de son action,
dans certain cas, n'indique-t-elle pas que, dans les autres, l'action
qu'on lui attribue appartient à d'autres causes ? Il a manqué son effet,
quand nous l'avons employé pour porter de la chaleur aux pieds. Il a
manqué son effet, quand nous l'avons interrogé comme capable d'indiquer
les maux.
On a essayé différentes méthodes de magnétiser, en observant en
négligeant la distinction des pôles : elles ont eu le même effet…
La suite des expériences, que nous avons faites, nous a donc permis de
conclure et d'établir, que rien ne prouve l'existence du fluide
magnétique animal. La saine physique ne permet pas de recourir à un
fluide inconnu et insensible, pour expliquer des effets qui peuvent être
tous produits par l'imagination, ou seule, ou combinée avec
l'attouchement et l'imitation…
Ce que nous avons appris, ou du moins ce qui nous a été confirmé d'une
manière démonstrative et évidente, par l'examen des procédés du
magnétisme, c'est que l'homme peut agir sur l'homme à tous moments et
presqu'à volonté, en frappant son imagination ; c'est que les gestes et
les signes les plus simples peuvent avoir les plus puissants effets ;
c'est que l'action, que l'homme a sur l'imagination, peut être réduite
en art, et conduite par une méthode sur des sujets qui ont la foi.
On parle du magnétisme d'intention : sans doute l'intention peut
suffire, pourvu qu'elle soit réciproque ; elle établit entre deux
individus une relation et une dépendance nécessaires. L'intention que je
dirige, c'est mon imagination qui commande ; l'intention qui me répond,
c'est l'imagination qui s'exhale et qui obéit.
La recherche d'un agent, qui n'existe pas, [267] sert donc à faire
connaître une puissance réelle de l'homme ; l'homme a le pouvoir d'agir
sur son semblable, d'ébranler le système de ses nerfs, et de lui
imprimer des convulsions ; mais cette action ne peut être regardée comme
physique ; nous ne voyons pas qu'elle dépende d'un fluide communiqué ;
elle est entièrement morale ; c'est celle de l'imagination sur
l'imagination : action presque toujours dangereuse, que l'on peut
observer en philosophe, et qu'il n'est bon de connaître, que pour en
prévenir les effets. »
Le rapport des médecins, fait le 16 août de la même année, donne les
mêmes résultats et prouve que ce système peut devenir dangereux, par
l'irritation des régions sensibles qu'il provoque.
Mais les illuminés et les charlatans en ont tiré un grand parti, pour
établir le système fanatique et superstitieux sur l'existence d'mi monde
spirituel, dans lequel ils prétendent s'élever à volonté, et par le
moyen duquel ils se glorifient d'opérer les choses les plus surprenantes
; pourvu qu'ils soient en correspondance mutuelle de bien moral, avec
ceux sur lesquels ils veulent agir. Selon ce système, deux personnes,
dont les pensées et les mœurs sont réglées, peuvent s'aider dans les
maux corporels ; on peut, par ce magnétisme spirituel, se rétablir dans
le premier état de la nature, dans la justice originelle, en dégageant
l'âme de l'empire des sens et des vices qui y prennent leur source : on
peut s'élever à la lumière céleste, et voir les choses spirituelles,
recevoir des influences du monde spirituel qui réagissent sur les
facultés corporelles, quand elles sont dans un rapport parfait de bien
moral.
Mais bien loin que la découverte du magnétisme animal et religieux ait
contribué à entretenir les mœurs, on peut assurer qu'il a offert aux
français, un nouveau moyen de corrompre les personnes du sexe par les
attouchements qu'il les autorisait de faire [268] sous le prétexte
frivole de se mettre en rapport, ou correspondance avec elles.
Le mesmérisme animal ou religieux, a donc introduit beaucoup de
désordres en France, dont le récit ne pourrait qu'offenser les personnes
délicates, sans produire aucun bon effet, qu'on n'eût pu obtenir de
l'imagination. Cependant la folie du mesmérisme a pendant longtemps
exalté toutes les têtes, sans qu'il fût possible d'y apporter remède.
De bons esprits, qui se sont distingués pendant la révolution, en
étaient tellement entêtés, qu'ils ont donné lieu à des scènes on ne peut
plus plaisantes.
Un jour il se donna un grand dîner rue Plâtrière à Paris, auquel on
rassembla tous mesmériens. On voulut n'être servi que par des personnes
magnétisées, ayant le bandeau sur les yeux, mais qui devaient, dans cet
état, voir plus clairement, que ceux mêmes qui étaient à table les yeux
bien ouverts. On voulait voir le triomphe du mesmérisme, et on ne
reconnut que la folie de ceux qui en étaient entêtés. Pendant tout le
service, ce ne fut que sauces renversées, verres et carafes cassés ; ce
fut, pour les gens sensés, le tombeau du magnétisme, et la conviction
que cette invention n'était propre qu'à faire des dupes.
Le magnétisme est rentré dans l'obscurité dont on l'avait fait sortir.
Les Rose-croix lui avaient donné de la vogue dans le siècle dernier pour
amuser leurs candidats, et se faire passer pour des gens qui possédaient
des secrets rares, au moyen desquels ils pouvaient entretenir des
communications avec un monde invisible, et faire des choses
merveilleuses; mais l'illusion cessa, comme l'examen des commissaires du
roi l'a fait disparaître de nos jours. Mais Mesmer semble avoir préparé
les esprits à admettre en France les systèmes de Swedenborg, de Lavater,
de Saint-Martin et de plusieurs autres fanatiques qui prêchent dans
toute l'Europe une [269] nouvelle doctrine, qui se répand avec une
rapidité inouïe. Déjà elle est connue en Allemagne, en Hollande, en
France, en Angleterre. On en donne des leçons dans les loges
franc-maçonnes, et à mesure que le nombre des initiés augmente, ils
forment de nouvelles assemblées sous le nom de Martinistes, de
Swedenborgistes, etc. On les attache par de prétendues visions, par des
révélations, par une musique ravissante, par une doctrine qui renferme
toutes sortes d'hérésies, et une mysticité austère capable d'exalter
l'imagination. Ce sont des illuminés d'une nouvelle espèce, dont on ne
peut trop se donner de garde. Toute vision, dit l'Ecclésiastique (c.
34), qui ne vient point de Dieu, doit être rejetée comme une erreur de
l'imagination ; et le cœur ne doit point s'y attacher. Sicut
parturientis, cor tuum phantasias patitur : nisi ab Altissimo fuerit
emissa visitatio, ne dederis in illis cor tuum.
D'après cette règle, il sera facile de reconnaître qu'il n'y a rien de
divin dans leurs visions prétendues.
*§ 7*
*DES ILLUMINÉS VISIONNAIRES.*
…
Page 310
*$8. DES MARTINISTES.*
CETTE secte, qui a pris son nom de M. de Saint-Martin, qu'elle reconnaît
pour chef, n'a été pendant longtemps connue qu'à Avignon. C'était dans
cette ville qu'elle tenait ses assemblées, et qu'on allait s'y faire
recevoir. Les Parisiens y allaient en foule, et après s'être fait
initier dans les secrets de cette secte, ils ont formé à leur tour des
assemblées, premièrement hors de Paris, et ensuite dans le sein de cette
capitale, où M. de Saint-Martin est venu enseigner sa doctrine.
Plusieurs de ses prosélytes avaient déjà acquis une grande réputation
par leurs talents, et ont beaucoup contribué à lui attirer des
disciples. On distingue parmi eux, les Bert..., les d'Esp..., les év...
de B, la d... de B, des prêtres, des religieux, des philosophes, des
célibataires, des femmes de tout rang. Son ton modeste, ses explications
mystiques, ses visions, ses mœurs pures à [311] l'extérieur, lui ont
donné un grand crédit aux yeux de ceux qui se laissent prendre par les
apparences.
On peut juger, par les ouvrages de M. de Saint-Martin, qu'il tient aux
mystiques et aux illuminés. Le premier est intitulé : Tableau naturel
des rapports qui existent entre Dieu, l'homme et l'univers ; à
Edimbourg, 1782. Le second a pour titre : Des erreurs et de la vérité,
ou les hommes rappelés aux principes universels de la science ;
Edimbourg, 1782. Si on en croit cet auteur, son système est la clef de
toute la mythologie, l'explication des allégories et des fables de tous
les peuples, le modèle des lois qui régissent l'univers et qui
constituent tous les êtres ; enfin, il prétend qu'il est la base de tout
ce qui existe et de tout ce qui s'opère, soit dans l'homme, soit hors de
l'homme ; et indépendamment de la volonté.
M. de Saint-Martin prétend indiquer par son système, la cause par
laquelle on voit parmi les hommes, une variété universelle de dogmes et
systèmes, une multitude innombrable de sectes philosophiques, politiques
et religieuses, dont, chacune est aussi peu d'accord avec elle-même,
qu'avec toutes les autres. Il soutient enfin, que ses principes sont les
seuls fondements de toute vérité.
On est étonné de voir tant de suffisance sous un air séduisant de
modestie ; mais on l'est bien davantage, quand on voit que ce nouvel
auteur ne fait que donner un habit au système des manichéens, en y
ajoutant quelques singularités de sa façon. Par exemple, il dit que le
bien est pour chaque être l'accomplissement de sa propre loi, et le mal,
ce qui s'y oppose. On voit clairement qu'il assimile les actions des
hommes à celles des animaux, et aux productions de la nature,
puisqu'elles sont toutes l'accomplissement, de la loi de chaque [312]
animal, de chaque plante, de chaque être. Dans cette hypothèse, la vertu
n'est pas plus méritoire pour l'homme, que le fruit ne l'est pour
l'arbre qui l'a produit. M. de Saint-Martin développe et confirme le
sens que nous donnons à ces paroles, lorsqu'il ajoute : « Que la loi de
tous les hommes, » tient à une loi première, celle de la nature. » Par
cette loi fondamentale de son système, il fait dépendre tous les hommes
de l'organisation de l'univers et rentre dans les correspondances et les
émanations dont parle Swedemborg.
La manière, dont M. de Saint-Martin explique la moralité des actions
humaines, n'est pas moins condamnable. Elle consiste, selon son système,
dans la volonté que l'homme a de s'approcher, ou de s'éloigner du bon
principe ; et cette volonté peut, sans le secours de Dieu, faire
invariablement le bien : il dépend même d'elle, de n'avoir aucune idée
de mal. « Quand l'homme, dit-il, s'étant élevé vers le bien, contracte
l'habitude de s'y tenir invariablement attaché, il n'a pas même l'idée
du mal. Ainsi, si l'homme avait constamment le courage et la volonté de
ne pas descendre de cette volonté, pour laquelle il est né, le mal ne
serait jamais rien pour lui.
On sent combien ce système est opposé à la doctrine de l'église
catholique sur le péché originel, sur la concupiscence et la pente
naturelle que l'homme sent en lui-même vers le mal.
Les idées de cet auteur, ne sont pas moins répréhensibles sur la
création de cet univers. II n'existe, dit-il, que par les facultés
invisibles de la nature. Ces facultés créatrices invisibles ont une
existence nécessaire, indépendante de l'univers ; mais il résulte de
leur nature un principe actif et invisible. »
C'est en d'autres termes le système de Swedemborg ; et, par conséquent ?
ils tendent tous les deux [313] au même but, c'est-à-dire, à ne faire
aucunement intervenir la divinité dans la création du monde. On retrouve
même à peu de choses près, les mêmes notions sur le vice et la vertu M.
de Saint-Martin fait dépendre de l'esprit de l'homme et de sa volonté,
le bonheur dont il peut jouir. C'est encore un nouveau trait de
ressemblance avec Swedemborg.
« Le bonheur de l'homme, dans son état primitif, consistait, dit-il dans
la connaissance intime, et la présence continuelle du bon principe ; son
malheur vient de ce qu'il est séparé de ce même principe, qui est la
seule lumière, et le seul appui de tous les êtres. »
Pour retrouver ce bonheur, que reste-t-il à faire à l'homme, sinon de se
rapprocher de ce bon principe, ce qui n'est pas sans doute au-dessus des
forces de l'homme. M. de Saint-Martin enseigne ce rapprochement par les
efforts continuels qu'il conseille, pour se tenir à ce principe par la
contemplation, ou pour s'en rapprocher par les actes de la volonté.
Selon ce mystique, toute la force de l'homme est dans sa volonté et son
esprit. Jamais il n'invoque la grâce de Jésus-Christ ni l'assistance de
son esprit ; ses idées religieuses ne ressemblent en rien à ce que le
dogme catholique enseigne.
« La religion, dit-il, consiste dans la correspondance nécessaire de la
pensée de l'homme avec la cause première, le principe actif et
intelligent de tous les êtres. »
Si cette correspondance est nécessaire, il n'y aura plus ni liberté, ni
mérite dans l'exercice des devoirs de religion ; et si la religion ne
consiste que dans cette correspondance de la pensée, il ne faut plus de
culte public, de temples, de pontifes, de prêtres, de sacrifices, de
prières. Le système de M. de Saint-Martin renverse donc toute la
religion catholique -, et non-seulement elle, mais toutes les [314]
religions connues, qui ont un culte, des cérémonies, des ministres, des
temples, une doctrine. Voilà le grand but de la mysticité de notre
nouveau dogmatisant ; il faut, si on l'en croit, reléguer la religion
hors du monde.
La religion nouvelle commence, dit son fondateur, avec la pensée, elle
naît avec elle, et n'est autre chose, qu'un rapport de l'esprit ou
l'intelligence universelle, que M. de Saint-Martin ne définit pas, mais
qu'on devine bien, d'après ses principes, être la nature.
Cet auteur ne paraît pas combattre en face la religion chrétienne, mais
il pose des principes qui y sont si opposés, que si on les admet une
fois, il s'ensuit nécessairement que la religion juive, la chrétienne,
celle même des patriarches, sont autant de fausses religions.
Son moyen victorieux de réunir toutes les sectes, et tous les systèmes
de religion, « c'est de faire dépendre tous les cultes d'une cause
unique, en sorte que toutes les religions, soient relativement à cette
cause, comme les points de la circonférence d'un cercle, dont on tire
des lignes qui viennent se réunir à un centre commun, à cet être, centre
unique de tous les êtres ; » c'est-à-dire à la nature, dont, selon la
nouvelle philosophie, tous les êtres émanent, et dans laquelle ils
rentrent.
Tous ces systèmes rejettent la révélation, la religion révélée,
Jésus-Christ, les mystères, les sacrements ; en un mot, le superbe
ensemble d'une morale divine, d'une religion divine, d'un pontife Dieu
et homme, d'un sacrifice divin, où la victime d'un prix et d'une valeur
infinis, peut, par sa vertu, réconcilier la terre avec le ciel, et
élever les mortels jusqu'à les faire entrer dans la société de Dieu
même, et les rendre participants de sa propre félicité. Que nous donnent
les auteurs de ces *[315] *systèmes, à la place de ce qu'ils nous ôtent
? des idées d'une fausse mysticité, d'une métaphysique sombre ; des
erreurs cent fois réfutées et frappées des anathèmes de l'église de
Jésus-Christ. Voilà ce que ces fanatiques offrent au inonde qu'ils
abusent et qu'ils précipitent dans l'athéisme et l'irréligion.
Les idées de M. de Saint- .Martin, sur la nature de l'homme, ressemblent
à celles de Swedemborg, puisqu'il admet un principe immatériel dans la
matière, et un autre dans l'homme ; c'est ce que Swedemborg appelle le
monde spirituel ; ainsi ces deux auteurs ne différent que dans les
termes. Selon M. de Saint-Martin, l'être immatériel de l'homme provient
immédiatement de la source des êtres, au lieu que l'être immatériel des
corps n'en provient que médiatement. C'est-à-dire sans doute, que cet
être immatériel des corps ne leur est pas inhérent comme il l'est dans
l'homme ; mais qu'il leur est surajouté par l'opération des génies qu'il
suppose être attachés à chaque corps, comme le prétendaient les
gnostiques et les philosophes. Soit que M. de Saint-Martin ne veuille
pas mettre son système à découvert, ou qu'il ne soit pas encore fini, on
y trouve beaucoup de choses imparfaitement développées. Cependant, on
trouve des rapprochements sensibles entre le système de Swedemborg et
celui de M. de Saint-Martin.
La science des nombres est surtout pour lui une source inépuisable
d'idées. Il prétend que le corps de l'homme a été constitué par un
nombre ; mais il n'explique pas dans son livre cette science
mystérieuse. Il l'a empruntée de la philosophie et de la cabale ; et ne
l'a en quelque sorte ressuscitée, que pour ne pas reconnaître le mystère
de la Sainte Trinité, pour ne pas appeler Dieu par son nom, et ne pas
lui attribuer la création et le gouvernement du monde. S'il connaît les
mystères des anciens et la science qui s'y enseignait f il doit savoir
que le [316] premier nombre, qu'il appelle le Tetragrammaton, et auquel
il attribue tant d'efficacité, n'est que le mot Jehova, composé en
hébreu de quatre lettres, ce qui lui a fait donner le nom de
Tetragrammaton. Ce mot est donc le nom de Dieu. Quand M. de Saint-Martin
attribue la création du monde au nombre quatre, il n'envisage que les
quatre lettres dont le nom de Dieu est composé, et ne fait nulle
attention à sa personne, ce qui est ridicule. Nous avons montré, en
parlant des francs-maçons, qu'ils attribuaient au même nom de Jehova,
les miracles de Jésus-Christ, selon l'esprit de la cabale, et cela pour
ne pas reconnaître la puissance et la divinité de Jésus-Christ. C'est
dans le même esprit, que M. de Saint-Martin attribue au nom de Dieu, ce
qui appartient à sa personne.
Les philosophes mettaient du mystère dans le nombre quatre et dans le
nombre trois ; et cela était nécessaire pour éviter de révolter le
peuple païen. Ces nombres mystérieux étaient expliqués dans les
assemblées secrètes que l'on tenait à Eleusis, et l'on montrait qu'ils
renfermaient la religion des patriarches, la science d'un dieu en trois
personnes ; ce qui était opposé à la pluralité des dieux que l'on
admettait au théâtre et parmi le peuple. C'est Macrobe qui nous
l'apprend, dans son commentaire sur le Songe de Scipion. Le nombre sept
est, dit-il, le nœud de presque toutes les choses, et le seigneur et le
dispensateur de toute la fabrique du monde ; parce que le nombre sept
est composé de quatre et de trois, selon Pythagore, et qu'on apprenait
dans les mystères, à attacher la religion du serment au nombre quatre,
et la sanctification des dieux au nombre trois ; c'est-à-dire, à
respecter le nombre quatre comme renfermant le nom de Dieu, et à ne
prononcer que le Tetragrammaton, pour ne pas profaner le mot Jehova. Ou
avait sans doute appris des Juifs, qu'il ne fallait jamais le prononcer
selon *[317] *l'usage établi parmi eux. Ils prononcent en effet Adonaï
toutes les fois qu'ils rencontrent Jehova dans les Saintes-Ecritures.
D'après les mêmes principes, le nombre trois avait infailliblement
rapport aux trois personnes divines, puisque c'est par elles que tout
est sanctifié au ciel et sur la terre.
/« Macrobius, in Sonmium Scipionis, docet septenarium numerum rerum
omnium ferè nodum esse, et totius fabricœ dispensatorem ac dominum.
Refert Pythagoras quaternarium et ternarium, ex quibus septenarius,
inter arcana venerari, ut ex, quaternario ad sanctificationem deorum
uterentur. (Pausanias.) /
Qu'on ne s'étonne pas que les Grecs aient eu connaissance de nos
mystères et qu'ils aient été conservés et mis au nombre des choses
sacrées que l'on enseignait aux initiés aux mystères d'Eleusis ; ce sont
les anciens monuments de la piété et de la religion des patriarches
conservés dans nos Gaules longtemps avant que les Romains vinssent les
conquérir, et transmis avec quelques altérations, dans les mystères des
Grecs. Les Juifs vendus aux Grecs par les Tyriens et les Sidoniens, plus
de six cents ans avant Jésus-Christ, purent encore apprendre aux maîtres
qui les achetèrent, les secrets de leur religion ; les Lacédémoniens qui
se vantaient de descendre d'Abraham Macchabée 11, v. 19) pouvaient les
connaître aussi. Voici le passage du prophète Joël, qui confirme que les
Juifs ont été vendus aux Grecs : /« Quid mihi et vobis, Tyrus et Sidon ?
… Argentum enim meum et aurum tulistis : et desiderabilia mea, et
pulcherrima intulistis in delubra vestra : et filios Juda, et filios
Jerusalem, vendidistis filiis Grœcorum ; ut longé faveretis eos de
finibus suis » Joël, III, c. 5, 6/.
Il est assez naturel de faire parler un étranger, de son pays, de sa
religion, de ses usages, de son ancien état; les Grecs purent donc
connaître par [318] leurs esclaves, beaucoup de choses qui regardaient
la religion des Juifs ; d'ailleurs ces esclaves transplantés de
Jérusalem et de la Judée, purent même obtenir de leurs maîtres, la
liberté de faire les exercices de leur religion, et je ne sais si leurs
assemblées ne donnèrent point naissance aux mystères secrets qui
s'établirent dans la Grèce.
Quoi qu'il en soit, il est bien singulier, que tous nos francs-maçons,
nos illuminés, nos mystiques, nos philosophes veuillent substituer les
emblèmes de la véritable religion, à celle religion même, et nous
replonger dans les ténèbres et les obscurités de l'ancienne philosophie,
pendant que nous jouissons de la lumière, que nous avons la connaissance
la plus claire du dogme et des vérités de la religion divine, que
Jésus-Christ nous a apportée des cieux !
Semblable aux illuminés Rose-croix, le sieur de Saint-Martin ne se
contente pas de renverser les fondements du temple sacré que la sagesse
elle-même est venue élever à la divinité ; il étend encore sa main
destructive sur le gouvernement, sur les lois civiles et criminelles,
sur les mathématiques, sur l'anatomie, la grammaire, la poésie, la
médecine, et finit par donner l'idée d'un livre mystérieux sur l'homme.
S'il se trouvait quelque monarque qui voulût adopter ses principes, il
lui conseillerait de rapporter toutes ses opérations au centre commun de
l'univers, de prendre ses règles de gouvernement, non dans le cœur de
l'homme, dans les lois morales de la société, dans les livres saints ;
mais dans les correspondances que les parties de l'univers ont entre elles.
Enfin M. de Saint-Martin réveille les rêveries de Cardan, en peuplant
l'univers d'esprits invisibles auxquels on peut ressembler en se
purifiant. Comme ce visionnaire, il recommande à ses disciples de se
purifier le cœur, pour pénétrer les mystères secrets [319] le sa
doctrine ; il admet des esprits intermédiaires entre nous et la
divinité. Cependant il a l'air moins insensé que Cardan ; il affecte
même de prescrire aux personnes, qui le consultent, les livres de la
plus haute spiritualité, surtout ceux dans lesquels il est fait mention
de l'homme intérieur et extérieur, spirituel et charnel, terrestre et
céleste ; parce que ces termes, usités parmi les mystiques, qui y
attachaient un sens différent de celui qu'y attachent les Martinistes,
diminuent l'odieux de leurs systèmes. Mais on n'est pas longtemps à
reconnaître ceux qui marchent dans la voie de Dieu, et à les distinguer
de ceux qui s'égarent dans les sentiers de l'erreur. Les livres
catholiques, qui traitent de la vie spéculative, contemplative, unitive,
décrivent les états par lesquels ont passé des âmes auxquelles Dieu a
bien voulu communiquer des grâces extraordinaires ; mais ils ne font pas
une science de ce qui n'est qu'un don de Dieu, au lieu que tous les
nouveaux illuminés se vantent de conduire au même but méthodiquement,
par les secrets de leur métaphysique, et leur morale antichrétienne.
Hélas ! quand verrons-nous la fin du règne des illuminés ? Emmanuel
Swedemborg a succédé à Jean Ruremonde, qui se disait inspiré de Dieu
pour rétablir la pure doctrine, et prêcher que dans peu, le royaume de
la nouvelle Jérusalem serait fondé. Saint-Martin renouvelle
l'extravagance de Gabrin*, qui créait des chevaliers de l'Apocalypse, et
se disait le prince du nombre septénaire. Comme Jacques Gaffarel*, ils
prétendent tous nous donner l'histoire du monde invisible et des esprits
qui l'habitent ; et qui plus est, ils trouvent des hommes assez faibles
pour les croire.
Une demoiselle, nommée Suzette Labrousse, du bourg de Vanxain, dans le
Périgord, se présente sur les rangs, et fait déjà plus de prosélytes que
les Mesmer, les Saint-Martin et les Swedemborg, [320] C'est une
illuminée d'un nouveau genre ; elle dit qu'elle a des visions, et que
Dieu lui a donné sa mission. « Quitte, lui a-t-il dit comme autrefois à
Abraham, la maison de ton père et de ta mère, va parmi le monde inconnue
et en mendiante, parce que je veux, par une simple fille, réduire
plusieurs des grands du monde, et remédier à plusieurs maux de mon
église il lui a toujours été répondu dans le sentiment de se préparer
chaque jour, et que toutes choses tourneraient à amener cette fin Elle
sent toujours Jésus lui répondre (à tous ses doutes) : Qu'as-tu à
craindre, quand je promets d'être avec toi ? et n'est- ce pas de ta
faiblesse même, que je ferai ressortir ma toute puissance ?
(Consultation sur la vie de mademoiselle Labrousse, p. 11)
« Il se fera en elle un miracle qui justifiera sa mission pour le
renouvellement de l'église (39) ; elle doit être transformée en un être
nouveau, qu'elle appelle l'échantillon de la béatitude destinée à tous
les êtres (36). Elle regarde sa mission, comme l'époque de la conversion
de tous les peuples de la terre (41). La transformation totale qui
s'opérera en elle, la fera sortir de la classe des êtres naturels, par
un effet de la continuité de l'amour réciproque de Dieu et de sa
créature ; et elle sera à l'univers entier pour attirer tout à Dieu
(39). Elle se sent un attrait immuable pour aller en pèlerinage à Rome,
et annoncer les plus fâcheuses vérités au pape et à toute sa cour (42).
L'église prendra un nouvel éclat de sa mission. Elle a tracé le plan des
plus superbes monuments qui seront élevés dans la place majestueuse
qu'elle désigne. Le vaste bâtiment, qui y sera construit, sera appelé la
masse publique, et joint aux autres, il fera de cet endroit comme une
Jérusalem céleste. Ce sera le séjour des victimes qui doivent souffrir
pour tous les *[321] *péchés du monde (42). Elle annonce des événements
innombrables (ibidem). »
On voit, dans ce petit extrait, plusieurs traits de ressemblance entre
les illuminés et mademoiselle Labrousse.
1. C'est le sieur Pontard, évêque constitutionnel du département de la
Dordogne, qui est l'interprète des pensées de ladite Labrousse. Cette
fille ne fait aucune différence entre une église schismatique et
l'église catholique, entre des évêques intrus, et des évêques légitimes
qui sont dans l'unité et dans la foi de l'église. M. de Flamarens son
légitime évêque, n'a pas donné assez d'importance à ses prétendues
visions. Elle se jette entre les bras d'un évêque schismatique qui lui
promet de lui faire jouer un grand rôle ; et cette fille, qui, selon ses
révélations, doit être dans le monde, inconnue et mendiante, se loge
dans le palais d'une princesse et s'annonce dans la capitale du royaume
; fait un récit pompeux de ses vertus et des jouissances spirituelles
dont son âme est inondée.
2. Celte fille imite les hérétiques dans leur acharnement contre
l'église romaine dont elle veut mettre au jour les vices et les défauts.
Constantin disait que s'il avait vu un évêque pécher, il l'aurait
couvert de son manteau, par respect pour le corps épiscopal et par
ménagement pour les fidèles. Le pape et sa cour vont être montrés à
l'univers avec tout ce qu'ils ont de hideux, par ladite demoiselle
Labrousse.
3. L'évangile seul va devenir, dit cette illuminée, le code du clergé.
Que Rome le veuille ou no, le nouvel ordre de choses s'effectuera
également (44). Il est évident qu'elle prend le ton des réformés et des
évangélistes, qui ne veulent point du gouvernement de l'église, mais qui
s'en tiennent uniquement à l'évangile, qu'ils prennent pour guide. C'est
ainsi que raisonnent les anabaptistes, les mennonites ; et tous les
ennemis de l'église romaine. Ce [322] sentiment de mademoiselle
Labrousse, étant contraire à la tradition et au gouvernement de l'église
établie par Jésus-Christ et ses apôtres, imprime à sa mission le
caractère du mensonge et de Terreur.
4°. Celle demoiselle parle comme les illuminés, d'établir la nouvelle
Jérusalem sur la terre, de la rendre visible et d'en déterminer les
dimensions, sans doute sur le plan tracé dans l'Apocalypse (Ch. 21, 16)
: Or si on joint ses visions et la prétendue transformation qui doit se
faire dans sa personne, avec l'esprit d'orgueil et d'entêtement qui
s'est manifesté dans toute sa vie, avec cette affectation à faire le
récit de ses vertus, de ses communications avec Dieu, à chercher des
approbateurs de ses rêveries, au lieu de rester dans la modestie et la
soumission à ses supérieurs légitimes, on ne pourra méconnaître, que
l'esprit d'erreur et de mensonge trompe, par ses illusions, cette pauvre
fille, en lui persuadant qu'elle est destinée à réformer l'Eglise, dans
son chef et dans ses membres.
Ce n'est pas ainsi que l'esprit de Dieu parle à une âme. Quand il lui
parle véritablement, il la rend humble, modeste, soumise à l'autorité
qu'il a établie sur la terre pour gouverner les hommes, et qui doit
subsister tant que l'église subsistera, c'est-à-dire, jusqu'à la fin du
monde.
Il paraît depuis peu deux ouvrages que l'on peut regarder comme deux
romans spirituels remplis d'une doctrine fausse, souvent ridicule, et
contraire à la manière dont l'esprit de Dieu s'est manifesté à son
église. L'un et l'autre ont pour auteur une demoiselle Brounhe, morte à
Paris depuis quelques années, qui semble s'être livrée à son
imagination, et avoir voulu nous donner des rêves spirituels, pour des
conversations réelles entre Jésus-Christ et elle.
Le premier de ces ouvrages est intitulé : Instructions édifiantes sur le
jeûne de Jésus-Christ au désert. Ce livre n'est qu'un tissu de
révélations, qui ont [323] pour objet des tentations que Notre-Seigneur,
selon cette illuminée, raconte lui-même avoir éprouvées pendant son
jeûne, jour par jour. Il parle sans cesse de la privation des privilèges
de sa divinité, et même des privilèges de son humanité : ce qui semble
détruire l'union intime de la divinité dans la personne du Sauveur et la
perfection de son humanité. Les tentations de J. C., selon cette
demoiselle auteur, ne viennent pas seulement du démon ; mais de son
esprit, de son cœur, de ses sens. Il n'est pas jusqu'au vice infâme de
l'impureté, qui n'ait essayé de se glisser dans ce cœur adorable. Les
Pères de l'église étaient bien éloignés de croire à de pareilles
tentations. Le langage de ce livre, tout rempli qu'il est de la plus
haute spiritualité, ne peut convenir à Jésus-Christ ; et la piété, qu'il
semble renfermer, est appuyée sur un dénuement et un esprit de sacrifice
habituel, auquel l'homme ne peut parvenir que par un don spécial de Dieu.
Le second ouvrage, en deux volumes in-8°., a pour titre : Réflexions
édifiantes. C'est une suite de visions et de révélations, dont l'objet
est de procurer l'établissement des victimes de Jésus ; c'est- à-dire,
d'une société de personnes de l'un et de l'autre sexe dont les membres
auraient pour fin de réparer, par leurs souffrances, les outrages fait à
l'humanité de Jésus-Christ. Les choses extraordinaires renfermées dans
ces ouvrages, donnent lieu à les rejeter. Il y est dit, par exemple, que
l'établissement des victimes est annoncé dans plusieurs, endroits de
l'écriture, et notamment dans Isaïe qu'il est un effet et une suite
nécessaire de la religion, à laquelle il manquerait quelque chose, sans
cette suite et cet effet ; que cet établissement sera bien supérieur à
tous ceux qui ont paru jusqu'à ce jour, puisqu'il aura la même
prérogative que l'église, d'être conduit et dirigé à jamais par
Jésus-[324]Christ ; tous les efforts du démon, loin de lui nuire, ne
pourront qu'ajouter à son éclat et à sa solidité ; que les victimes
seront le tabernacle de Jésus ; que là il rendra ses oracles ; que là
sera le dépôt des trésors de l'église ; qu'elle y viendra consulter Dieu
dans ses besoins, y puiser des armes pour triompher de ses ennemis ; et
que là elle trouvera la clef des prophéties, le magasin universel des
grâces et des faveurs de Jésus-Christ. L'église, que saint Paul appelle
la colonne et le soutien de la vérité, que Jésus-Christ nous ordonne
d'écouter comme lui-même, sous peine d'être regardés, comme des païens
et des publicains : l'église, que toute l'antiquité, que tous les
siècles depuis Jésus-Christ ont considérée comme le seul organe
infaillible de la vérité, verra donc s'élever à ses côtés et même
au-dessus d'elle, une société non- Telle, conduite par Jésus-Christ
même, qui prononcera des oracles auxquels elle sera forcée de se
soumettre. Si ce n'est pas là une impiété monstrueuse, le catholique n'a
plus de base pour appuyer sa croyance. Dans cet ouvrage, l'auteur laisse
échapper des réflexions très amères contre les ordres religieux, et
assujetti le ministère des pasteurs à la direction des victimes. Ce
n'est pas tout, les visions répandues dans cet ouvrage, sont fort
singulières, pour ne rien dire de plus : le langage que tient
Jésus-Christ, paraît quelquefois bien révoltant, et il est trop
passionné, pour être celui d'un Dieu à sa créature. La demoiselle
auteur, en imitant les visions de Swedemborg, a rendu son livre
extrêmement dangereux pour les cœurs faciles à s'enflammer. On ne voit
partout dans les différents états des victimes, que des applications
ridicules, qu'un abus manifeste de l'Ecriture, et une nouvelle invention
de l'esprit d'erreur, qui semble vouloir enlever à Jésus-Christ
l'avantage d'avoir seul satisfait à la justice de son Père, selon la
prédiction du prophète Isaïe (Chap. 63, 3.)**
* *
*§ 9***
*123*
*541/555*
SECTION VII
ORIENT DE LIÈGE. f I.
PROCÈS VERBAL DES HONNEURS FUNÈBRES, RENDUS DANS la R\ L\ DE LA PARFAITE
INTELLIGENCE A L'OR\ DE LIÈGE, A LA MÉMOIRE DU T\ V\ F\ St. MARTIN.
POURQUOI , nous a-t-on souvent demandé , n'écrivez-vous pas contre la
franc-maçonnerie ? — Parce que, disions-nous, notre opposition ne serait
pas raisonnée. Elle ne reposerait pas sur des foodemena solides. Nous ne
connaissons aucun fait qui prouve que les francs-maçons de nos jours se
rendent coupables des crimes qu'on a reprochés, non sans raison, à leurs
prédécesseurs du i8e. siècle. D'un autre côté, nous nous sommes aussi
abstenus d'aflirmer que , dans leurs assemblées , il ne se passait rien
de contraire à la religion ni à l'état. Nous ignorions l'un et l'autre.
— Mais leur secret les trahit, ajoutait-on. S'ils n'avaient
pas eux-mêmes la conscience de l'iniquité de leurs œuvres, pourquoi les
envelopperaient- ils dans un mystère qu'ils cherchent à rendre si
impénétrable ? Si l'objet et le but de leurs discours et de leurs
délibérations étaient bons , pourquoi ne les mettraient-ils pas en
évidence? — Peut-être, répondions-nous, est-ce dans le secret que
consiste tout l'attrait de la franc-maçonnerie. C'est peut-être à lui
qu'elle doit sa longue vie. L'esprit
de l'homme est curieux et frivole ; il cherche
à pénétrer
de//
hauts secrets et il s'occupe sérieusement de ceux
qu'on ne lui dévoile qu'à demi , et dout l'autre
moitié est couverte de quelques emblèmes mystiques
ou symboliques. Peut-être aussi veulent-ils
prudemment dérober aux yeux du public certaines
simagrées et quelques mommeries qui exciteraient
un rire presqu'uuiversel. De plus , si l'esprit des
francs-maçons est réellement cbangé , et que, comme
ils l'assurent , il ne se trame , dans leurs assemblées,
rien de contraire ni à la religion ni à l'état , ils
peuvent encore craindre, dans la situation actuelle,
des esprits , que , malgré la moralité ou l'innocence
de leurs actions, ils ne puissent entièrement détruire
tous les préjugés qui s'élèveraient contre leurs personnes.
Enlin , l'amour du prochain veut que chacun
soit regardé comme bon , jusqu'à ce qu'il soit
prouvé qu'il ne l'est pas. — On nous objectait encore
que deux bulles papales avaient prononcé l'excommunication
contre les francs-maçons, et que,
dans la législation religieuse , on ne décerne de
grandes peines que contre les grands coupables. —
Nous nous permettions de leur l'aire une observation
qui était liée avec nos réflexions, précédentes et
qui en découlait naturellement. Il est de principe ,
disions-nous, que lorsque le motif, qui a fait porter
une loi , n'existe plus , la loi cesse aussi d'exister.
Pour prouver que l'esprit de la franc-maçonnerie
pouvait être changé , qu'elle ne tramait peut-être
plus ni contre la religion , ni contre l'état ; nous
faisions observer qu'en matière de religion , le*
frères maçons vantaient beaucoup leur tolérance
envers toutes les religions ; qu'ils n'avaient d'autre
but , comme ils l'assuraient , que de faire régner
parmi les hommes l'amour fraternel et d'exercer
des actes de bienfaisance envers les malheureux ;
qu'en politique , ils ne voulaient que l'égalité de
tous devant la loi, et la liberté civile, considérée
ie résultat d'une exécution juste et impartiale// des lois ; qu'enfin
aucun acte d'intolérance , aucun.
projet inique contre la religion catholique n'était
parvenu à notre connaissance.
Nous nous constituions ainsi le défenseur de nos
frères francs-maçons , nous nous bercions de ces
douces illusions , lorsqu'on nous remit un exemplaire
d'un Procès-verbal des IIONNLLT.S FUNÈBRES,
RENDUS DASS LA R.'. L.\ DE LA PARFAiTE INTELLIGENCE
A L'OR.'. DE I.IÉGE , le 28i. jour du 12*.
mois de l'an de la L.'. V.-. 58 1 8 A LA MÉMOIRE DU
T.-. V.\ F.-. S1. MARTIN, ANCIEN \ÉSÉÎ\AELE DE LA
H.\ r~i (i). Un seul exemplaire est échappé au
secret de la loge, c'est celui qui nous est parvenu. •
Cette pièce respire contre quelques principes de la
religion catholique et contre sou clergé, toute Fin-
tolérance et toute la rage dont jamais le plus odieux
fanatisme se soit repu. Eu voici le sujet : Si. Martin ,
prêtre apostat , meurt à Liège. Il était marié.:
Il était conseiller à la cour supérieure de Liège ,
et vénérable de la loge maçonne de la Parfaite
Intelligence , instituée dans cette ville. Jamais il
n'avait rempli à Liège les devoirs de chrétien catholique.
Durant tout le cours de sa maladie , qui
fut long, et pendant lequel il conserva l'usage de
ses facultés intellectuelles , le curé de sa paroisse
se rendit six fois chez lui afin de l'exhorter à pratiquer
les derniers devoirs que prescrit la religion.
St. Martin refuse constamment de recevoir son curé,
et meurt daus cet état après avoir e.\igé lui-même ,
par testament , qu'il soit enterré dans le jardin de
la maison où la société maçonne de la Parfaite.
Intelligence s'assemble et qui appartient à la loge»
Deux individus se présentent chez M. Barrett, vicaire-
général de Liège, pour qu'il ordonne un enterrement
solennel. Le vicaire-général , instruit de tout ce qui
s'est passé , s'y refuse , comme il était de sou de-< (
i) A Liège, d« l'imprimerie de J. F, Desoer, libraire, 58i8. (1818.)//**
voir , d'après les règles de l'église universelle ! De
là cette fureur et cette rage, dont quelques journaux
ont porté les horribles c: s jusqu'aux extrémités
du royaume. Des plaintes sont adressées aux
ministres ; elles parviennent à l'oreille du foi , et
par un jugement qui décèle, dans cette circonstance,
un grand caractère de justice, d'impartialité et de
tolérance } et que nous rapportons avec Un plaisir
indicible , ces plaintes oiit pour résultat l'appro-
Latiou de la conduite de M. Barrett , donnée
par sa majesté elle-même. Ils s'imaginèrent , sans
doute , que le roi allait consacrer leur intolérance
en forçant un curé d'accorder , contre les lois
les plus expresses qui régissent le libre exercice de
la religion , la sépulture religieuse à un homme notoirement
mort' dans l'irréligion et dans l'impéui-
tence et qui s'y était lui-même refusé par ses dernières
volontés, exprimées dans son testament. Voilà
donc à quoi se réduit leur prétendue tolérance ! «
On m'a demandé
3> disait le ministre Turgot ,
si le roi au moins ne pourrait pas connaître des refus
de sépulture ? il répond : L'inhumation du corps ,
le plus ou moins de pompe (je ne parle pas de
pompe sacrée ) voilà ce qui regarde le magistrat.
Les prières , les cérémonies , le lieu saint où doivent
reposer les os des morts , voilà le patrimoine
de l'église. Il faut donc la laisser maîtresse d'en
disposer. Elle ne peut accorder la sépulture qu'à
ceux qu'elle regarde comme ses cnfans. Vouloir la
forcer à le faire , c'est V obliger à traiter , comme
un des siens , celui qu'elle a toujours proscrit ; c'est
envier au véritable fidèle un droit que lui seul
peut avoir sur les prières des ministres de la religion (
i).
Force-t-on quelqu'un à suivre la religion catho- (
i) OEuvres de Turgot, lom. II, pag. /}'-ii , édition de Paris, en 9 T<^« «
tei llclaucc, i8o$> et aimées suivantes.//
lique ? Pourquoi forcer un ministre de celte religion
de considérer un autre comme tel qui ne veut pas
l'être? Pourquoi faire traîner à l'église le corps d'un
homme qui n'y paraissait pas de son \ivant, et qui
ce voulait pas y paraître après sa mort ? Ne serait-
ce pas insulter à la religion et à Dieu même qui
en est l'auteur ? Les ministres de cette religion
useut-il d'aucune espèce de contrainte ? Se servent-
ils d'autres armes que des preuves, des considérations
et des exhortations puisées dans l'esprit et
dans les dogmes de la religion même ? Les faits ne
parlent-ils pas hautement? On est chrétien catholique
ou on ne l'est pas ; mais pourquoi , dans le
dernier cas , en réclamer les droits et surtout avec
des prétentions qui tiennent de la fureur? « C'est
une coutume de toutes les religions de' la terre ,
disait le Journal des debats en i8i5, de n'accorder
leurs honneurs funèbres qu'à leurs disciples. Le corps
d'un chrétien mort à Constantinople serait-il reçu,
dans une mosquée ? Un ministre protestant , à Philadelphie ,
ne renverrait-il pas le corps d'un catholique
à son curé , celui d'un presbytérien à son
église , celui d'un Qouaker à ses frères , celui d'un
juif à sa synagogue? Vous voulez qu'un curé enterre
Vm homme qui n'avait pas vécu dans la communion
catholique ; mais si le curé prétendait s'emparer à
sou tour du corps d'un citoyen qui n'aurait pas •
voulu mourir sous la loi chrétienne, ne crieriez-vous
pas au fanatisme , à l'intolérance ? N'avons-nous pas
vu des prêtres repoussès du lit d'un mourant avec
mépris , et des moribonds préférer aux paroles con-
eulantes de l'homme de Dieu , les froides pompes
d'un nouveau paganisme? Accordez donc au prêtre
la même indépendance que vous réclamez pour vous
mêmes. Si vous n'êtes pomt forcés de l'appeler à
votre dernier soupir, pourquoi serait-il obligé de
reconnaître votre cercueil? Par quelle dérision ceux
qui ont su tuule leur vie, sans y attacher aucune importance//
portance , qu'ils étaient hors de l'église catholique ,
veulent-ils y rentrer après leur mort? S'ils ont cru
à la puissance de l'anatlième , il est trop tard pour
la réconciliation ; s'ils n'y ont pas cru, ils n'ont donc
A ou!u produire que du scandale ? »
Quel tort vous fait l'église quand elle vous refuse
des prières dont vous ne voulez pas ? Si elle
allait arracher à vos maisons les corps morts , vous
crieriez à Pinlolérance et au fanatisme ; mais qui
sont les intolérans et les fanatiques , lorsque vous
voulez lui extorquer, contre ses principes, des prières
et des cérémonies que vous méprisez? Vous
criez à la superstition lorsque la religion exerce sou
culte , et vous criez au fanatisme lorsqu'elle ne
l'exerce pas, même envers ceux qui le dédaignent.
En vérité,' il faut être aussi intolérant et aussi fanatique
que certains philosophâmes de nos jours ,
pour oser former des prétentions aussi déraisonnables.
Les francs-maçons recevraient-ils et conserveraient-
ils eux-mêmes dans leur ordre , des frères
qui manquent SEULEMENT au respect qu'ils doivent
à leurs loges et aux égards dus à leurs frères ? Assurément
non. Pour le prouver, nous ne pouvons
citer de meilleurs documens que le cliapitre huitième
des statuts et réglemens de la même loge ,
dite : de la parfaite intelligence , à l'orient de Liège.
Ce chapitre fixe les délits des frères , et décerne la
peine d'excommunication de leur ordre contre ceux
qui manqueraient seulement de respect à la loge. «
Art. ier. Un F.-, qui, dans ses discours ou ses
actions, manque au respect qu'il doit à la L.\ et
aux égards dus à ses FF.'.., est rappelé à l'ordre
par le Vén.\ «
Art. 2. S'il refuse d'ohéir, il lui est enjoint
de couvrir le temple. «
Art. 3. S'il refuse de couvrir le temple, il lui
en est fait trois interpellations, après lesquelles et *
ur son refus, le Vén.-., l'orateur et le secrétaire
*//* se réunissent sur-le-champ à l'O.'. en comité secret,
pour se consulter sur la peine que doit subir le
F.'. refusant. «
Art. 4- Le rapport en est fait t!e suite par 1»
Vén.'. , et si le F.\ refuse de nouveau de s'y sou~
mettre , l'orateur requiert que le nom du F.'. soit
rayé du tableau des membres de la L.'. , ce qui est
exécuté , et les travaux sont fermés. »
Pourquoi donc exiger que la religion soit la seule
chose au monde qui fasse exception à l'ordre commun ?
Voudrait-on que , dans son propre sein , elle
consacrât le désordre ? qu'elle outrageât son propre
esprit de vérité? qu'elle existât sans ordre , sans discipline
et sans caractères qui la distinguent de ses
ennemis? qu'elle fût en opposition avec les plus
simples institutions de la société humaine qui toutes
ont leurs réglemeqs et leurs titres distinctifs ;
qu'elle s'avilît au point de prostituer les choses
saintes devant ceux qui les repoussent ouvertement
et avec dédain ?
Pour que le vicaire-général ou le curé eût ét6
autorisé à accorder à St. Martin la sépulture ecclésiastique ,
il eût suffi qxie des témoins eussent affirmâ
3 u'avant d'expirer , il avait donné le moindre signe e résipiscence ou
de contrition. Lorsque l'église
montre tant d'indulgence et de charité envers ses
enfans , est-il bien juste que, la fureur dans les yeux
et la rage dans le cœur, on lui demande des prières
pour ceux qui lui ont refusé ces légers témoignages
de respect et d'union avec elle? C'est cependant le
refus si juste de ces prières qui a tant excité la bile
des frères maçons de Liège.
Afm que nos lecteurs puissent juger eux-mêmes
de cette pièce furibonde et connaître jusqu'à quel
point l'esprit d'intolérance et de fanat
isme anime la i'ranc-maconnerie, nous en publierons ici quelques
extraits que nous accompagnerons de nos observations.
Nous n'omettrons pas cette partie qui contient// la description des
cérémonies maçonniquement funèbres ,
afin que nos lecteurs puissent être à même
de juger s'il sied bien à certains pliilosophistes
de se moquer du culte religieux , lorsqu'ils ont
leurs coups mystérieux , trois fois répétés ait
midi et au nord , leurs symboles de l'immortalité ,
leurs nombres mystérieux , leurs urnes mystiques ,
leurs feux sacrés , voire même des eaux lustrales ,
des purifications , trois fois répétées, etc, etc.
Honneurs funèbres rendus dans la R.'. L.'. de la
PARFAITE INTELLIGENCE à F Or.-, de
Liège, le 28*. jour du 12e. mois de l'an de la
F.-. L.-. 5Ri8. .A la mémoire du T.-. y.: F.-.
3t. MARTIN, ancien vénérable de la R.'. [3. «
Dans sa tenue du 25e. jour du ne. mois, l'an
de la V.\ L.-. 58i8, la R.-. Q avait arrêté, qu'en
conformité de Part. 2 , de la deuxième section du
chapitre 6 de ses statuts qt réglemens , il serait
rendu des honneurs funèbres au T.1. R.'. F.'. Saint-
Martin, décédé dans cet Or.\ le i3e. jour du il*.
mois 58 18. «
Elle avait arrêté aussi que le jour fixé pour
payera la mémoire d'un F.*, chéri le juste tribut
de notre amour , serait en même temps consacré à
fêter l'anniversaire de la naissance du S.\ Grd.-.
Maître ; voulant ainsi opposer à nos vifs regrets , nos
plus chères espérances , et offrir , par ce rapprochement
philosophique de l'existence et du trépas, du
juste qui tombe et du juste qui s'élève , la plu*
consolante , la plus utile des compensations de la
vie humaine. «
Afin de donner à cette double solennité le caractère
de deuil et de majesté qui lui convenait ,
lesRR.-. FF.-. ........ et .... avaient &é
chargés d'en diriger les préparatifs.// Le 28" jour du 12*. mois , la Q
extraordinaire-
ment convoquée, s'est réunie à son local ordinaire }
pour célébrer cette touchante cérémonie. «
Toutes les avenues • , l'escalier , le parvis du
temple avaient été garnis d'arbres verts ; partout
étaient suspendues des guirlandes d'if et d'acacia. «
Une draperie noire , relevée en festons , ornait
l'intérieur du sanctuaire. «
Les autels étaient recouverts de voiles lugubres-,
tout annonçait le deuil et la tristesse. «
Tous les FF.-, vêtus de noir, ou porlant un
crêpe noué au bras gauche , armés et décorés suivant
leurs grades, ayant pris place sur les colonnes,
les travaux ont été ouverts, à une heure de midi
plein, à l'Or.-, par le Vble.'. F.- , au midi et
au nord par les RR.-. FF.- et .... , premier et
seconds surveillans titulaires. «
Les FF.-, visiteurs, les députés des RR.-. ! i
des Philadelphes à l'Or.-, de Verviers , de l'Etoile
de Chaufontaine à l'Or.-, de Liège, et des Amis
de la Parfaite Intelligence à l'Or.-, de Huy , ont
été successivement introduits par les MM.-, des
cérémonies.
ce Le Yble.-. après avoir remercié les orateurs des
sentimens qu'ils ont exprimés , a ajouté : « Le deuil »
qui nous environne nous interdit les acclamations »
que , dans de plus heureuses circonstances , votre »
présence au milieu de nous ferait éclater. Aujour- »
d'hui , livrés entièrement à nos regrets , nous ne »
ferons entendre ni vceux , ni applaudissemens »
L'éloquence de la douleur , c'est le silence. » «
Trois coups mystérieux, répétés au midi et au
nordj annoncent que la cérémonie funèbre va
commencer. «
Tous les FF.-, étant debout et à l'ordre , le
Vble.-. appuyé sur son glaive prononce ces paroles
d'une voie émue : Le frère Saint-Martin n'est plus!
trois fois cette funeste annonce est répétée sur les//**
*Page électronique 563*
* *
* *
Page 268
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA268&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* de Lavater, de *Saint-Martin* et de plusieurs autres fanatiques
qui prêchent dans toute l'Europe une *...*
Page 310
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA310&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
CETTE secte, qui a pris son nom de M. de *Saint- Martin*, qu'elle
reconnaît pour chef, n'a été pendant longtemps connue qu'à Avignon. *...*
Page 311
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA311&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
On peut juger, par les ouvrages de M. de *Saint- Martin*, qu'il tient
aux mystiques et aux illuminés. Le premier est intitulé : Tableau
naturel des rapports *...*
Page 312
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA312&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
M. de *Saint-Martin* développe et confirme le sens que nous donnons à
ces paroles, lorsqu'il ajoute : « Que la loi de tous les hommes, » tient
à une loi *...*
Page 313
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA313&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
On retrouve même à peu de choses près, les mêmes notions sur le vice et
la vertu M. de *Saint- Martin* fait dépendre de l'esprit de l'homme et
de sa volonté *...*
Page 314
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA314&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* et n'est autre chose, qu'un rapport de l'esprit ou l'intelligence
universelle, que M. de *Saint-Martin* ne définit pas, mais qu'on devine
bien, d'après *...*
Page 315
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA315&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Selon M. de *Saint-Martin*, l'être immatériel de l'homme provient
immédiatement de la source des êtres, au lieu que l'être immatériel des
corps n'en *...*
Page 316
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA316&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Quand M. de *Saint-Martin* attribue la création du monde au nombre
quatre, il n'envisage que les quatre lettres dont le nom de Dieu est
composé, et ne fait *...*
Page 318
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA318&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Enfin M. de *Saint-Martin* réveille les rêveries de Cardan, en peuplant
l'univers d'esprits invisibles auxquels on peut ressembler en se
purifiant. *...*
Page 319
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA319&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* Dieu pour rétablir la pure doctrine, et prêcher que dans peu, le
royaume de la nouvelle Jérusalem serait fondé. *Saint-Martin* renouvelle
l'extravagance *...*
Page 330
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA330&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* du visionnaire *Saint-Martin*. Quoi donc ! quand il s'agit de
mœurs, de morale, de religion, de l'état futur de nos âmes et de nos
corps *...*
Page 548
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA548&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint- Martin*, décédé dans cet Or.\ le 13e. jour du il*. mois 58 18. «
Elle avait arrêté aussi que le jour fixé pour payera la mémoire d'un
F.*, *...*
Page 549
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA549&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
appuyé sur son glaive prononce ces paroles d'une voie émue : Le frère
*Saint-Martin* n'est plus! trois fois cette funeste annonce est répétée
sur les *...*
Page 551
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA551&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
du F.\ *Saint-Martin*, voilée d'un crêpe et couronnée de cyprès, était
posée sur cette colonne. Des quatre angles du plafond partaient quatre
guirlandes *...*
Page 552
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA552&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* n'est plus ; pour nous consoler de » sa mort,
entretenons-nous de sa vie. » *Saint-Martin* naquit à Paris ; c'est là
qu'au » milieu des *...*
Page 555
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA555&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* vit sa santé dépérir, son zèle ce- » pendant ne
s'éteignait point ; mais quand son » cœur le ramenait près de nous, ses
forces, tra- y> *...*
Page 556
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA556&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* a cessé de vivre comme le sage » s'endort ; le souvenir
seul de ses vertus nous reste. » Maçons, vous avez perdu un frère. *...*
Page 561
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA561&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* fut l'apôtre le plus » éclairé de la maçonnerie, qu'il a
été le restaura- » teur et le plus ferme appui de ce temple ? *...*
Page 562
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA562&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* testament de M. Louis-Pierre-Martin *Saint- Martin*, conseiller en
la cour supérieure de justice de Liège, en date du vingt-huit novembre
mil huit cent *...*
Page 563
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA563&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* passa sa vie à cultiver l'amitié, à soulager l'infortune
; sa dernière pensée est encore pour ses frères, son dernier don pour
les malheureux *...*
Page 564
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA564&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Mais tandis que, dans le silence, *Saint-Martin*, près de toi, tout
dort, Le fanatisme en son délire Vient, sur tes restes qu'il déchire,
S'asseoir à *...*
Page 565
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA565&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin* n'est plus. Après cette chanson tolérante qui a fait
exhaler le parfum de tant de douces vertus maçonniques, *...*
Page 569
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA569&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*Saint-Martin*. Il s'est livré à des considérations fort sages sur sa
carrière maçonnique. Ce fut, at-il dit, pour semer plus librement le
joug humiliant des *...*
Page 570
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA570&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
*...* jusque dans leurs repas, saluaient la cendre des morts et
faisaient des libations en leur mémoire, un toast a été porté aux mânes
du F.'. *Saint-Martin*. *...*
Page 584
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA584&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
M. de *Saint-Martin* était prêtre, et des personnes à Paris se
rappellent avoir assisté à sa messe ; il prêcha une *...*
Page 585
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA585&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
M. de *Saint-Martin* mourut, après avoir marqué par son testament qu'il
voulait que son corps lut enterré dans le jardin de la loge. *...*
Page 586
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA586&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Il a dit que M. de *Saint-Martin* avait été maçon dès l'aurore de sa
vie. Voici quelques passages de cet éloge funèbre : » *Saint-Martin* *...*
Page 588
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA588&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
L'émotion a été augmentée par la lecture du testament de M. de
*Saint-Martin*, qui fait présent de 5oo francs à la loge de la Parfaite
intelligence, et par *...*
Page 623
<http://books.google.fr/books?id=r7wqAAAAMAAJ&pg=PA623&vq=saint-martin&dq=franc-ma%C3%A7on+saint-martin&lr=&as_brr=1&client=firefox-a&source=gbs_search_s>
Ib. § II. Rapport donné par l'Ami de la Religion et du Roi, n°. 554,
ier- décembre 1819, des honneurs funèbres rendus au Y.'. F.', de
*Saint-Martin*. *...*
* *
* *
* *
Affichage du livre entier
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[1] <#_ftnref1> Comus de John Milton : A *MASK,* presented at
LUDLOW-Castle, 1634. The first Scene discovers a wild Wood. /The
attendant Spirit descends or enters/
[2] <#_ftnref2> *Goclenius* (Rodolphe). - Professeur de logique à
Marbourg, né en 1547 à Corbach (comté de Waldeck), mort en 1628 a eu
pour fils *Goclenius* (Rodolphe), médecin, né à Wittemberg en 1572, mort
en 1621, professait la physique
<http://www.cosmovisions.com/physique.htm> et les mathématiques
<http://www.cosmovisions.com/mathematiques.htm> à Marbourg. Il propagea
les idées de Paracelse <http://www.cosmovisions.com/Paracelse.htm> ; il
est un des plus anciens partisans de la médecine magnétique, qu'a par la
suite pratiquée Mesmer <http://www.cosmovisions.com/Mesmer.htm>. On a de
lui, entre autres ouvrages singuliers : Tractatus de magnetica curatione
vulnerum, Marbourg, 1608 ; Synarthrosis magnetica, 1617 ; Mirabilium
naturae Liber, 1625, etc. Il a aussi écrit sur l'uronoscopie, la
chiroscopie, etc., 1603.
[3] <#_ftnref3> Du fils Goclenius Heautontimorumenos: id est, curationis
magneticae & unguenti armarii ruina De Rodolphus Goclenius, Johan Robert
Publié par H. Reulandt, 1618
[4] <#_ftnref4> Lisez aussi la page 45 de la Nouvelle Vie de Frédéric
II, par l'abbé de Denisa, édition grand 8, d'Amsterdam, 1789.
[5] <#_ftnref5> La Maçonnerie écossoise comparée avec les trois
professions et le secret des Templiers du 14e siècle De Nicolas de
Bonneville Publié par Les Ed. du Prieuré, 1788 172 pages
Toute la discussion (1)
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3. Feng Shui 1
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Lundi, 13. Octobre 2008 19:30
http://www.espacefengshui.com/
http://www.espacefengshui.com/principes-feng-shui.php
Nous sommes tous concernés par l'amélioration de notre qualité de vie
et nous désirons tous accéder au bien-être. L'endroit où nous
recherchons ce bien-être est d'abord notre habitat.
Quoi de plus rassurant que de rentrer chez soi et se sentir bien,
confiant, en parfaite harmonie avec nous-même et les éléments qui nous
entourent. Cet intérieur, ce lieu de rencontre avec votre famille et
vos amis, doit aussi vous permettre de vous reposer, d'étudier, de
vous ressourcer et vous apporter du confort et de la sérénité.
En introduisant les principes du Feng Shui
<http://www.espacefengshui.com/principes-feng-shui.php> dans votre
habitat, vous apprendrez à faciliter la circulation de l'énergie
vitale (le CH'i) et vous apprécierez les surprenants remèdes qui
changeront certains aspects de votre vie.
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Feng_shui>
Les couleurs procurent du bien-être
Vous souhaitez créer une atmosphère calme, équilibrée ou plutôt tonique ?
Quand nous entrons dans un espace, nous sommes attirés par ses
couleurs et elles nous inspirent des sensations. Elles contribuent à
nous faire sentir bien, à nous donner de l'énergie ou à nous relaxer.
Nous savons combien il est difficile d'imaginer son propre espace avec
des couleurs et c'est pourquoi nous avons développé « le conseil
couleur » : pour vous aider à concevoir votre intérieur en couleur.
Vous découvrirez tous leurs bienfaits et comment elles exercent une
profonde influence sur notre humeur et notre comportement.
N'hésitez pas, parce que toutes ces modifications auront un impact
positif et durable dans votre vie.
Le Feng Shui – terme qui signifie « vent et eau » - est issu d'un très
ancien principe chinois consistant à choisir, pour implanter temples
et maisons, des sites où les cinq éléments soient en harmonie, à
l'abri du vent et à proximité de l'eau douce, notamment. Peu à peu, le
terme en vint à designer le fait de jouer sur les divers composants
d'un environnement pour créer, au sein d'une habitation, les
conditions optimales pour la santé, le bien-être et le bonheur de ses
habitants.
La notion d'air en mouvement - le Feng – évoque d'emblée celle de Ch'i
– l'énergie à l'œuvre dans toute la nature. Le feng shui vise à
harmoniser les trois types de Ch'i circulant respectivement dans
l'atmosphère, dans le sol et dans le corps humain.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]
Toute la discussion (1)
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----- Fin du message transféré -----
Sujets abordés dans ce résumé :
1.1. Résultats de sondage pour maitrespasses
De : maitrespasses@yahoogroupes.fr
2. [Fwd: Les mégalithes, le soleil et la lune]
De : crptrad
3. Re: [maitrespasses] Résultats de sondage pour maitrespasses
De : Antoine FAIVRE
4. Faut-il rendre pénalement responsable un enfant à partir de 12
De : Geoffray d'A
5.1. sondage
De : crptrad
6. Soirée Malcolm de Chazal
De : bonnerotj
Messages
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1.1. Résultats de sondage pour maitrespasses
Envoyé par : "maitrespasses@yahoogroupes.fr" maitrespasses@yahoogroupes.fr
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 3:59
Le sondage ci-dessous est désormais clôturé. En voici les résultats :
QUESTION DU SONDAGE : vous avez lu une ou plusieurs oeuvres de
louis-claude de saint-martin
CHOIX ET RÉSULTATS
- j'en ai lu une, 0 votes, 0.00 %
- j'ai lu 2, 1 votes, 4.76 %
- 3, 2 votes, 9.52 %
- 4, 1 votes, 4.76 %
- 5 et plus, 4 votes, 19.05 %
- j'ai lu des extraits saint-martin, 5 votes, 23.81 %
- je découvre lcsm à travers les "testimonias", 0 votes, 0.00 %
- les textes numérisés m'ont amené à acheter des livres, 3 votes, 14.29 %
- je me contente des études faites par caro, faivre, amadou, nicole
jacques..., 1 votes, 4.76 %
- j'ai lu boehme traduit par lcsm, 4 votes, 19.05 %
Pour en savoir plus sur ce groupe, allez sur
http://fr.groups.yahoo.com/group/maitrespasses
Pour obtenir de l'aide sur Yahoo! Groupes, allez sur
http://eur.help.yahoo.com/help/fr/groups/
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2. [Fwd: Les mégalithes, le soleil et la lune]
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 10:59
-------- Message original --------
Sujet : Les mégalithes, le soleil et la lune
Date : Fri, 10 Oct 2008 10:01:46 +0200
De : BAGLIS TV <courriel@baglis.tv>
Répondre à : BAGLIS TV <courriel@baglis.tv>
Pour : mcyvard@free.fr
Madame, Monsieur,
nous avons le plaisir de vous informer de la mise en ligne de l'exposé
suivant:
Les mégalithes, le soleil et la lune
( Écrit par Agier Franck )
10-10-2008
Par : Howard Crowhurst
L'intelligence est-elle née avant ou après l'écriture? Telle est la
question que pose en introduction Howard Crowhurst en nous invitant à
reconsidérer la signification des mégalithes, premières constructions
monumentales apparues 5000 ans avant Jésus-Christ dans la région de
Carnac, et nous interroger sur la symbolique astronomique de ces
constructions.
Suite...:
http://www.baglis.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=288&Itemid=48
Avec nos sentiments les meilleurs,
BAGLIS TV___________________________________________________________
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3. Re: [maitrespasses] Résultats de sondage pour maitrespasses
Envoyé par : "Antoine FAIVRE" A.Faivre@wanadoo.fr antoinefaivre
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 11:18
Sondage très intéressant! Merci à tous ceux qui y ont participé.
Antoine Faivre
----- Original Message -----
From: maitrespasses@yahoogroupes.fr
To: maitrespasses@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, October 10, 2008 3:59 AM
Subject: [maitrespasses] Résultats de sondage pour maitrespasses
Le sondage ci-dessous est désormais clôturé. En voici les résultats :
QUESTION DU SONDAGE : vous avez lu une ou plusieurs oeuvres de
louis-claude de saint-martin
CHOIX ET RÉSULTATS
- j'en ai lu une, 0 votes, 0.00 %
- j'ai lu 2, 1 votes, 4.76 %
- 3, 2 votes, 9.52 %
- 4, 1 votes, 4.76 %
- 5 et plus, 4 votes, 19.05 %
- j'ai lu des extraits saint-martin, 5 votes, 23.81 %
- je découvre lcsm à travers les "testimonias", 0 votes, 0.00 %
- les textes numérisés m'ont amené à acheter des livres, 3 votes, 14.29 %
- je me contente des études faites par caro, faivre, amadou, nicole
jacques..., 1 votes, 4.76 %
- j'ai lu boehme traduit par lcsm, 4 votes, 19.05 %
Pour en savoir plus sur ce groupe, allez sur
http://fr.groups.yahoo.com/group/maitrespasses
Pour obtenir de l'aide sur Yahoo! Groupes, allez sur
http://eur.help.yahoo.com/help/fr/groups/
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]
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4. Faut-il rendre pénalement responsable un enfant à partir de 12
Envoyé par : "Geoffray d'A" geoffray.da@free.fr
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 13:37
Bonjour à Toutes et Tous,
Je vous soumets une très grave question à régler:
Faut-il rendre pénalement responsable un enfant à partir de 12 ans ?
Cette question est en plein débat, relancée par le discours d'hier de
Madame Dati.
Ce n'est pas rendre un enfant pénalement qui importe mais de le
prendre par la main.
Pourquoi pas une pénalisation dès l'embryon ? Après tout, cet être en
devenir sera pollueur, peut-être menteur, peut-être fraudeur fiscal,
peut-être violeur ... ou pire, peut-être politicien voire ministre,
voire encore dictateur ou banquier !
Merci d'aller sur le site du Figaro et de claquer le NON que mérite ce
sondage indigne d'une Nation Humaniste !
(Ne vous trompez pas, les sondages du Figaro sont très suivis du
Gouvernement).
Actuellement le OUI domine à plus de 55%
Au secours!
Fraternelles cordialités
Jean-Georges
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]
Toute la discussion (1)
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5.1. sondage
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 14:57
mêmes critiques que d'habitude pour moi
pas assez de participants pour en faire une statistique
j'en retiens surtout qu'une numérisation peut conduire à l'achat de
l'ouvrage... ou à d'autres ouvrages
messieurs les libraires, il y a là peutêtre matière à une étude plus
sérieuse qu'un sondage
à suivre
si vous avez d'autres questions, je prends
vous pouvez aussi créer vos sondages
Toute la discussion (2)
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6. Soirée Malcolm de Chazal
Envoyé par : "bonnerotj" jeanpierre.bonnerot@wanadoo.fr bonnerotj
Date : Vendredi, 10. Octobre 2008 16:09
i n v i t a t i o n Soirée Malcolm de Chazal
À l'occasion de la parution d'Autobiographie spirituelle et Moïse,
inédits de M. de Chazal, à L'Harmattan, coll. « L'Afrique au
cœur des lettres » :
Projection d'extraits de l'émission Tv Malcolm de Chazal, ce
Mauricien de génie, par le Mauritius College of the Air
Exposé de Robert Furlong, commentateur de l'œuvre de Malcolm de
Chazal
Lecture d'extraits d'Autobiographie spirituelle et de Moïse par
l'Echange Theatre de Londres
Echange de vues avec des connaisseurs de l'œuvre de M. de Chazal
Lundi 10 novembre à 20 h au LUCERNAIRE (entrée gratuite)
53, rue Notre Dame des Champs 75006 Paris (Métro Notre
Dame des Champs) Rens. : 06 68 36 33 28
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. NEWS sur le site " Le Philosophe inconnu", réédition du livre "Un
De : Mystica Verba Profaris
2.1. info qui circule à confirmer
De : crptrad
2.2. RE: [maitrespasses] info qui circule à confirmer
De : GOI
2.3. Re: info qui circule à confirmer
De : crptrad
3. Re : [maitrespasses] info qui circule à confirmer
De : Vincent Gamblin
Messages
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1. NEWS sur le site " Le Philosophe inconnu", réédition du livre "Un
Envoyé par : "Mystica Verba Profaris"
claude.calmelsbeaulieux@wanadoo.fr mysticaverbaprofaris
Date : Mardi, 7. Octobre 2008 7:59
http://www.philosophe-inconnu.com/
Dernière mise à jour : 5 octobre 2008
Deux rééditions
Deux rééditions importantes marquent le mois d'octobre. La première concerne
Jacob Boehme, et la seconde Jean-Baptiste Willermoz. Après les Trois
Principes et les Quarante Questions sur l'âme, c'est le Mysterium magnum,
introuvable depuis plus de trente ans, que nous proposent cette fois les
éditions Arma Artis. Cette publication est un événement, car elle remet en
circulation un texte fondamental du second maître de Saint-Martin.
Également attendue depuis des années, voici la réédition du célèbre ouvrage
d'Alice Joly, Un mystique lyonnais et les secrets de la franc-maçonnerie,
Jean-Baptiste Willermoz. Cette biographie de l'un des plus proches amis du
Philosophe inconnu demeure un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire
du martinisme.
En savoir plus : http://www.philosophe-inconnu.com/
205e anniversaire de la mort de Saint-Martin
« Éternelle mémoire : Une messe à l'intention de Monsieur Louis-Claude de
Saint-Martin, qui se voulut le Philosophe inconnu, sera célébrée le mardi 14
octobre 2008, à 18 h 30, en l'église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré, Paris
Ier, à l'occasion du 205e anniversaire de son entrée dans la Lumière sans
déclin, le 14 octobre 1803. Vous êtes invités à venir prier pour lui et avec
lui. » Catherine Amadou.
[plan d'acccès] http://www.philosophe-inconnu.com/
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2.1. info qui circule à confirmer
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Mardi, 7. Octobre 2008 13:54
gérard kloppel serait décédé
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2.2. RE: [maitrespasses] info qui circule à confirmer
Envoyé par : "GOI" goi@arrakis.es dirigitobliquoa
Date : Mardi, 7. Octobre 2008 15:19
Confirmado. El H. Kloppel pasó al Oriente eterno ayer lunes día 6 de
Octubre.
Un abrazo fraternal.
Diego
De: maitrespasses@yahoogroupes.fr [mailto:maitrespasses@yahoogroupes.fr] En
nombre de crptrad
Enviado el: martes, 07 de octubre de 2008 13:54
Para: mmpp; agb
Asunto: [maitrespasses] info qui circule à confirmer
gérard kloppel serait décédé
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2.3. Re: info qui circule à confirmer
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Mardi, 7. Octobre 2008 15:25
pour ceux qui savent
géméissons g g mais espérons
pour les autres qu'un flambeau soit allumé en éternelle mémoire
il fait parti de ceux qui tracèrent la voie
beaucoup ne connaissent même pas
mais la revue l'initation en a gardé quelques traces
et puis memphis misraim et autres
que son départ soit aussi une invitation aux travaux collectifs et
individuels
GOI a écrit :
> Confirmado. El H. Kloppel pasó al Oriente eterno ayer lunes día 6 de
> Octubre.
>
> Un abrazo fraternal.
>
> Diego
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3. Re : [maitrespasses] info qui circule à confirmer
Envoyé par : "Vincent Gamblin" gtnecniv@yahoo.fr gtnecniv
Date : Mardi, 7. Octobre 2008 15:19
Information confirmée par le GM National de la GLEDF, Gérard Harel
Bien à vous
----- Message d'origine ----
De : crptrad <mcyvard@free.fr>
À : mmpp <maitrespasses@yahoogroupes.fr>; agb <argolablanche@yahoogroupes.fr>
Envoyé le : Mardi, 7 Octobre 2008, 13h54mn 15s
Objet : [maitrespasses] info qui circule à confirmer
gérard kloppel serait décédé
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Sujets abordés dans ce résumé :
1. [maitrespasses] La Gnose d´Amour par Doinel
De : Evelyne R. Roche
2.1. Re: etc. 15 couples des Eons"...?
De : Evelyne R. Roche
3. lcsm testimonia de la semaine
De : crptrad
Messages
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1. [maitrespasses] La Gnose d´Amour par Doinel
Envoyé par : "Evelyne R. Roche" racheljhs1@yahoo.com racheljhs1
Date : Lundi, 6. Octobre 2008 3:34
Merci Fr. Cyvard... J'ai toruvé "les 15 couples des Eons" comme
tu l'a envoyé ainsi que beaucoup d'autres. parmi lesquels ce qui
suit:
amitiés
mre
La Gnose d´Amour par Doinel
lundi 2 août 2004, par Tau Héliogabale
Ce texte de Doinel nous a marqué par son ton vrai et sa délicate
manière pour nous conter l´Amour dans la Gnose et la Gnose par
l´Amour. Si nous avions un testament philosophique à laisser à ce
monde hylique, ce serait ce texte lumineux. Il dit ce qu´est la Gnose
pour un gnostique, il dit ce qu´est l´Amour détaché de l´illusion. A
sa lecture, l´on comprendra donc qui je suis, ou ose espérer être,
l´on comprendra le sens de mon Nomen, Héliogabale, l´on comprendre le
brûlant de l´Amour que j´ai pu avoir ici bas...
Je dédie ce texte tapé avec Amour à mes Roses Eternelles.
Tau Héliogabale, août 2004 e.v.
Au Très Saint Synode Gnostique
I
Messeigneurs et mes Frères,
Nous avons vu, en exposant le système de Valentin, que l´exil de
Sophia-Achamot hors du Plérôme avait été le commencement de la douleur
dans le monde. Mais ce que Valentin ne dit pas, c´est que les Eons,
pour ne pas laisser cette épouvantable douleur de la chute de l´Infini
dans le Fini sans consolation, supplièrent l´Abîme de donner à Achamot
un Paraclet. Ce Paraclet est adoré par les grecs sous le nom d´Eros,
par les Aryas sous le nom de Kama. C´est l´Eon-Amour. Pour le
produire, l´Abîme et le Silence (Bythos et Sigé) s´unirent dans une
ineffable étreinte. Eros émana de leur union. Dès lors, la rédemption
de Sophia-Achamot s´accomplit sur deux voies parallèles, la voie de
l´Esprit et celle de la chair. Jésus, fleur du Plérôme, racheta
l´Esprit, car le salut vient de la Gnose et non de la Foi. Eros
racheta la chair. La Science et l´Amour inaugurèrent l´oeuvre sublime
qui se poursuit à travers les Temps
et les Espaces. Achamot eut un double époux, l´époux de son coeur.
C´est ce mystère divin qu´il nous faut interpréter.
II
Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s´abusent
eux-mêmes. Elle est une substance, une Hypostase du divin.
Ses joies et ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en
elle. Elle souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme
elle et avec elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans
l´Unité. Elle nous intéresse donc grandement. Son histoire est la
nôtre et la Tragédie dont elle est l´héroïne se joue avec notre sang
et avec nos larmes. Valentin, révélateur primitif, ne pouvait voir ni
comprendre toutes les conséquences du dogme ésotérique qu´il fondait.
Ou, s´il les a vues et comprises, il ne pouvait pas les révéler, étant
trop près du siècle apostolique d´une part et du Paganisme de l´autre.
Cependant, quand il dit que l´Amour n´est pas sans un objet aimé, il
laisse entendre que cet objet aimé, c´est-à-dire Achamot, sera la
proie de cet amour. Valentin, d´ailleurs, devait venir lui-même, sous
un autre nom et sous une autre forme, à un point du cercle des
Renaissances, pour achever ce
qu´il a si magnifiquement commencé.
« Dicit Helena in quadam revelatione cuidam gnostico, quod Valentinus
nunc vivit, infulâ donatus episcopali. Qui potest capere capiat ».
III
Je pose tout d´abord le dogme initial, la norme première de la Très
Sainte Gnose.
Le Salut vient de la Connaissance et non de la Foi. La Foi sans la
Connaissance est morte. Hors de la Gnose, pas de salut.
Mais, comme l´on pensé les docteurs, la Connaissance se résout en
Amour. Et Amour, semblable à un aigle ravisseur, s´abat puissamment
sur l´Aimé et le transporte dans le foyer même du désir, l´Hédôné.
Ne croyons donc pas que la Gnose soit triste. Elle est joyeuse et
forte. Elle sait et elle veut. Elle aime et jouit de ce qu´elle aime.
Une mystique catholique a dit excellemment :
« L´Amour triomphe,
L´Amour jouit,
L´Amour en Dieu se réjouit. »
Et Jean, de sa voix d´archange, nous crie du haut du rocher de
Pathmos : Dieu, c´est l´Amour. Augustin d´Hippone ajoute : Ama et fac
quod vis. Enfin, la Sagesse elle-même nous dit : Omnia munda mundis.
Reprenons l´histoire de Sophia-Achamot, au moment précis où, enfantée
par Sophia-Céleste dans le monde intermédiaire, elle s´aperçoit, avec
une indicible horreur et une surnaturelle angoisse, qu´elle
s´engouffre dans les ténèbres, ces lourdes et démoniaques ténèbres que
l´Evangile appelle avec une concision si dure et si impressionnante
« les ténèbres extérieures ».
Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s´abusent
eux-mêmes. Elle est une substance, une Hypostase du divin. Sa joie et
ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en elle, elle
souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme elle et avec
elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans l´Unité. Son
histoire est la nôtre et la tragédie dont elle est l´héroïne se joue
avec notre sang et avec nos larmes.
IV
Pendant qu´elle souffrait ainsi - inénarrablement - la supplication
toute puissante des Eons - omni-potentia supplex - monta en l´Abîme.
En un clin d´oeil, l´Abîme et le Silence s´unirent. En un clin d´oeil,
Eros fut émané. En un clin d´oeil, un rayon traversa les ténèbres et
Achamot sentit palpiter sur son coeur brisé le coeur éternel de son
amant : le Sacré-Coeur ! Le Cantique des Cantiques est la pâle reflet
de l´épithalame que chantèrent alors les Eons. Eros s´était fait
chair, et il habitait avec nous. Le grand mot mystique fut proféré :
I.N.R.I. Que de Rose-Croix modernes en ignorent la signification
profonde et la glorieuse beauté ! Le Tau fut formé. La Rose-Croix fut
jointe, le saint mélange fut réalisé. Fils de l´Esprit et de la Chair,
nous naquîmes alors d´Eros et d´Achamot, et leur union fut déclarée
indissoluble par le Plérôme qui les bénit et nous bénit en eux. Notre
Mère commença
alors sa mission. Dans l´oeuvre du Démiurge, elle sema les
étincelles du Feu, ce feu que Simon le Mage a décrit dans l´Apophasis
Megalé, ce feu de double nature, matériel sans l´esprit, spirituel
sans la matière, ce feu sauveur qu´adorèrent les Aryas et les Parses,
et dont le soleil est la symbole cosmique, I.N.R.I. Igne Natura
Renovatur Integra.
V
Nous pouvons prévoir et déjouer ici l´objection captieuse et perfide.
Ce feu, c´est la convoitise disent les théologiens du Démiurge.
Répondons hardiment : ce feu, c´est l´Amour. Et, plus hardiment
encore, ajoutons : ce feu c´est l´Amour tout entier, non pas scindé,
non pas divisé, non pas inutile, mais tout entier, l´amour un et
indivisible ; non pas la convoitise pure comme chez les païens, non
pas la charité stérile comme chez les ascètes, mais l´amour venant de
l´esprit et traversant la chair qu´il idéalise comme le rayon du
soleil traverse le cristal qu´il irradie.
Allons plus loin. Toute la Gnose nous enseigne qu´il y a en Dieu les
sexes, le masculin et le féminin. Toute la Gnose nous enseigne que les
Eons sont émanés par couples en syzygies. Le Père des Eons, le premier
Eon, est mâle-femelle, Deus-Dea, Dieu-Déesse ; il se nomme
l´Abîme-Silence ! Et toute la scène qu´il émane est comme lui. J´ai
dit dans mon cantique gnostique, publié par l´Etoile :
Les Eons qu´il émane,
Emanent à leur tout
Un et Deux, c´est l´Arcane
De l´insondable amour.
Eros possède réellement Achamot, et, chez les Pneumatiques, l´Homme et
la Femme s´aiment et se possèdent. L´Eon Hédoné est le lien qui les
unit. Le Désir est saint, la Possession est sainte, mais ni ce Désir
ni cette Possession ne sont la Débauche, ils sont l´Amour.
VI
Or, ce qui distingue l´Amour de sa soeur déchue, la Débauche, c´est
que la Débauche n´aime pas et ne cherche que le Plaisir. Elle a le
Plaisir pour but. Et l´Amour a le Plaisir pour moyen. Cette suprême et
nécessaire différence les distingue tellement l´un de l´autre, qu´il
faut être aveugle pour ne pas la saisir. La calomnie ne peut mordre à
ce diamant. L´amour gnostique est une consolation, une aile qui nous
élève vers la Science, la Connaissance. Deux, se tenant par la main,
montent à la Lumière et dès lors ne descendent pas vers les Ténèbres.
Oh ! que notre mère Achamot, consolée par Eros, nous reconnaisse et
nous avoue comme ses fils et ses imitateurs ! Qu´elle se reconnaisse
aussi en nous qui sommes fait à son image et à sa ressemblance ! Elle
semble avoir voulu nous donner un exemple, en produisant ce Simon et
cette Hélène dont l´histoire nous est familière. Les grands amants
sillonnent la nuit des âges comme des phares lumineux : Simon,
Hélène ! - Abélard, Héloïse ! - Dante, Béatrice ! - quasi scintillae
in arundineo discurrunt !
Ils éclairent nos sentiers ! Ils marchent devant nous comme des
précurseurs, et, semblables aux coureurs antiques dont parle Lucrèce,
ils nous tendent en passant la torche de l´amour, - et quasi cursores
vitce lampada tradunt.
J.-S. Doinel.
Publié dans l´Initiation, juin 1893.
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2.1. Re: etc. 15 couples des Eons"...?
Envoyé par : "Evelyne R. Roche" racheljhs1@yahoo.com racheljhs1
Date : Lundi, 6. Octobre 2008 3:36
J'ai pu les trouver... et aussi les compter.
merci
amitiés
mre
--- On Sat, 10/4/08, crptrad <mcyvard@free.fr> wrote:
From: crptrad <mcyvard@free.fr>
Subject: [maitrespasses] etc. 15 couples des Eons"...?
To: maitrespasses@yahoogroupes.fr
Date: Saturday, October 4, 2008, 1:11 PM
Au commencement est la divinité (Plérôme). Cette divinité est composée
de 30 entités (éons) formant des couples (syzygies) en parfaite harmonie
: par exemple Père et Pensée ; Fils et Vérité ; Raison (Logos) et Vie ;
le dernier éon est Sophia, la Sagesse. Toute l'histoire du monde est
issue des aventures de cette Sophia. Car désirant connaître le Père,
Sagesse un jour est prise d'un élan irrépressible et elle se précipite
vers lui, oubliant que pour le connaître, elle doit passer par toutes
les entités intermédiaires : victime de cet emportement elle tombe alors
hors de l'orbe divine appelée le Plérôme. C'est la catastrophe
originelle. Toutes les entités secrètent alors un nouveau couple divin
(Christ-Esprit) ayant pour mission de sauver la sagesse tombée.
et plein d'autres qui ne donnent pas les mêmes coordonnées
pour avoir tes 15 noms il faut que tu entres dans le système où ils sont
effectivement 15
et je ne sais plus lequel
bise
Evelyne R. Roche a écrit :
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3. lcsm testimonia de la semaine
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 6. Octobre 2008 13:40
en attente de vos réactions de vos questionnements à la suite de
cette lecture
<http://books.google.fr/books?id=dNWZ5Z0OFSkC&pg=PA98&dq=Saint-Martin+philosophe+inconnu&lr=&client=firefox-a>
Dante hérétique, révolutionnaire et socialiste révélations d'un
catholique
<http://books.google.fr/books?id=dNWZ5Z0OFSkC&pg=PA98&dq=Saint-Martin+philosophe+inconnu&lr=&client=firefox-a>
de Eugène Aroux - 1854
[89] DU MYSTICISME.
Quoi qu'on ait dit depuis trente ans et plus, quoi qu'on ait écrit sur
le moyen âge, dont on ne s'est pas lassé de vanter la foi, la docile
soumission à la voix de l'Église, il n'est pas moins vrai que ce fut une
époque de doute, d'examen, de révolte de la raison pour quelques-uns,
d'exaltation déréglée pour d'autres. Or pour nous servir des expressions
d'un écrivain catholique, qui a étudié à fond et avec un grand talent de
style la question du mysticisme, ce qui justifie les larges emprunts que
nous nous permettrons de lui faire, « Les âges de doute sont aussi ceux
du mysticisme ; tout ébranlement dans les convictions religieuses ou
philosophiques a pour réaction nécessaire l'excessif engouement pour ces
folles doctrines qu'engendrent l'imagination exaltée et le sentiment
sans règle. Il semble, par une loi fatale, que l'homme ne puisse secouer
le joug des croyances que pour retomber sous celui des illusions. » Une
compression énergique, mais nécessaire, put seule, nous l'avons vu,
empêcher au XIIe siècle l'explosion d'une réforme plus radicale
peut-être que ne fut, trois siècles après, celle de Luther et de Calvin.
C'est parce que les convictions religieuses étaient fortement ébranlées,
témoin cette multitude d'hérésies surgissant de toutes parts, que le
mysticisme, par suite d'une réaction inévitable, fit invasion dans les
esprits. Il devint une foi pour beaucoup, pour beaucoup aussi il fut un
moyen et un instrument. [90] **
Le même phénomène qui s'était produit au moment où se manifesta le
mysticisme alexandrin, quand les âmes, dans lesquelles la foi religieuse
était morte, flottaient entre la philosophie enthousiaste de Plotin et
les illusions de la théurgie, le même phénomène, qui se renouvela au
18^e siècle lors de la croisade des philosophes contre le catholicisme,
quand les intelligences ardentes cherchèrent, dans un appel désespéré à
des facultés inconnues, un refuge contre l'incrédulité, nous le voyons
s'offrira nous, tout semblable dans sa cause et dans ses effets, au
moyen âge ; à côté des sceptiques s'élèvent des inspirés, et les
incrédules eux-mêmes ont recours à l'enthousiasme, aux rêves de
l'imagination, se jettent dans les abstractions de la métaphysique et
dans les délires de l'intuition, pour se frayer une voie nouvelle vers
un but déterminé, en donnant satisfaction au sentiment religieux.
D'Apollonius de Tyane au moine Joachim de Flore et à Jacopone de Todi,
de ceux-ci à Jacob Boehm, à Weishaupt, à Martinez, à Swedenborg et au
philosophe inconnu, la chaîne des mystiques ou des illuminés se continue
sans interruption. Il y a toutefois une distinction à établir entre le
vrai et le faux mysticisme ; le premier, s'élevant vers le ciel dans
l'extase de la contemplation et de la prière, a pour point de départ le
dogme et s'éclaire des vérités de la révélation ; l'autre, se confiant
dans ses propres lumières, s'élance à l'aventure dans les profondeurs
d'une métaphysique raffinée, pour y chercher le Dieu inconnu, en créant
lui-même sa cosmogonie, son dogme et son culte. Ce mysticisme-là conduit
inévitablement à l'hérésie, il est l'hérésie même, car il est le produit
de l'orgueil. Tel est notamment le mysticisme théosophique, qui ne se
borne pas à la contemplation, mais qui dogmatise sur les objets de la
plus haute spéculation. Ceux qui vont ainsi cherchant l'absolu, et qui
prétendent arriver, par leurs propres efforts, à la connaissance suprême
de tous les mystères de la foi et de la nature, sont les illuminés de
toute secte et de tout pays, les philosophes hermétiques, les
théosophes. A ce groupe de mystiques, se rattachent les gnostiques, les
docteurs de la kabbale, les magiciens du moyen âge, alchimistes ou
astrologues, ayant tous leurs mystères, leurs initiations, leur doctrine
ésotérique et exotérique, leur langage conventionnel et poursuivant tous
le même but, la destruction de l'Église de Rome ; tous [*91] *ayant
également l'ambition avouée de pénétrer les dernières profondeurs de la
science divine, et affectant de même de rattacher leur doctrine, par un
lien secret, à la tradition chrétienne, ou tout au moins aux origines
mosaïques.
On retrouve chez les mystiques occidentaux tous les éléments
constitutifs des anciennes religions de l'Orient, adoptés et remaniés
parles nouveaux platoniciens, et l'on y rencontre également une ardeur
immodérée de franchir les bornes du monde sensible. A quelque époque
qu'on envisage leurs systèmes et les doctrines qui en découlent, ils
s'accordent généralement sur ces points principaux ; émanation du sein
de Dieu de tous les êtres spirituels, dégénération progressive de ces
émanations, rédemption et retour vers la pureté du Créateur,
rétablissement de la primitive harmonie de tous les élus, vie heureuse
et vraiment divine de tous dans le sein même de Dieu.
C'est comme un enfantement de l'Orient se produisant au milieu des
contemplations, des intuitions, des irradiations habituelles, où
viennent se combiner, avec la magie des images, les plus hautes
spéculations de l'antiquité attaquées et renversées par le Christianisme
; c'est comme une résurrection des doctrines de l'Asie, de l'Egypte et
de la Grèce, se liguant pour lutter contre la loi divine qui les a
terrassées, allant même jusqu'à faire alliance avec elle pour mieux
réussir à en triompher.
Pour leurs apôtres, les choses véritables, réelles, sont les idées ou
les types, les intelligences, d'après lesquelles ont été créées toutes
les choses visibles, qui ne sont qu'autant de phénomènes transitoires.
La seule, la véritable philosophie est pour eux, comme pour Platon et
pour les gnostiques, la connaissance du monde intellectuel. Sur leurs
traces, ils rêvent aux moyens de rentrer dans leur primitive union avec
l'être un, infini, immuable et éternel ; de l'alliance d'une âme pure et
divine avec une âme irrationnelle ; de la régénération de tous les êtres
par leur retour vers le Cosmos nontos[1] <#_ftn1> et son chef, l'Être
suprême, seule voie possible pour rétablir la primitive harmonie de la
création tout entière, harmonie qui nous reporte à la musique sphérique
du système de Pythagore.
Le génie de ces théosophes, dans leur panthéisme plus ou moins déguisé,
est le génie de l'abstraction poussée à ses dernières limites, [92] le
raisonnement voulant se passer de l'expérience comme de la révélation,
et l'imagination voulant construire un monde et un Dieu.
Tous les systèmes mystiques reposent sur le dogme de l'émanation
proclamé par la gnosis, c'est-à-dire sur le panthéisme ; car tous les
êtres, corps ou esprits, n'y sont que des développements très variés de
l'être unique, de la monade, se manifestant à différents degrés.
Dans quelques-uns, comme dans celui de Saint-Martin, au siècle dernier,
l'homme déchu de la divinité par sa révolte, doit s'y réintégrer par
l'extase ; il peut, il doit redevenir Dieu. Le dogme de l'émanation
aboutit ainsi logiquement au dogme de la transformation de l'homme.
Pour un grand nombre de ces adeptes de la philosophie occulte, religion
en opposition constante avec la foi catholique, et dont les premiers
fondateurs remontent aux premiers jours de l'ère chrétienne, le Verbe
est la substance de tous les êtres, il est l'expansion de la substance
universelle, la manifestation de l'être, la vie répandue dans tous les
mondes ; il est donc au fond de chacun de nous foncièrement,
substantiellement. Quand nous n'emprisonnons pas le Verbe dans la
matière, quand nous dépouillons la chair, le vieil homme, nous entendons
le Verbe parler en dedans de nous. Il se révèle ainsi à chaque instant à
l'homme purifié, qui devient le Christ, le Verbe incarné.
A cette théorie se rattache celle de la Sophia, si célèbre dans tous les
systèmes mystiques dérivant du gnosticisme, et toute cette série
d'émanations désignées tour à tour par les noms de puissances, forces,
dynaméis (virtù en italien), éons[2] <#_ftn2> (1) et anges.
Tous ces êtres, et l'homme lui-même, reflètent l'univers et Dieu. Le
monde reflète à son tour Dieu et l'homme, qui est son image, « les
miroirs vont ainsi se multipliant sans fin, » dit l'historien de
l'illuminisme[3] <#_ftn3> (2), qui pourra voir cette multiplication
infinie se produire dans le Paradis de Dante. L'homme est donc un
univers en petit, un microcosme[4] <#_ftn4> (3), l'univers ou mégacosme,
un homme en [93] grand ; idée commune à tout ce qui est illuminé ou
mystique[5] <#_ftn5> (1). La nature de l'homme et celle de l'univers
sont identiques ; elles reposent sur le même fond, agissent avec les
mêmes facultés, obéissent à la loi des mêmes principes. « De là, tout un
système de correspondances mystérieuses, de corrélations secrètes,
enchaînant l'homme au monde, par une série d'actions et de réactions
réciproques, d'influences hostiles et salutaires. La magie et
l'astrologie sont tout près, l'une, qui subordonne les lois physiques à
la volonté humaine, l'autre, qui soumet notre liberté à des phénomènes
matériels, liant ainsi par une chaîne mystique la vie individuelle et
libre de l'homme à la vie générale du monde[6] <#_ftn6> (2). » Rien de
rationnel, du reste, dans tous ces rêves de l'esprit humain, quelle que
soit la prétention de ceux qui les enfantent au rationalisme, car la
raison peut-elle avoir rien à faire avec des systèmes où tout émane de
Dieu, aspire à Dieu et finit par rentrer en Dieu ? Si ce n'était pas là
le panthéisme, où serait-il ? « Tout ce que nous appelons des êtres,
tous les corps, tous les esprits, ne sont que des développements variés
de l'être unique se manifestant à différents degrés. Ce sont les rayons
divins se condensant et s'obscurcissant, à mesure qu'ils s'éloignent de
leur foyer, mais rattachés toujours au principe et à tous les
développements du principe, par une multitude de liens et par des
relations réciproques qui, dans cette divergence infinie de rayons,
établissent l'unité de la source lumineuse et témoignent de la
communauté d'origine. Tous les systèmes mystiques reposent ainsi sur le
dogme de l'émanation, c'est-à-dire sur le panthéisme[7] <#_ftn7> (3).
Pour le mystique qui se jette dans les illusions de la théosophie, la
contemplation conduit à l'extase ; mais pour lui ce n'est plus un don de
la grâce, « il en a fait un art et se la procure, pour ainsi dire,
artificiellement en exaltant ses facultés ; il y a donc en lui, comme
dans l'adepte de la théurgie, un dédoublement de personne.
Le mystique joue envers soi-même le rôle de Dieu absent. Dans l'extase,
ce partage de sa personne se fait tout à l'intérieur. C'est comme un
songe où nous sommes tout à la fois le théâtre et le par[94]terre,
l'acteur et le spectateur, et où notre imagination donne à son gré des
fêtes si bizarres à notre intelligence. « L'explication de presque tous
les phénomènes de l'illuminisme se trouverait, nous n'en doutons pas,
dans une théorie complète du sommeil et du rêve. Tous les systèmes
mystiques ne sont-ils pas, plus ou moins, des songes éveillés ; le
mysticisme n'est-il pas le rêve éternel de l'orgueil ou de l'amour qui
aspire à faire de l'homme un dieu[8] <#_ftn8> (1) ?
Non-seulement le mystique arrive, par une opération mentale produisant
une véritable fantasmagorie, à dédoubler son être ; mais comme les anges
de Milton, il réunit les deux sexes, ou plutôt, ange lui-même, il est
hermaphrodite, car il est à la fois la Sophia platonique[9] <#_ftn9> (2)
; l'Ennoia gnostique[10] <#_ftn10> (3) et le Verbe, le Logos[11]
<#_ftn11> (4), l'esprit ou le Pneuma[12] <#_ftn12> (5) réuni à la
Psyché[13] <#_ftn13> (6) ; il est le plérôme divin[14] <#_ftn14> (7).
Le Pneuma et la Psyché se contemplent, se courtisent et s'aiment en lui
; de leur union intime résulte une génération qui est le Verbe.
Ceux chez lesquels elle s'opère conçoivent donc, portent et enfantent à
la manière des pauliciens du moine de Zigabène[15] <#_ftn15> ; leur
séparation volontaire est la mort heureuse, la mort du philosophe, et
aussi celle des mystiques ; cette génération, comme cette mort, ne peut
avoir lieu que par la répudiation, le dépouillement de la hylé ou
matière, la mort du vieil homme. Ceux chez lesquels domine l'élément
esprit, intelligence, sont les pneumatiques ; ceux qui subissent plus
particulièrement l'influence de l'élément animal siège de la passion
sont les psychiques, enfin ceux que subjugue la matière sont les
hyliques, asservis à leurs penchants grossiers et voués à l'erreur[16]
<#_ftn16> (8). On voit à quoi se réduit tout cet étalage de mots
sonores, tout cet appareil métaphorique, dont il est aisé de comprendre
le mécanisme ; platoniciens, gnostiques, kabbalistes, théosophes, de
tous les [95] pays et de tous les temps se ressemblent et se répètent,
parce qu'ils suivent la même voie, ont le même point de départ, tendent
à un même but ; remplacer ce qui est par ce qu'ils rêvent. Les uns et
les autres n'ont fait qu'hypostasier leurs idées, ou se sont contentés
d'emprunter les idées de l'Orient hypostasiées en autant d'êtres. De là
cette richesse, ce luxe d'intelligences, qui, à les en croire,
peupleraient le monde supérieur, ainsi que la région moyenne, et
surveilleraient le monde terrestre. C'est donc bien en vain, pour ceux
qui sont venus après lui, que le logicien Occam a dit « qu'il ne faut
pas multiplier les êtres sans nécessité. » Nous n'insisterons pas, et
nous laisserons parler M. Caro, car on.ne saurait mieux dire ; « Le
mystique interroge l'homme, et il voit qu'il souffre ; l'homme expie
donc un crime ; fils de Dieu, émané et non créé, type de l'espèce,
heureux d'abord, il goûtait le bonheur dans l'âme universelle ; coupable
ensuite, il tombe, la matière le reçoit et l'emprisonne. Il perd le
glorieux privilège de l' ' hermaphroditisme ; il est divisé en deux
sexes ; par son esprit, ange captif, il communique encore, de loin en
loin, avec l'immortelle vérité ; par son âme, siège et principe des
passions, il connaît la tentation et souffre les feux impurs ; son
corps, enfin, le met sous la loi de l'univers matériel. « L'homme ne
peut rentrer dans sa loi qu'en se réintégrant dans l'unité, en Dieu...
C'est par l'extase que doit s'opérer ce retour à l'unité rompue ; quand
l'homme sera redevenu dieu pensé, dieu parlé, dieu opéré, il accomplira
l'œuvre universelle de la réintégration en Dieu. « L'unité, vrai nom de
Dieu, sort de son silence, de son repos. Elle parle, et sa parole est le
Verbe ; elle agit, et chaque acte est un être, c'est un épanchement sans
limite ; l'immensité et l'éternité se peuplent de ces verbes émanés, qui
ne sont, à vrai dire, qu'un être et qu'un verbe, la parole en acte de
Dieu. La pensée, la volonté, l'action, sont les trois grands attributs
divins, les trois termes du ternaire sacré. C'est d'eux que sortent les
trois mondes ; corporel, spirituel, divin[17] <#_ftn17> (1). « Tout se
distingue en sortant du centre générateur, tout devient un en, y
rentrant. Ces vertus, ces puissances émanées, ces êtres créés, [96]
reposent sur le même fond immuable, le Verbe, qui est l'unité des
essences, le lien métaphysique des mondes. « Le mal n'est pas un être,
c'est un acte ; ce n'est pas un principe, c'est une déviation de
l'unique principe ; les démons et l'homme sont tombés en se détournant
de Dieu... Cette doctrine n'est pas douteuse, elle distingue deux
mondes, deux univers, deux natures ; le monde apparent et le monde réel,
l'univers matériel et l'univers intelligible, la nature mixte et la
nature simple. Cet univers principe est un grand être sensible, vivant,
animé, qui a son principe, ses réalités, sa fin dans le Verbe. La
barrière qui s'oppose à son retour en Dieu est la matière, voile
ténébreux, qui se dissipera un jour devant la clarté victorieuse du
Verbe. « Telles sont les grandes lignes du système, dont le premier et
le dernier mot sont l'unité. Ajoutez à ces traits essentiels l'idée de
symbolisme, l'univers, image de l'homme et de Dieu ; l'homme, image de
Dieu et de l'univers, des rapprochements inattendus entre les diverses
régions des êtres ; ajoutez-y la science des nombres, le langage
énigmatique du chiffre, et vous pourrez apprécier cette prétendue
science, qui, depuis trois mille ans, sous des noms divers, symbolisme
égyptien, mysticisme alexandrin, philosophie hermétique, kabbale, gnose,
magie, théurgie, alchimie, extase, illuminisme, poursuit l'impossible et
n'aboutit qu'au néant, en aspirant à faire de l'homme un dieu. « Les
caractères communs à toutes ces écoles sont ; la prétention de remonter
à une révélation directe, une profanation universelle, un pillage
scandaleux de la divine parole, la transmission du dogme par la chaîne
secrète des initiés, la séparation absolue de la vie pratique et de la
vie contemplative, l'inspiration individuelle et l'exégèse de fantaisie.
« La préexistence des âmes dans l'Homme-Verbe, abrégé de l'universel ;
sa séparation de l'unité; sa corporation, son exil, son retour à
l'unité, par la science et par l'amour, double chemin qui conduit à
l'extase ; sa transformation en Dieu ; les détails principaux de cette
psychologie mystique, la distinction de l'homme en trois principes ;
l'intelligence ou l'esprit, la passion ou l'âme, la vie animale ou le
corps ; ce sont là des dogmes dont nous pourrions dire qu'ils sont
perpétuels au sein de la théosophie. Le symbolisme et la théorie des
[97] nombres, la théurgie et la prise de possession du monde invisible,
par la magie ou par l'amour, complètent cet ensemble de dogmes
invariables[18] <#_ftn18> (1). »
En traçant, avec tant de doctrine, ce brillant résumé de l'œuvre d'un
mystique moderne, et nous l'avons abrégé de beaucoup, à notre vif
regret, M. Caro ne soupçonnait probablement pas qu'il eût à s'adapter si
hermétiquement à l'œuvre entière de Dante Alighieri. On peut déjà voir,
pourtant, combien il jette de lumière sur la conception et l'exécution
de sa Vie Nouvelle, dont nous nous sommes occupé précédemment, et plus
nous avancerons dans l'examen de sa Comédie, plus nous y retrouverons
tous les caractères, tous les signes révélateurs du mysticisme
panthéistique. Sa politique même, tendant à l'unité, dans la Monarchie,
se trouvera éclairée par ce que nous apprend le livre de M. Caro de la
politique de Saint-Martin, le philosophe inconnu, avec cette différence,
que ce dernier confond le spirituel et le temporel, que Dante semble
vouloir séparer, et qu'il adopte pour principe social la religion, qui
ne peut accepter d'autre théorie politique que la théocratie pure. « II
confie le gouvernement divin à l'homme régénéré, commissaire de Dieu et
intermédiaire naturel entre le ciel et la terre. Il sera roi, grand
prêtre, grand juge et souverain législateur[19] <#_ftn19> (2). » Dante
se fait aussi mitrer et couronner dans son poème. « M. de Maistre est
plus pratique, dit le même auteur, il cite une seule fois Saint-Martin,
avec de grands éloges, mais que de fois il le loue bien davantage encore
en l'imitant d'assez près, en le traduisant presque, et sans le
citer[20] <#_ftn20> (3) ! Pour M. de Maistre, ce souverain, ce roi,
ministre de Dieu, c'est le pape, type suprême de la souveraineté[21]
<#_ftn21> (4). » Pour Dante, c'est l'empereur ; mais ou se tromperait
fort en croyant que le pontife, envers lequel il doit se conduire comme
un fils respectueux, soit celui qui siégeait alors au Vatican. Car on
peut dire de lui, comme de Saint-Martin ; « L'esprit général de son
mysticisme est un esprit d'hostilité à l'égard des prêtres catholiques,
corrupteurs du dogme, ouvriers illégitimes, comme il les appelle. Ses
œuvres sont toutes animées de cette idée, que l'Église catholique a
trahi sa mission et introduit dans le sanctuaire l'idolâtrie de ses
erreurs, la vénalité de ses intérêts, le trafic de ses passions, à la
place de la grande religion du Verbe[22] <#_ftn22> (1). » Faudrait-il
s'étonner de voir dans le grand poète florentin, un mystique hostile à
la foi catholique, un théosophe rêvant un nouvel ordre de choses social,
un illuminé enfin, quand M. de Maistre lui- même, si dévoué à l'Église
de Rome et à la papauté, nous est dénoncé comme imbu d'idées touchant de
bien près à l'illuminisme ? En effet, après avoir signalé un certain
nombre de points de contact entre lui et le philosophe inconnu, dont M.
de Maistre déclare avoir étudié de près les œuvres et qui, dès lors, ne
peuvent être l'effet du hasard, l'écrivain catholique, que nous ne nous
lassons pas de citer, ajoute ; « La trace de Saint-Martin s'est marquée
sur ce grand esprit. Quand M. de Maistre nous expose tout au long ses
raisons pour admettre deux principes immatériels et distincts dans
l'homme, l'âme animale et l'esprit, que fait-il, que reproduire
rigoureusement la théorie psychologique de Saint-Martin ? Et cependant
cette théorie est contraire à la doctrine de l'Église définie par un
concile[23] <#_ftn23> (2). N'est-il pas illuminé encore quand il
professe sa foi dans l'authenticité des songes et la réalité des
communications nocturnes[24] <#_ftn24> (3) ; quand il nous expose son
système astronomique, astrologique plutôt, où des anges conduisent des
planètes et où il déclare expressément, que les mouvements de l'univers
ne peuvent s'expliquer par des lois mécaniques[25] <#_ftn25> (4) ?
Ajouterons-nous enfin que nous avons retrouvé dans M. de Maistre les
théories les plus hasardées de Saint-Martin, celle des noms, par
exemple, et celle des nombres[26] <#_ftn26> (5) ? » Rien ne peut faire
mieux comprendre le mysticisme sectaire du moyen âge que l'illuminisme
des temps modernes, car il s'y rattache étroitement ; si bien que nous
avons vu M. de Balzac mettre en parallèle Dante et Swedenborg dans son
livre mystique, où Séraphitus-[99]Séraphita réunit les deux sexes,
sembler même accorder au théosophe moderne la supériorité du génie,
paradoxe assez difficile à soutenir. Ce qui paraît évident lorsqu'on
parcourt les œuvres volumineuses de l'illuminé suédois, et qu'on les
compare à celles du poète italien, c'est qu'elles sont conçues dans un
ordre d'idées analogue, dans un même esprit d'hostilité contre l'Église
romaine, et que leurs figures, leurs métaphores symboliques
appartiennent à la même famille. II y a toutefois cette différence entre
eux que Dante n'a donné son voyage dans les trois royaumes du monde
surnaturel que pour une fiction poétique, tandis que Swedenborg n'a
cessé de prétendre sérieusement à la mission de prophète et d'affirmer,
comme un fait réel, ses communications intimes avec les anges du ciel.
Il nous faut donc, de toute nécessité, reproduire ici quelques-unes des
assertions de ce bizarre personnage, afin qu'on puisse juger jusqu'à
quel point elles se rapportent à certains passages de Dante, à plusieurs
des locutions qu'il emploie. Lorsqu'on aura vu un écrivain du XVIIIe
siècle avoir recours à un langage conventionnel pour exprimer des idées
et des doctrines hétérodoxes, on sera moins étonné que, cinq siècles
avant lui, lorsque la pensée était loin de jouir d'une aussi grande
liberté, Dante ait usé d'un artifice semblable. Lorsqu'on réfléchira
qu'à une époque de lumières, non-seulement ce sycophante s'est posé en
messie, mais qu'il a trouvé des prosélytes et des croyants en grand
nombre, on sera moins disposé à se récrier si, dans des temps
d'ignorance et de foi naïve, comme on le répète sur tous les tons, Dante
a pu vouloir s'ériger en réformateur et en apôtre. Lorsqu'on reconnaîtra
enfin que les expressions dont il se sert, réduites à leur véritable
valeur, expliquent de la manière la plus naturelle le sens d'expressions
pareilles dans la Comédie et dans les autres ouvrages de Dante, on en
sera plus disposé à accepter l'interprétation que nous leur donnons,
parce que nous la croyons la seule véritable. Nous emprunterons la
plupart de nos citations à l'ouvrage intitulé la Nouvelle Jérusalem
céleste, imprimé à Stockholm en 1788. Mais pour laisser le moins
possible à deviner, nous commencerons par prévenir que, par le ciel, il
faut entendre l'Église sectaire, ses adeptes et ses doctrines tout
ensemble, et, par anges, les hauts dignitaires de cette Église.
Maintenant, c'est le prophète lui-même qui va parler : **
*[*100] « Dieu m'a fait la grâce d'être corporellement sur la terre et
spirituellement dans les deux[27] <#_ftn27> (1). — Dans le ciel, la
parole est dans le sens interne et spirituel ; sur la terre, elle
présente un sens naturel fait pour les hommes[28] <#_ftn28> (2). Dans
tout homme il y a l'intérieur et l'extérieur ; l'intérieur ne peut se
former que dans le ciel, l'extérieur se forme dans le monde. Quand
l'intérieur est formé dans le ciel, il correspond avec l'extérieur, il
influe sur lui et le forme ; alors les deux hommes, l'intérieur et
l'extérieur, ne font qu'un. Cette opération, qui est la régénération,
est le salut[29] <#_ftn29> (3). Les objets spirituels sont représentés
dans le naturel, et ce qui est représenté est représentatif et
correspondance. La science des correspondances était chez les anciens la
science des sciences. Elle fut connue des Orientaux et des Égyptiens,
qui l'exprimèrent par des signes, par des hiéroglyphes. Tout est donc
image et correspondance. La science des correspondances peut seule
ouvrir les yeux de l'esprit, dévoiler le sens spirituel, et faire
concevoir ce qui ne tombe pas sous les sens corporels[30] <#_ftn30> (4).
— Le sens intérieur a été dévoilé à quelques hommes, et surtout par les
anges, qui aperçoivent dans la parole tout autre chose que ce que
l'homme y voit. Pour les anges mêmes, il y a deux sens internes, le
spirituel et le céleste, qui est encore plus interne et plus sublime. —
Le sens interne de la parole contient une infinité de secrets et de
mystères. Les NOMS, les USAGES, les NOMBRES mêmes signifient des choses
spirituelles et importantes. La puissance de la parole est inexprimable
; elle est le bon et le vrai dans son effet, elle a produit l'univers,
elle est l'âme humaine. Plusieurs choses, dans le sens littéral, sont
des apparences de vrai qui cachent le vrai réel[31] <#_ftn31> (5). « Je
me trouvai avec des esprits et des anges qui avaient passé leur vie
mortelle dans la Grande-Tartarie ; ils me dirent que de toute antiquité,
ils possédaient une parole divine (divinum verbum) qui réglait leur
culte, lequel était tout en correspondances. — Cette ancienne parole du
Seigneur se conserve encore chez quelques peuples de la
Tartarie-Orientale, avec le culte relatif, par les correspondances[32]
<#_ftn32> (6).
[101] II n'y a dans les cieux qu'une langue, dont le plus ou moins
d'énergie est relatif à l'ange qui parle ; dès qu'on est admis dans les
cieux, on sait cette langue[33] <#_ftn33> (1). Les formes varient dans
les sociétés angéliques selon les fonctions dont elles sont chargées[34]
<#_ftn34> (2). Dans le ciel, la parole est dans le sens interne et
purement spirituel, sur la terre elle présente un sens naturel fait pour
les hommes[35] <#_ftn35> (3).
« La forme du ciel, où le Seigneur notre Dieu est homme, où les anges
sont des hommes, admet tous les objets qui sont sur la terre. Le
Seigneur ayant ouvert les yeux de mon esprit, j'ai vu moi-même tous ces
objets ; des anges avec qui je conversais, comme avec mes semblables,
m'ont conduit dans tous les cieux[36] <#_ftn36> (4). Dieu est homme ;
les anges ne le voient que sous la forme humaine ; les hommes sur la
terre le représentent[37] <#_ftn37> (5). - II y a dans les cieux un
culte divin semblable au nôtre, quant à l'extérieur, mais différent par
l'intérieur. On m'a accordé l'entrée du Temple et j'ai assisté aux
prédications. — La base des instructions est toujours la divinité
humanifiée du Seigneur et son humanité déifiée[38] <#_ftn38> (6). « Le
langage des anges est la forme extérieure de la pensée et de
l'affection. Leur sagesse se forme et se perfectionne par tous les
objets qu'ils peuvent voir, entendre, toucher, sentir et goûter. Tous
ces objets s'accordent avec leur sagesse, parce que ce sont des
correspondances, des formes représentatives et toutes relatives à
l'intérieur des anges. — J'ai vu arriver dans les cieux des hommes
très-simples qui, tout à coup, participant à la sagesse angélique,
comprenaient ce qu'ils n'avaient pu comprendre, et parlaient comme ils
n'avaient jamais parlé. — Pour me faire voir un trait de la sagesse
angélique, un ange m'expliqua, par ordre, la régénération et ses
mystères, et chacun de ces mystères faisait naître des idées dont
chacune renfermait une multitude d'autres arcanes, touchant cette
régénération, dans laquelle l'homme est conçu, *[102] *porté et élevé
spirituellement, comme il l'a été naturellement.
« L'homme ne peut être régénéré que successivement. Dans l'accroissement
naturel des animaux et des végétaux naissants, il doit voir l'image de
son accroissement spirituel. Le premier acte de sa régénération
s'appelle réformation, et il s'opère dans l'entendement ; le second acte
s'appelle régénération, et il s'opère dans la volonté, pour passer
ensuite de la volonté dans l'entendement. C'est alors seulement que
l'esprit est régénéré, quand le cœur pur a réformé l'esprit éclairé,
quand le bon a produit le vrai. Autrement, il n'y a point de
régénération... L'homme régénéré a une volonté nouvelle et un
entendement nouveau (ce qui constitue sa vie nouvelle), parce que son
intérieur a passé de la société des esprits infernaux dans la société
des anges du ciel. Dans le sens spirituel, homme signifie l'intelligence
du vrai, femme signifie l'affection du bien. L'amour conjugal étant le
mariage du bon et du vrai, il existe comme l'homme et avec lui. Le
mariage céleste, bien différent du terrestre, est l'union de deux en un
même esprit, en une même âme, c'est le mariage de l'entendement et de la
volonté du bon et du vrai. Le bon et le vrai font la vie de Dieu dans
l'homme. Les anges seront donc éternellement hommes, mâle et femelle,
mari et femme.
« Les esprits me représentaient l'entendement humain comme une belle
femme, à laquelle ils donnaient une forme active et convenable à la vie
de l'affection (vie d'amour, vie nouvelle, régénération), et ils
opérèrent d'une manière qu'on ne peut décrire, mais si adroitement que
les anges leur applaudirent. Des savants de notre terre étaient
présents. Ils ne comprirent rien à cette représentation[39] <#_ftn39> (1).
« Les anges du troisième ciel sont tels parce qu'ils sont dans l'amour
du Seigneur, qui ouvre le troisième degré de l'esprit intérieur, lequel
est le réceptacle de toute la sagesse. Ces anges du troisième ciel
croissent en sagesse par le moyen de l'oreille et non par le moyen des
yeux ; l'oreille correspond à la perception et les yeux à
l'intelligence[40] <#_ftn40> (2). Par la science, apanage des anges, on
apprend que [103] l'homme renaît homme après sa mort Qu'il y a trois
degrés dans la vie, lesquels correspondent aux trois cieux, que l'esprit
de l'homme est divisé en trois degrés, le naturel, le spirituel et le
céleste.... Que Dieu va établir une nouvelle Église dont il a révélé la
doctrine, en donnant le sens interne de l'Apocalypse, prophétie
uniquement relative à l'établissement de cette nouvelle Église, que
l'Écriture nomme partout la nouvelle Jérusalem[41] <#_ftn41> (1). Le
clergé romain, qui a criminellement profané la parole de Dieu, qui en a
détourné le sens, pour lui substituer ses décisions, etc., le clergé
romain, pasteur infidèle, etc., est positivement désigné, réprouvé dans
l'Apocalypse, au sujet de la nouvelle Jérusalem, et la destruction de
l'Eglise romaine y est formellement annoncée. Je puis attester que je
l'ai appris dans les deux. J'atteste en toute vérité que le Seigneur a
daigné me choisir pour m'enseigner sa doctrine. J'atteste qu'ayant été
plusieurs années dans le monde spirituel et dans le monde terrestre,
j'ai vu les cieux et les enfers, que j'ai conversé mille fois avec les
anges et les esprits ; que le Seigneur lui-même a ouvert les yeux de mon
esprit, qu'il m'a révélé le sens interne de l'Écriture sainte, qu'il m'a
ordonné de publier ses révélations et d'annoncer l'établissement
prochain de sa nouvelle Église, qui est la nouvelle Jérusalem[42]
<#_ftn42> (2). »
C'en est assez et trop peut-être sur un sujet qu'il ne faut pas chercher
à fouiller trop profondément, car on est pris d'une sorte de vertige,
quand on met le pied dans ce monde du surnaturalisme, où les mots,
perdant leur sens ordinaire, semblent n'en plus avoir, où la pensée
échappe et devient inintelligible pour qui n'a pas la clef du mystère,
au milieu de phrases sans suite ni liaison apparente. Tout ce langage
pourtant est plein d'inspirations sublimes dans leur délire, il est le
résultat de la méditation des siècles ; il contient l'essence, les
germes divers, trop mélangés d'erreurs, des plus hautes conceptions de
la philosophie, de la morale, de la politique. Supposez maintenant qu'un
génie vigoureux s'empare de ces germes et les féconde, qu'une pensée
mâle croie apercevoir la lumière dans ces ténèbres et qu'elle s'élance
vers elle avec l'enthousiasme de l'adepte, le zèle du sectaire et
l'aveuglement de l'esprit de parti ; qu'elle donne à ces théories
nuageuses une expression plus énergique [104], qu'à l'aide d'un langage
savant et coloré tout à la fois, en mettant en œuvre la pompe des
images, l'algèbre des nombres mystiques et les ressources de la
symbolique la plus abstraite, elle parvienne, à force d'art, à faire
apparaître et à dissimuler, à son gré, ce qu'il lui convient de montrer
aux uns et de cacher aux autres, vous aurez alors Dante Alighieri à la
place des sophistes alexandrins, des rêveurs de la kabbale, des inspirés
de la gnose, des illuminés de tous les temps, et son œuvre s'appellera
LA COMÉDIE.
Affichage du livre entier
------------------------------------------------------------------------
[1] <#_ftnref1> ?
[2] <#_ftnref2> (1) Voy. sur la théorie des Eons, saint Irénée, saint
Epiphane et saint Augustin. Contr. — Epist. fundamenti, c. 13.
[3] <#_ftnref3> (2) E. Caro, Du mysticisme au 18^e siècle, p. 166.
[4] <#_ftnref4> (3) Saint Augustin, De natura boni, c. 46. — Alex.
Licopol. c. IV. Cf. Disputat. Archelat, § 7.
[5] <#_ftnref5> (1) voy. Benjamin Constant, de la religion, etc., t. Il,
457.
[6] <#_ftnref6> (2) E. Caro, Du mysticisme au 18^e siècle.
[7] <#_ftnref7> (3) E. Caro, Du mysticisme au 18^e siècle, p. 167.
[8] <#_ftnref8> (1) E. Caro, Du mysticisme, p. 201.
[9] <#_ftnref9> (2) Philon, De temulentia, p. 244.
[10] <#_ftnref10> (3) Irénée, Théodoret, cf. Clement., Homilia, lib. II,
c. 5.
[11] <#_ftnref11> (4) Cf. Irénée, I, ch. 12 ; Tertull., Adv. Valentin.,
c. 36; Epiph. Hoeres, 31 ; saint Augustin, Epist. fundamenti.
[12] <#_ftnref12> (5) Epiphane, 42, p. 342 ; Tertullien, 1,19.
[13] <#_ftnref13> (6) Dialogue De recta fide, attribué à Origène, p. 826, A.
[14] <#_ftnref14> (7) Gregor. Nazanz. Orationes, 23 et 44.
[15] <#_ftnref15> Le théologien byzantin Euthyme Zigabène, auteur de la
« Panoplie dogmatique », écrite au début du XII^e siècle, l'oeuvre
contient également des données de portée considérable sur le bogomilisme
et fait connaître les idées que le bogomile Basile avait exposées au
palais devant l'empereur Alexis I^er Comnène…
[16] <#_ftnref16> (8) Voy. Origène, Cont. Celsius vers, de Mosheim, p.
580. Matter, op. cit., t. II, p. 140 et suiv.
[17] <#_ftnref17> (1) Correspondant à l'Enfer, au Purgatoire et au Paradis.
[18] <#_ftnref18> (1) E. Caro, ouv. cité, p. 288, 298.
[19] <#_ftnref19> (2) Ouv. cité, p. 281. Cette idée que les vrais
initiés du Christianisme, les vrais fidèles de la loi d'amour sont faits
rois et prêtres, est à la fois persane, judaïque, chrétienne et
gnostique. Voy. Apocalypse, ch. I, v. 6, et ch. V, v. 10, et Matter,
ouv. cité, p. 172.
[20] <#_ftnref20> (3) Caro., p. 279.
[21] <#_ftnref21> (4) Caro, p. 281.
[22] <#_ftnref22> (1) Caro, p. 105.
[23] <#_ftnref23> (2) Traité des sacrifices - Soirées de
Saint-Pétersbourg, t. II, p. 375, etc.
[24] <#_ftnref24> (3) Ibid., p. 87.
[25] <#_ftnref25> (4) Ibid., p. 319.
[26] <#_ftnref26> (5) Ouvr. cité, p. 284.
[27] <#_ftnref27> (1) Ouvrage cité, p. 41.
[28] <#_ftnref28> (2) Ibid., p. 5I.
[29] <#_ftnref29> (3) Ibid., p. 327.
[30] <#_ftnref30> (4) Ibid., p. 82, 83.
[31] <#_ftnref31> (5) Ibid., p. 131, 132, 133.
[32] <#_ftnref32> (6) Ibid., p. 135, 139. Qu'on veuille bien rapprocher
ce passage de celui de la lettre d'Ivon de Narbonne, dans Mathieu Pâris,
année 1243, où il est aussi question de Tartares feignant d'aller en
pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, et peut-être trouvera-t-on
que les Tartares ou Tartarins du moyen âge ressemblent beaucoup à ceux
du 18^e siècle, appelés ici Orientaux par les anges, probablement parce
qu'ils relèvent comme eux d'un grand Orient.
[33] <#_ftnref33> (1) Ouvrage cité, p. 33.
[34] <#_ftnref34> (2) Ibid., p. 36.
[35] <#_ftnref35> (3) Ibid., p. 51.
[36] <#_ftnref36> (4) Ibid., p. 32.
[37] <#_ftnref37> (5) Ibid., p. 1, 2.
[38] <#_ftnref38> (6) Ibid., p. 38.
[39] <#_ftnref39> (1) Les merveilles du ciel et de l'enfer, t. II. — Des
terres planétaires. Berlin, 1782.
[40] <#_ftnref40> (2) Nouvelle Jérusalem, p. 181 et suiv.
[41] <#_ftnref41> (1) Ibid., p. 181 et suiv.
[42] <#_ftnref42> (2) Ibid., p. 241.
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1. Résultats de sondage pour maitrespasses
De : maitrespasses@yahoogroupes.fr
2.1. Nouveau sondage pour maitrespasses
De : maitrespasses@yahoogroupes.fr
3. [Fwd: Physique contemporaine et Tradition Occidentale]
De : crptrad
4. sondage lcsm
De : mcyvard
Messages
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1. Résultats de sondage pour maitrespasses
Envoyé par : "maitrespasses@yahoogroupes.fr" maitrespasses@yahoogroupes.fr
Date : Vendredi, 3. Octobre 2008 3:57
Le sondage ci-dessous est désormais clôturé. En voici les résultats :
QUESTION DU SONDAGE : vous avez lu entièrement un ouvrage de lcsm
sous quelle forme
CHOIX ET RÉSULTATS
- numérisée (texte récupéré par mmpp crptrad), 6 votes, 31.58 %
- numérisée (texte récupéré sur un autre groupe), 4 votes, 21.05 %
- édition papier bon marché, 6 votes, 31.58 %
- édition de prix, 3 votes, 15.79 %
- je n'ai lu aucun livre de lcsm, 0 votes, 0.00 %
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2.1. Nouveau sondage pour maitrespasses
Envoyé par : "maitrespasses@yahoogroupes.fr" maitrespasses@yahoogroupes.fr
Date : Vendredi, 3. Octobre 2008 10:50
Votez dès aujourd'hui ! Un nouveau sondage a été créé pour le groupe
maitrespasses :
vous avez lu une ou plusieurs oeuvres de louis-claude de saint-martin
o j'en ai lu une
o j'ai lu 2
o 3
o 4
o 5 et plus
o j'ai lu des extraits saint-martin
o je découvre lcsm à travers les "testimonias"
o les textes numérisés m'ont amené à acheter des livres
o je me contente des études faites par caro, faivre, amadou, nicole
jacques...
o j'ai lu boehme traduit par lcsm
Pour voter, allez sur :
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Remarque : Les votes n'étant pas recueillis par e-mail, merci de ne
pas répondre à ce message mais sur Yahoo! Groupes.
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3. [Fwd: Physique contemporaine et Tradition Occidentale]
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Vendredi, 3. Octobre 2008 11:07
-------- Message original --------
Sujet : Physique contemporaine et Tradition Occidentale
Date : Fri, 3 Oct 2008 10:04:49 +0200
De : BAGLIS TV <courriel@baglis.tv>
Répondre à : BAGLIS TV <courriel@baglis.tv>
Pour : mcyvard@free.fr
Madame, Monsieur,
nous avons le plaisir de vous informer de la mise en ligne d'un nouvel
Exposé de Monsieur Basarab Nicolescu:
Physique contemporaine et Tradition occidentale
( Écrit par Agier Franck )
03-10-2008
Par : Basarab Nicolescu
Si la tradition est communément l'ensemble des doctrines pratiques,
religieuses ou morales, transmises de génération en génération, la
Tradition admet une autre définition qui la pose comme l'héritage de
l'ensemble
des connaissances portant sur l'évolution spirituelle de l'homme.
Suite...:
http://www.baglis.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=287&Itemid=80
Avec nos sentiments les meilleurs,
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4. sondage lcsm
Envoyé par : "mcyvard" mcyvard@yahoo.fr mcyvard
Date : Vendredi, 3. Octobre 2008 11:10
vous êtes 19 à avoir répondu au sondage
je n'ai pas participé volontairement
la participation, 19/500, peut-être considérée comme intéressante
les résultats pourraient permettre de supposer que les numérisations
d'ouvrages conduisent à la lecture des textes de lcsm
ils ne sont pas statistiques
à noter que ceux qui ont répondu sont des lecteurs, la case je n'ai
pas lu donne 0%
l'anonymat des sondés est total, même pour l'organisateur du sondage.
je tente ce jour un affinage des résultats
plus nombreux vous participerez, mieux nous pourrons cerner vos intérêts
pour ceux qui commentent quand je balance une connerie, parfois
volontaire, j'espère qu'ils pourront participer aux commentaires ou au
sondage
cette liste vous appartient et vous êtes en capacité d'interventions
de toutes natures
si vous attendez la manne divine... directement en bouche, sans même
avoir à la ramasser, ne vous étonnez pas que certains vous considèrent
comme des enfants
bise à tous
merci aux votants
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Sujets abordés dans ce résumé :
1.1. la nouvelle arnaque
De : crptrad
1.2. Re: la nouvelle arnaque
De : Jean-Christophe FAURE
1.3. Re: la nouvelle arnaque
De : jbbuchet
2. TR: sand : histoire mythique
De : SEGUY MICHEL
Messages
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1.1. la nouvelle arnaque
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Mercredi, 1. Octobre 2008 13:54
après les demoiselles en détresse, la côte d'ivoire propose aux gogos
une arnaque aux gains
j'ai donc gagné, sans avoir rien demandé
évidemment
vous aussi je suppose
amitiés
-------- Message original --------
Sujet : NOTIFICATION DE GAIN
Date : Wed, 01 Oct 2008 12:44:57 +0200
De : DIRECTION COBACI <direction.cobaci@o2.pl>
Pour : direction.cobaci@o2.pl
NB: Veuillez trouvez en pièce jointe les informations concernant votre lot.
Monsieur / Madame
Nous sommes heureux de vous informer du résultat de la tombola
organisé par la Direction de la Cobaci.
Veuillez SVP adressez exclusivement un e-mail à Maître Blanchard
ANOMAN (Huissier) Pour les réclamations.
E-MAIL: contact_ablanchard@voila.fr
NB: Veuillez trouvez en pièce jointe les informations concernant votre lot.
Mme DAGBA Michelle
Secrétaire à la direction
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1.2. Re: la nouvelle arnaque
Envoyé par : "Jean-Christophe FAURE" jechrif@club-internet.fr
legrandchene13
Date : Mercredi, 1. Octobre 2008 14:19
ça fait bien deux ou trois mois que je gagne tous les jours !!!
Si ça continue, je vais pouvoir offrir mon stock à tous mes clients ;))
----- Original Message -----
From: crptrad
To: mmpp ; agb
Sent: Wednesday, October 01, 2008 1:53 PM
Subject: [maitrespasses] la nouvelle arnaque
après les demoiselles en détresse, la côte d'ivoire propose aux gogos
une arnaque aux gains
j'ai donc gagné, sans avoir rien demandé
évidemment
vous aussi je suppose
amitiés
-------- Message original --------
Sujet : NOTIFICATION DE GAIN
Date : Wed, 01 Oct 2008 12:44:57 +0200
De : DIRECTION COBACI <direction.cobaci@o2.pl>
Pour : direction.cobaci@o2.pl
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1.3. Re: la nouvelle arnaque
Envoyé par : "jbbuchet" jbbuchet@mail.com janus_et_guy
Date : Mercredi, 1. Octobre 2008 15:36
Ça fait bien trois ou quatre ans que cette arnaque existe , avec
divers variantes (parfois c´est un russe qui voudrait qu´on l´aide
pour recuperer son argent, parfois c´est une veuve angolaise qui a
besoin d´aide !!!!
De : maitrespasses@yahoogroupes.fr
[mailto:maitrespasses@yahoogroupes.fr] De la part de Jean-Christophe
FAURE
Envoyé : mercredi 1 octobre 2008 14:19
À : maitrespasses@yahoogroupes.fr
Objet : Re: [maitrespasses] la nouvelle arnaque
ça fait bien deux ou trois mois que je gagne tous les jours !!!
Si ça continue, je vais pouvoir offrir mon stock à tous mes clients ;))
----- Original Message -----
From: crptrad
To: mmpp ; agb
Sent: Wednesday, October 01, 2008 1:53 PM
Subject: [maitrespasses] la nouvelle arnaque
après les demoiselles en détresse, la côte d'ivoire propose aux gogos
une arnaque aux gains
j'ai donc gagné, sans avoir rien demandé
évidemment
vous aussi je suppose
amitiés
-------- Message original --------
Sujet : NOTIFICATION DE GAIN
Date : Wed, 01 Oct 2008 12:44:57 +0200
De : DIRECTION COBACI <direction.cobaci@o2.pl
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2. TR: sand : histoire mythique
Envoyé par : "SEGUY MICHEL" seguy.michel@aesn.fr seguy_michel
Date : Mercredi, 1. Octobre 2008 18:52
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205
info-diplo RSS
Archives — Août 2008
Déconstruction d'une histoire mythique
Comment fut inventé le peuple juif
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un
historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à
l'idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l'expulsion des Hébreux de
Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en
Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements
de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les
descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les
héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
Par Shlomo Sand
Tout Israélien sait, sans l'ombre d'un doute, que le peuple juif
existe depuis qu'il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu'il en est
le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple,
sorti d'Egypte, s'est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le
glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes
de Juda et d'Israël. De même, nul n'ignore qu'il a connu l'exil à deux
reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant
J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l'an 70 après J.C.
S'ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses
tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne,
en Pologne et jusqu'au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours
à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi,
son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les
conditions mûrirent pour son retour dans l'antique patrie. Sans le
génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé
Eretz Israël (« la terre d'Israël ») puisqu'ils en rêvaient depuis
vingt siècles.
Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire
refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe,
dépourvue d'histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les
guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa
terre ; et criminelle l'opposition violente de la population locale.
D'où vient cette interprétation de l'histoire juive ? Elle est
l'œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux
reconstructeurs du passé, dont l'imagination fertile a inventé, sur la
base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un
enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L'abondante
historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité
d'approches. Mais les polémiques en son sein n'ont jamais remis en
cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin
du XIXe siècle et au début du XXe.
Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire
l'image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d'aucun
écho. L'impératif national, telle une mâchoire solidement refermée,
bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au
récit dominant. Les instances spécifiques de production de la
connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement
consacrés à l'« histoire du peuple juif », séparés des départements
d'histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement
contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère
juridique, sur « qui est juif ? » n'a pas préoccupé ces historiens :
pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l'exil il y a
deux mille ans.
Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à
la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des
années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre
limité, venaient d'autres disciplines ou bien d'horizons extra-
universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes,
spécialistes en science politique, chercheurs en littérature,
archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et
sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de
l'étranger. Des « départements d'histoire juive » ne parvinrent, en
revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d'une
rhétorique apologétique à base d'idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte
Bref, en soixante ans, l'histoire nationale a très peu mûri, et elle
n'évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits
mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des
questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.
La Bible peut-elle être considérée comme un livre d'histoire ? Les
premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold
Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas
ainsi : à leurs yeux, l'Ancien Testament se présentait comme un livre
de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la
destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié
du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich
Graetz, porteurs d'une vision « nationale » de la Bible : ils ont
transformé le départ d'Abraham pour Canaan, la sortie d'Egypte ou
encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d'un passé
authentiquement national. Les historiens sionistes n'ont cessé,
depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture
quotidienne de l'éducation nationale.
Mais voilà qu'au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces
mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie »
contredisent la possibilité d'un grand exode au XIIIe siècle avant
notre ère. De même, Moïse n'a pas pu faire sortir les Hébreux d'Egypte
et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu'à
l'époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve
d'ailleurs aucune trace d'une révolte d'esclaves dans l'empire des
pharaons, ni d'une conquête rapide du pays de Canaan par un élément
étranger.
Il n'existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume
de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée
montrent l'existence, à l'époque, de deux petits royaumes : Israël, le
plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette
dernière ne subirent pas non plus d'exil au VIe siècle avant notre
ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent
s'installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes
perses naîtra le monothéisme juif.
L'exil de l'an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ?
Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l'histoire des Juifs,
d'où la diaspora tire son origine, n'a pas donné lieu au moindre
ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains
n'ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la
Méditerranée. A l'exception des prisonniers réduits en esclavage, les
habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après
la destruction du second temple.
Une partie d'entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle,
tandis que la grande majorité se rallia à l'islam lors de la conquête
arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n'en
ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l'Etat
d'Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l'Etat, l'ont-ils
écrit jusqu'en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous
deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de
Palestine sont les descendants des habitants de l'antique Judée (2).
A défaut d'un exil depuis la Palestine romanisée, d'où viennent les
nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès
l'Antiquité ? Derrière le rideau de l'historiographie nationale se
cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées,
au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe
siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les
Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la
Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d'Israël ».
Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout
le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle
de notre ère apparut, dans l'actuel Kurdistan, le royaume juif
d'Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » :
d'autres en feront autant par la suite.
Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de
l'ardeur prosélyte des Juifs. D'Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite,
bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le
Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face
à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition
talmudique exprimeront des réserves à son sujet.
La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met
pas fin à l'expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme
juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît
ainsi, à l'emplacement de l'actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du
nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la
victoire de l'islam et jusqu'aux temps modernes. De même, les
chroniqueurs arabes nous apprennent l'existence, au VIIe siècle, de
tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint
l'Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure
légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l'enrayer.
Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule
Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre
juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.
La conversion de masse la plus significative survient entre la mer
Noire et la mer Caspienne : elle concerne l'immense royaume khazar, au
VIIIe siècle. L'expansion du judaïsme, du Caucase à l'Ukraine
actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions
mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l'est de l'Europe.
Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels
territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture
yiddish (4).
Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus
ou moins hésitante, dans l'historiographie sioniste jusque vers les
années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de
disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la
cité de David, en 1967, se devaient d'être les descendants directs de
son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de
guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors
figure d'« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d'exil et
d'errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.
Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas
uniquement l'enseignement de l'histoire : ils convoquent également la
biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de
recherches « scientifiques » s'efforce de démontrer, par tous les
moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La «
recherche sur les origines des populations » représente désormais un
champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le
chromosome Y mâle s'est offert une place d'honneur aux côtés d'une
Clio juive (5) dans une quête effrénée de l'unicité d'origine du «
peuple élu ».
Cette conception historique constitue la base de la politique
identitaire de l'Etat d'Israël, et c'est bien là que le bât blesse !
Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et
ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à
l'écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou
travailleurs immigrés.
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme
une république existant pour ses citoyens. Près d'un quart d'entre eux
ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l'esprit de ses lois,
cet Etat n'est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours
comme l'Etat des Juifs du monde entier, même s'il ne s'agit plus de
réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine
égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie
sans frontières justifie la sévère discrimination qu'elle pratique à
l'encontre d'une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la
nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de
ses ancêtres ».
Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n'est
donc pas chose aisée. La lumière qui s'y brise se transforme en
couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des
communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion,
dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un «
ethnos » porteur d'une même origine unique et qui se serait déplacé au
fil d'une errance de vingt siècles.
Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le
processus de la modernité passent un temps, on le sait, par
l'invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d'êtres humains
au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu
ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant,
analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux,
et notamment les mythes de l'origine commune chers aux chroniques du
passé. Les cauchemars identitaires d'hier feront place, demain, à
d'autres rêves d'identité. A l'instar de toute personnalité faite
d'identités fluides et variées, l'histoire est, elle aussi, une
identité en mouvement.
Shlomo Sand.
Histoire, Identité culturelle, Judaïsme, Migrations, Religion, Europe
de l'Est, Israël, Palestine, Proche-Orient
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Shlomo Sand
Historien, professeur à l'université de Tel-Aviv, auteur de Comment le
peuple juif fut inventé, à paraître chez Fayard en septembre.
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(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara
signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible,
ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.
(2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le
passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en
hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu),
Varsovie, Comité exécutif de l'Union de la jeunesse et Fonds national
juif, 1929.
(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature
rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud
synthétise l'ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les
coutumes et l'histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de
Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone,
achevé à la fin du Ve siècle.
(4) Parlé par les Juifs d'Europe orientale, le yiddish est une langue
slavo-allemande comprenant des mots issus de l'hébreu.
(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l'Histoire.
Édition imprimée — août 2008 — Page 3
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